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STP, filiale de La Poste, refond sa principale application métier avec Hardis

publié le mercredi 19/03/2014

La STP, filiale du Groupe La Poste en charge notamment du traitement et de l'acheminement de la presse abonnés, a confié à Hardis la refonte totale de son application cœur de métier. Principal objectif : mieux contrôler les dépôts réalisés par les éditeurs de presse, pour ajuster leur facturation en fin de mois, en automatisant le rapprochement entre les flux déclaratifs et les flux réels. Connectée à trois systèmes d’information, la nouvelle application a été mise en production progressivement, autour de cinq modules fonctionnels.

Des flux complexes, trois systèmes d'information interconnectés
La Société de Traitement de Presse (STP) est l'une des huit entités de Viapost, la holding logistique, transport, portage et éco-mobilité du Groupe La Poste. Créée en 1996, elle est spécialisée dans le traitement industriel et l’acheminement de multi-produits courrier en France et à l’international : presse abonnés postée, produits courriers volumineux, petits colis…

Dans le cadre de son activité presse abonnés, STP propose de prendre en charge l’ensemble de la chaîne logistique de la presse distribuée par abonnement, de la réception des produits presse à leur distribution, en passant par l'impression des adresses et le conditionnement personnalisé (mise sous film ou mise sous pli). Chaque année, les 800 collaborateurs de STP assurent ainsi la logistique et l’expédition de 1,2 milliard de journaux. Pour gérer cette activité, la société s’appuie sur deux flux de données : en amont, les échanges avec les éditeurs de presse (annonces de dépôts), et en aval, la facturation des prestations, réalisée par La Poste. Le rapprochement entre les flux déclaratifs des éditeurs et les flux réels étant réalisé par les collaborateurs de Viapost, grâce à un outillage industriel spécifique (puces et lecteurs RFID, flashage des conteneurs...). Au total, trois systèmes d’information sont interconnectés : deux du Groupe La Poste (gestion des échanges de données et facturation) et celui de Viapost (application de production).

«Préalablement, les agents opéraient deux saisies, une pour chaque flux : un système chronophage et source d'erreurs. Nous avions besoin de mieux contrôler les dépôts réalisés par nos clients. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé d’unifier ces flux de production et de facturation, en une seule application. », explique Didier Blanchard, responsable des études à la DSI Courrier du Groupe La Poste.

Au début de l'année 2011, un cahier des charges détaillé est rédigé. Dans la foulée, STP lance une consultation auprès de trois entreprises. L'implication de trois systèmes d'information distincts et la complexité fonctionnelle des processus à gérer ouvraient la voie à de nombreuses solutions : « parmi les réponses obtenues, sensiblement différentes entre elles, celle d'Hardis nous est apparue comme la plus étayée, tant sur un plan technique qu'en terme de démarche projet, poursuit Franck Lamas, DSI de Viapost. Face à l'ampleur du projet, les équipes de Hardis nous ont proposé un découpage en cinq modules fonctionnels, et une architecture centralisée au sein du SI Viapost afin d'éviter les problèmes de consolidation ».

Un projet découpé en cinq phases
Baptisé PEC (pour Prise En Charge de la presse abonnés), le projet débute en juin 2011. Au-delà de la simplification des saisies, la nouvelle application a pour objectif de proposer une expérience utilisateurs plus avancée et de nouvelles fonctionnalités. Parmi lesquelles le rapprochement entre les flux déclaratifs et les flux réels à l'aide de codes-barres, ainsi qu'une ergonomie très poussée afin de faciliter la prise en main par les agents de production.

Des fonctionnalités élaborées au fil des développements et des mises en production de chacun des cinq modules après l'intégration du référentiel des contrats Meridien, et selon un calendrier très serré : le module gestion des dépôts a été mis en production dès novembre 2012 ainsi que celui concernant l'intégration des déclaratifs. Suivi de près, en décembre, par le module du calcul quantité/qualité et la supervision de la prise en charge dès le début d'année 2013. Plusieurs mois sont ensuite passés afin de stabiliser l'application, avant la mise en production des flux sortants de pré-facturation et facturation, à l'automne 2013.

Une direction de projet « quasi-interne »
Pour la mise en production du premier module, à l'automne 2012, c'est la solution du « big bang » qui a été retenue. Afin d'éviter la complexité d'un double système, même temporaire. « Malgré les nombreux tests de montée en charge, quelques problèmes de performances sont apparus au lancement, précise Franck Lamas. Mais la très forte réactivité de l'équipe Hardis a permis de corriger très rapidement ces désagréments ».

Au total, l'équipe Hardis a compté jusqu'à une dizaine de personnes, en complément des 6 collaborateurs STP et des représentants du Groupe La Poste et sa DSI Courrier. Avec une approche collaborative qui a véritablement été le fil rouge de l'ensemble du projet : « Hardis nous a mis à disposition un outil pour remonter les demandes d’évolutions des maquettes et les anomalies. Les responsables du projet ont été présents à toutes les étapes, à toutes les réunions... exactement comme s'ils avaient fait partie de l'équipe interne. », commente le DSI. Un projet qui va se poursuivre après la livraison du dernier module, avec l'implémentation, au fil du temps, des demandes d’évolution, dans le cadre d’un contrat de tierce maintenance applicative.

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