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Rentaload, le premier banc de test compact pour Data Center 100% "made in France"

publié le mardi 25/03/2014

Après 15 mois de développement, une start-up implantée en Bourgogne présente pour la première fois au salon Solutions Data Center Management un nouveau banc de test compact pour Data Center qui bouleverse le marché.


"Un modèle de marketing industriel, le mariage parfait entre technologie et design, le coup de génie de deux jeunes développeurs"... Dès son lancement début 2014, le banc de test pour DataCenter développé par Rentaload arrive sur un marché où les innovations sont rares. Ce nouveau banc spécialement conçu pour les tests de mise en service et les recettes de salles informatiques, présente des qualités uniques sur le marché : 

  • Banc directement rackable dans une baie de 19",
  • Puissance nominale de 7kW,
  • Une précision de réglage ultime de 0,5 kW,
  • Un banc compact (5U de hauteur, 13kg),
  • Et une ergonomie "inspirée" réalisée avec un designer spécialiste de ce type de problématique : finition soignée, stockage par module de 3 bancs sur un chariot à roulettes facile pour le transport, câbles de connexion identiques à ceux des serveurs (C19-C20), poignées en cuir en "mémoire des anciennes boites à outils des électriciens" …

 

Disponible en deux versions, 7kW monophasé et 11kW triphasé, ce banc est exclusivement disponible en location (Rentaload signifie littéralement "louer une charge") et est fabriqué par Métal Deployer Resistor, le leader Français et l'un des trois premiers constructeurs mondiaux de banc de charge…

 

Si le Salon Solutions Data Center Management est l'occasion de découvrir, les performances de ces nouveaux bancs 100% Made in France, il est aussi l'occasion de tout savoir sur les enjeux des tests électriques et thermiques ainsi que sur les risques de surcharge d’un data center.

 

Emmanuel Bour participera à la table ronde du 9 avril sur « La Sécurité des installations » et à l’atelier du 10 avril sur les « Bonnes pratiques pour réaliser des tests de mise en service d’un data center ».

 

A quoi sert un banc de charge ?

La mise en service d'un data center est une opération délicate. Malgré les estimations informatiques, il est difficile d’envisager concrètement la salle dans des conditions opérationnelles. Il suffit d'un dysfonctionnement dans l'un des éléments de « l’infra » (électrique & thermique) pour mettre en péril toute l'infrastructure informatique. Les tests avant la mise en service réalisés grâce à un banc de charge qui simule exactement la charge électrique et le dégagement thermique d’un serveur permettent de s'assurer et de valider :

  • Qu’il n’y a pas de défaut dans la conception du réseau électrique (l’UPS – onduleur & batteries - et le groupe électrogène peuvent reprendre la charge électrique en cas de rupture du réseau EDF 20 000V)
  • Qu’il n’y a pas de défaut de conception dans les ventilations (la ventilation du couloir chaud arrive à dissiper le dégagement de calories)
  • Que la salle informatique respecte le cahier des charges initiales (dissipation de chaleur dans l’ilot de confinement, absence de fuite, reprise du réseau par le groupe électrogène en « X » minutes ou secondes pour l’UPS selon le protocole défini)
  • Qu’une surcharge électrique ou de chaleur partielle ou temporaire de la salle informatique n’entraînera pas de problèmes électriques ou de ventilation
  • Que les capteurs du DCIM fonctionnent et permettent de collecter les informations nécessaires sur les tableaux de bord.

 

Que fait un banc de charge ?

Un banc permet de...

  • Valider le dimensionnement des systèmes de refroidissement en simulant l’échauffement des serveurs,
  • Valider le dimensionnement de l’installation électrique en simulant la charge électrique maximum des baies remplies de serveurs et d’équipements électriques,
  • Faire des tests longs durés sans abîmer le matériel électrique (UPS, etc.)
  • Faire une simulation précise de la variation de puissance grâce à la segmentation par cran de 0,5kW
  • S’assurer de la redondance électrique de la chaîne de secours et de son bon fonctionnement (reprise de charge par GE) lors de chute de réseau.

 

Les divers centres de données (de la petite à la grande salle) gèrent ces exigences différemment mais leur but est toujours le même : maintenir « uptime » la connexion.  

 

 

Quelques chiffres clés pour comprendre l’enjeu

 

80% du parc de data center en France aurait plus de 10 ans et ne serait pas aux normes électriques et de sécurité pour héberger du Cloud Computing selon Neo Telecoms

 

90 minutes :
Chaque data center subirait en moyenne une coupure de courant totale par an, d'une durée cumulée de 90 minutes

 

50% :

En 2012, dans un data center, les onduleurs et la climatisation comptent pour environ 50 % de l'énergie consommée par le data center selon Socomec


 

2% :

Les « data centers » absorbe entre 1,5% et 2 % de l'électricité produite dans le monde. En France, les data centers consommeraient 9% de l’électricité du pays, selon France Culture

 

15%

La facture d'électricité d'un data center représente 12 à 15% de ses coûts d'exploitation, et jusqu'à 30% si on ne tient pas compte de la dépréciation du bâtiment selon Schneider Electric

 

50 000 habitants :

Selon Dalkia, un data center de 10.000 m2 consomme autant d’énergie qu’une ville de 50.000 habitants.

 

7kw – 20 kw

La densité d’une baie d’un data center varie de 7kW à 20kW selon les équipements qui la composent (serveurs, Switch, etc.) selon Rentaload.

 

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