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SAP prévoit de tripler son chiffre d'affaires Saas d'ici 2017

publié le lundi 27/01/2014

Le Cloud représentait en 2013 environ 5% du chiffre d'affaires de l'éditeur allemand d'ERP SAP. En dépit de ses acquisitions dans ce domaine, le réel basculement de ses revenus licences vers les services Saas reste lent, en raison du poids de sa branche maintenance.

 

Le chiffre d'affaires licence de SAP a légèrement décru en 2013 (-3%) à 4,51 Md€. A l'inverse, les abonnements et les services de support pour ses offres Saas ont progressé de 120% à 758 M€ (non IFRS), contre 343 M€ en 2012. C'est donc confirmé, le Cloud commence à décoller chez SAP, sans que cela n'affecte trop sa marge.

 

La maintenance sur les licences pèse encore la moitié du CA de SAP

Toutefois, il convient de relativiser la performance, car le Saas ne pesait en 2013 qu'environ 5% des 16,81 Md€ de chiffre d'affaires de cet éditeur allemand d'ERP. Et pour cause, la maintenance sur les licences déjà déployées représente encore la moitié (8.73 Md$) des revenus de SAP. Elle a même progressé de 6% en 2013. En outre, une partie substantielle de cette croissance dans le Cloud n'est pas entièrement organique. Elle provient du chiffre d'affaires généré par Ariba, un éditeur racheté par SAP en 2012 pour 4.5 Md$, et par SuccessFactors, un éditeur californien pour lequel il avait déboursé 3,4 Md$ fin 2011.

 

SAP vise le milliard d'euros dans le Cloud en 2014

Cet éditeur allemand d'ERP précise qu'il avait pour 1.2 Md€ de projets Cloud en cours au 31 décembre 2013, soit une croissance de 50% de son backlog par rapport à fin 2012. Cette précision permet à SAP d'affirmer que ses revenus annuels issus du Cloud devrait avoisiner au moins 1,06 Md€ en 2014.

 

Bill McDermott, le PDG du groupe, espère que le Cloud générera au moins 3 des 22 Md€ que SAP prévoit de réaliser en 2017. Un objectif d'autant plus atteignable que le Saas ne représentera alors qu'environ 15% du chiffre d'affaires de SAP, ce qui se situe dans la moyenne basse des prévisions des autres grands éditeurs de logiciels.  Bill McDermott n'exclut donc pas de réaliser de nouvelles acquisitions d'ici là pour accélérer le mouvement.

 

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