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T-Systems envisage des acquisitions pour tripler son CA en France d’ici 2018

publié le jeudi 22/10/2015

T-Systems, la filiale services IT BtoB de Deutsche Telekom, lance cet automne ses offres Iaas publiques, privées et hybrides en France, mais également des offres Saas et Paas ! Cette SSII se pose clairement en concurrent d’Amazon AWS dans le Cloud public. Des acquisitions pourraient aider T-Systems à doubler son CA Cloud en France d’ici 2018.

 

Fondée sur une plateforme baptisée Dynamic Services for Infrastructure, les offres Iaas privées et hybrides de T-Systems sont très industrialisées et basées sur un socle OpenStack. En France, cette SSII a déployé la plateforme vCloud Datacenter Services de VMware pour supporter ses offres Cloud. T-Systems déclare préférer des offres Cloud « best of breed » aux appliances, « car ces dernières sont pré-intégrées, peu faciles à opérer, captives et basées sur les points forts et faibles de chaque constructeur, donc peu évolutives et onéreuses », explique Jean-Paul Alibert. « Avec ses 30.000 spécialistes, T-Systems est capable d’opérer des Cloud complexes, de trouver et de régler des pannes, même pour des entreprises du CAC 40, dont les Cloud privés ne sont pas encore tous posés et 100% opérationnels. T-Systems a tout consolidé dans ses 4 centres d'excellence européens. Peu d'acteurs en Europe disposent de ce niveau d'industrialisation, qu'a entièrement financé notre maison-mère » se réjouit le président de T-Systems en France. 

 

T-Systems se pose en concurrent d’Amazon AWS dans le Cloud public

T-Systems entend aussi proposer cette année des offres de Cloud public à un prix agressif, y compris face à Amazon, le leader mondial du secteur. Fin 2015, cet intégrateur lancera Open Telekom Cloud, une nouvelle offre de Cloud public qu’il espère aussi sécurisée que ses offres de Cloud privé. « L'objectif de T-Systems est d’être moins cher qu'Amazon et d'être encore plus réactif qu'AWS, pour déployer des VM par exemple », affirme Jean-Paul Alibert.  « La dénonciation de l’accord SafeHarbor par l’Europe est une très bonne nouvelle. Il va nous aider à investir davantage en France et d'être encore plus compétitifs par rapport à Amazon ». Ce dirigeant estime que T-Systems dispose d’un atout important face à AWS en raison de la complémentarité entre ses offres Cloud publiques et privées, ainsi que par le niveau de service très élevé qu’il propose à ses clients. Dans le même temps, Jean-Paul Alibert reconnaît que « la majorité des offres Cloud des entreprises ne seront pas dans le seul Cloud public ».

 

T-Systems mise également sur le Saas et le Paas

En qualité de sixième spécialiste mondial des progiciels SAP, y compris sur la partie développement, et de leader mondial des opérations SAP, T-Systems développera son savoir-faire en France dans les offres Paas et Saas avec cet éditeur allemand, mais également avec plusieurs autres de ses confrères. Cet intégrateur déclare travailler déjà en Allemagne avec une douzaine d’éditeurs dont il est capable de proposer les offres en mode « full Saas » sur sa plateforme Cloud Dynamique (DCP).

T-Systems a d’ailleurs lancé cette année un programme ISV pour en recruter une quarantaine au final. Il les aidera à revendre, à leurs propres conditions, leurs logiciels via sa nouvelle appstore privée. Son programme AllinSaas les aide aussi à investir dans le Saas. T-Systems leur apporte par exemple les infrastructures IT nécessaires et du financement, sur un modèle de type leasing. Cet intégrateur a également recruté deux partenaires SAP, et un troisième bientôt pour commercialiser ses offres Saas.

 

T-Systems propose aussi un hébergement en France

Ses premiers clients français devraient être hébergés sur la plateforme T-Systems dès le début 2016. En France principalement, car cette filiale de Deutsche Telekom dispose désormais de points de présence dans deux data centers Equinix au Nord de Paris. « La confiance dans le Cloud passe chez nos clients par un hébergement et la mise à disposition des données et applications sur le territoire national, sous le couvert des lois françaises et européennes. Il permettra en outre de renforcer encore la proximité avec nos clients français. Localement, nous n'aurons pas de data centers en propre car ce n’est pas le métier de T-Systems ». Cela dit, les grands data centers de T-Systems sont encore basés en Allemagne, où ils hébergent notamment ses opérations télécoms.

 

T-Systems prévoit de tripler son CA en France d’ici 2018, grâce au Cloud notamment

Cet investissement important pour commercialiser ses offres Cloud illustre l’importance du marché français pour cet opérateur télécoms allemand historique. Ce que confirme Jean-Paul Alibert, le président de T-Systems en France : «Le déploiement du Cloud français de T-Systems est un puissant marqueur de la volonté du groupe de se développer en France ». Cet intégrateur cible essentiellement les ETI et les grands comptes, « clientèle dont la France est très bien pourvue », précise Jean-Paul Alibert.

Ce dirigeant estime donc que T-Systems est capable de doubler son CA Cloud en France d’ici 2018. D’autant que la part de marché moyenne de sa filiale française devrait être cinq fois plus importante selon lui, du moins, si on la compare avec celle de T-Systems dans les autres pays européens limitrophes. Pour rentrer d'ici 2020 dans le TOP 10 français des SSII, dont la barre est fixée à 500 ME, cette filiale de Deutsche Telekom n’exclut pas de réaliser des acquisitions en France. T-Systems devrait réaliser environ 120 ME dans l’Hexagone en 2015.

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