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Resadia structure son organisation et son offre de services mutualisés

publié le mercredi 20/07/2011

Elu en juin président de Resadia, Pascal Chavernac densifiera le maillage commercial de ce groupement de 37 revendeurs IT. Il souhaite donc atteindre rapidement les 200 points de vente, contre 150 aujourd’hui. En parallèle, Resadia multipliera d’ici 2012 le lancement d’offres de services mutualisées entre eux dans les télécoms, l’IP et le Cloud. La création en interne d’une structure administrative plus intégrée devrait faciliter l’atteinte de ces objectifs. Surtout que le dirigeant n’exclut pas d'aider ses adhérents à transmettre leurs entreprises au sein du groupement.

 

 

CBP (channelbp.com) : Quels sont vos objectifs en tant que nouveau président du réseau de revendeurs IT Resadia ?

Pascal Chavernac, PDG du Var Sigma Méditerranée, est président du groupement Resadia depuis juin 2011 : L’un des éléments importants de la stratégie 2011 de Resadia est de conforter sa représentativité géographique en France, car nous avons encore des zones blanches dans certaines régions comme la Bretagne. Notre objectif est d’atteindre rapidement les 200 points de vente, afin de garantir à un client qu’il trouvera un partenaire Resadia à moins de 150 km de chez lui. Dans cette perspective, nous ajoutons une composante bureautique dans le groupe cette année, comme en témoigne la récente arrivée d’un bureauticien comme Esus dans nos rangs, suite à son association avec Infocentre.

 

En recrutant un nombre important de revendeurs supplémentaires, ne risquez-vous pas de soumettre vos 37 adhérents actuels à une concurrence accrue ?

Je ne le pense pas. L’équipe termine actuellement une charte de bonne conduite pour définir nos engagements respectifs au sein de Resadia, notamment dans la perspective d’un renforcement de la notion d’actionnariat chez nos adhérents. D’ailleurs, je veux diriger le réseau comme une équipe de rugby. Je précise également que nous avons mis en place, au 30 juin, un animateur pour mieux encadrer nos 37 adhérents, lesquels regroupent près de 90 sociétés. Il s’agit de Gérard Boutier, l’ancien dirigeant de Bureau Moderne et l’un des plus anciens membres de Resadia, car il était déjà présent chez Aredia, l’un des deux groupements de revendeurs IT à l’origine de la création de Resadia.

 

Pourquoi Resadia a-t-il changé de structure juridique cet été ?

Car le mode opératoire de la Sas est plus simple que celui d’une Sarl pour prendre plus rapidement des décisions entre associés. Ce changement est aussi le préambule à la récente création d’une structure administrative et marketing plus intégrée au sein de Resadia.

 

Pourquoi choisir de créer cette année une structure plus intégrée au sein de Resadia ?

Sa création coïncide notamment avec la prise en compte du vieillissement de la pyramide des âges au sein des associés du groupe. D’ailleurs, nous voulons conforter nos fonds propres afin de reprendre, si besoin, la structure de certains de nos associés qui voudraient s’en séparer, tout en s’assurant que le repreneur potentiel conservera son activité au sein de Resadia.

 

Resadia veut-il créer ainsi une holding de tête, comme c’est le cas dans le groupement Euralliance’s par exemple ?

Non, Resadia ne souhaite pas favoriser l’émergence d’une position hégémonique chez l’un de ses associés. Ce dispositif a simplement pour objectif de conserver une cohésion au sein du groupe, car nous céderons la structure achetée à un autre dirigeant ou repreneur dès que possible. Cette cohésion interne permet par exemple à nos adhérents de candidater à des appels d’offres auxquels une structure plus modeste du réseau ne pourrait pas répondre seule.

 

Y-aura-t-il de nouveaux rapprochements en vue entre acteurs du groupe en 2011 ?

Il y en aura dans les mois à venir.

 

Comment mutualisez-vous davantage les offres de services de vos adhérents ?

Resadia dispose déjà de nombreuses offres de services IT mutualisées, dont Multisite, une hot line 7 jours/7, ainsi que des offres d’infogérance possédant une partie contractuelle harmonisée au niveau de nos adhérents. Les prochaines offres mutualisées apparaîtront dans les télécoms dès 2012 afin de renforcer la visibilité de nos compétences d’intégration dans l’IP. Resadia souhaite devenir un provider télécoms reconnu. A ce titre, nous proposerons des offres télécoms en marque blanche dès 2011.

 

Le cloud computing sera-t-il au cœur des nouvelles offres mutualisées de Resadia ?

En effet. La stratégie de mutualisation du savoir-faire de nos associés nous a déjà permis de créer, ce printemps, une offre de cloud computing avec cinq d’entre eux, dont A2Com, Groupe Arcan, Pentasonic et Telis. Nos nouvelles offres Saas, Paas et Iaas seront déployées progressivement en 2011, à commencer par le Saas et l’Iaas, afin de tenir compte de la capacité de chacun de nos adhérents à s’y associer. Je précise que tous utilisent le même processus et cahier des charges pour construire des offres Cloud. D’ailleurs, le Cloud privé de Resadia héberge déjà les sauvegardes et les PRA de ses adhérents.

 

Resadia prévoit-il de revendre les offres Saas des éditeurs de logiciels ?

Resadia ne portera pas systématiquement - au niveau du groupe - les offres des différents éditeurs de logiciels proposées en mode Saas, ou celles des opérateurs télécoms. Mais nous n’empêcherons pas nos adhérents de le faire. Resadia veut conserver son autonomie et proposer ses propres offres Cloud à des prix plus compétitifs. Aujourd’hui, nous avons les moyens de ne pas être dépendants d’un acteur en particulier dans le cloud.

 

Resadia construira-t-il son propre data center pour héberger les offres Cloud de ses adhérents ?

Non. Nos associés ont déjà beaucoup investi dans le cloud sur le plan technique et commercial, mais Resadia n’investira pas dans l’immobilier en propre. Notre objectif est d’être présents d’ici 2013 dans une quinzaine de data centers en France, afin de créer un vrai maillage géographique de nos offres Cloud. Une telle approche intéresse beaucoup nos associés, dont Sigma Méditerranée, mon entreprise, car la plupart n’ont pas les moyens, ou la volonté, de s’offrir un data center répondant aux normes internationales. Afin de bénéficier de tarifs plus compétitifs, Sigma Méditerranée va regrouper progressivement ses services déjà hébergées chez certains hébergeurs sélectionnés par Resadia.

 

Le financement mutualisé des ventes est-il toujours l’un des dossiers stratégiques sur lequel travaille Resadia ?

Oui. Nous venons d’ailleurs de créer en juin ResaLease, notre filiale de financement. Sa création était inévitable car le chiffre d’affaires de nos associés a beaucoup progressé dès fin 2010.

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