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Relations presse : les entreprises peuvent mieux faire dans l’IT

publié le mercredi 31/08/2011

Vous voulez connaître les secrets des relations presse réussies ? Les recettes d’une bonne communication vers les acteurs du Channel et de l’IT ? Ou pourquoi investir dans des sites d’informations collaboratifs comme CBP ? Franck Tunipier, président et fondateur de Mythic-PR, une importante agence de relation presse dans l'IT, répond à toutes vos questions. Il précise même pourquoi ses clients qui communiquent à destination du channel affichent un fort ROI.

 

 

CBP : Comment évolue le métier de spécialiste des relations avec la presse ?

Franck Tunipier, président et fondateur de l'agence de relation presse Mythic-PR : Depuis quelque temps, je constate que les attaché(e)s de presse ne doivent plus être seulement de bons communicants. Désormais, ils doivent également disposer d’une culture commerciale et marketing très poussée, et notamment quand ils travaillent dans l’IT. Un bon attaché de presse peut être un responsable marketing aujourd’hui, car il sait parler et il connaît bien les messages véhiculés par son entreprise.

 

Pourquoi les attaché(e)s de presse doivent-ils disposer d’une culture commerciale et marketing plus poussée ?

Car le journaliste est un client exigeant et il attend une information plus qualifiée à l’heure d’Internet, ainsi qu’une vraie prestation de services. Par exemple, cette année, j’ai pris comme client une société de service qui travaillait précédemment avec une agence dont la mission était d’annoncer le lancement de sa nouvelle stratégie. Or, l’attaché de presse en charge de ce compte n’était pas capable de faire le distinguo entre l’informatique BtoC et BtoB… !

 

Ce manque de professionnalisme est-il fréquent dans votre secteur ?

Il y a beaucoup de bons spécialistes, mais les relations presse manquent encore trop souvent de professionnalisme et de processus, y compris chez de grandes agences anglo-saxonnes, ce qui est surprenant. Un trop grand nombre d’agences mettent en avant des attaché(e)s de presse seniors bien formés pour vendre leurs prestations aux clients, mais celles-ci sont bien souvent délivrées par des juniors au quotidien. L’époque des stagiaires, qui appellent toujours des clients qu’ils ne connaissent même pas, devrait être révolue.

 

Leurs clients ne se rendent-ils pas compte de cette situation rapidement ?

Pas toujours. Pire, ces agences de relation presse ne se rendent pas forcément compte que ces éléments perturbent beaucoup la relation qu’entretiennent les journalistes avec leurs clients.

 

Comment les agences de relation presse peuvent-elles améliorer cette situation ?

Les agences de presse doivent faire preuve de davantage de réalisme face aux clients, en s’engageant tant sur des résultats que sur les moyens de les obtenir. Quitte à facturer le vrai prix de leurs prestations au lieu de les brader, comme c’est trop souvent le cas. Et si certaines agences s’engagent bien sur les moyens qui sont les leurs à un instant T, dans les faits, ils ne correspondent pas forcément aux besoins réels de leurs clients. Au final, mettre des spécialistes en face des journalistes, c’est le secret du succès des bonnes agences.

 

Pourquoi la qualité des prestations des agences de relation presse ne s’améliore-t-elle pas plus rapidement ?

Car des agences réalisent encore beaucoup de marges en vendant des prestations très chères et en ne mettant des stagiaires pour adresser les journalistes. Or, on l’a dit, il faut vendre la réalité de la prestation demandée par le client et savoir dire non quand on ne la comprend pas, car c’est une source d’échec assurée.

 

Les agences de relation presse ont-elles un rôle de conseil à jouer auprès de leurs clients ?

L’attaché de presse ne doit pas être considéré comme un simple prestataire, sauf si son rôle se limite à diffuser un communiqué de presse aux journaliste. Par ailleurs, s’il était intégré chez le donneur d’ordre, il pourrait sans doute faire jouer davantage son rôle de conseil, dans l’IT notamment, secteur où le marketing opérationnel joue un rôle capital.

 

Vos clients se rendent-ils compte de l’importance de votre devoir de conseil ?

Oui, si nous le leur expliquons. Pour y parvenir, les agences de relation avec la presse doivent bien maîtriser les problématiques opérationnelles, marketing et commerciales de leurs clients. A l’instar de Mythic-PR, celles qui tournent bien sont celles qui investissent dans le conseil, et qui montrent à leurs clients qu’il est possible de convertir de la communication en business.

 

L’IT possède-t-il des particularismes différents des autres secteurs avec lesquels vous collaborez ?

Oui, l’IT est un monde où l’attaché(e) de presse doit promouvoir des solutions complexes dont le fonctionnement ou la portée nécessitent une explication. C’est d’autant plus délicat que l’informatique est parfois vécue comme un frein par nos clients non informaticiens. S’y ajoute la richesse des messages à délivrer sur des marchés spécifiques comme le channel.

 

Comment bien adresser les journalistes dans l’IT ?

Pour bien les adresser, l’attaché de presse doit supprimer un maximum de technique de son discours, et communiquer davantage sur la valeur d’usage du produit ou de la technologie. La technique pour la technique ne fait plus vendre chez les acheteurs de technologies, même si elle reste une caution technologique prisée par certains vendeurs.

 

Vos clients savent-ils bien communiquer à destination des acteurs du channel et des organismes de presse associés ?

Il y a beaucoup de clients qui ne communiquent pas assez sur leur stratégie commerciale channel, or, c’est important. Pour preuve, les informations sur les politiques de distribution présentent un fort ROI pour mes clients qui communiquent sur le sujet.

 

Pourquoi une agence comme Mythic-PR utilise-t-elle un portail collaboratif d’informations comme CBP ?

Car Mythic-PR se positionne dans une logique orientée client. Or, comme CBP est un portail d’informations collaboratif spécialisé sur le channel, il intéresse mes clients, dont une majorité distribue leurs produits et services via un réseau de distribution indirect. Ce qui est intéressant dans le modèle collaboratif de CBP réside dans la facilité de publication d’un contenu à valeur ajoutée et sa segmentation éditoriale par thématiques. Elle permet à chaque lecteur de trouver rapidement une information à valeur ajoutée, qui ne porte pas uniquement sur les produits, ce qui est rare sur les portails IT plus généralistes.

 

Qu’est-ce qu’un magazine d’informations channel comme CBP apporte à vos clients ?

Les portails collaboratifs BtoB comme CBP sont des opportunités pour nos clients de se faire connaître rapidement des acteurs d’un marché. Ce sont des supports éditoriaux cruciaux pour qui veut créer une réputation, une image de qualité auprès d’une communauté d’utilisateurs qualifiés.

 

Est-ce que pour cette raison que vous utilisez la fonction collaborative que propose CBP ?

Les agences qui ont compris l’importance d’utiliser la fonction collaborative d’un CBP ont des stratégies de communication gagnantes, car leurs clients ont besoin de générer facilement des flux à valeur ajoutée et de mesurer rapidement leur ROI. Cette stratégie passe désormais par des sites collaboratifs comme le vôtre, qui sont l’avenir des médias. D’autant qu’il y a plus en plus d’informations à traiter en circulation, et de moins en moins de collaborateurs dans les rédactions, situation qui ouvre des perspectives intéressantes aux sites collaboratifs comme CBP. Leur d’utilisation doit aussi mûrir dans les mentalités des lecteurs du monde professionnel, qui commencent seulement à s’approprier ces outils et opportunités.

 

Diriez-vous que tous les sites collaboratifs du type CBP sont apparentés à des organismes de presse ?

Non. Ces sites sont des organismes de presse s’ils possèdent, à l’instar d’un CBP, les processus de ce secteur et sont capables de modérer les contenus publiés, voire de les améliorer.

 

Les blogs sont-ils une opportunité pour les professionnels des relations presse ?

Qu’est-ce qu’un bloggeur ? Rarement un journaliste, ou un chef d’entreprise, mais toujours un passionné. Il est difficile pour les agences de relation presse de communiquer avec tous les blogueurs car ils ne veulent pas être considérés comme des relais d’informations commerciales. Il faut prendre en compte ces nouveaux médias, car certains d’entre eux sont très actifs dans les secteurs à l’approche très consumériste, tel que l’e-commerce.

 

La disparition des supports papier pénalise-t-elle les agences de relation presse comme Mythic-PR ?

Chez Mythic-PR, nous avons toujours été convaincus de l’importance du web dans le traitement de l’information. Le support papier disparaît, mais ce n’est pas grave car les principales sources d’informations sont en ligne. Le papier a toujours sa place dans la plupart des métiers de nos clients, car ils ont besoin de dossiers de fond.

 

Pourquoi de nombreux chargés de relation presse mettent des majuscules partout  et ne traduisent que trop rarement en Français les fonctions des dirigeants de leurs clients ?

Tout dépend du client. Mais cela leur plaît bien en général, surtout aux sociétés anglo-saxonnes qui veulent ainsi respecter une mise en forme homogène au niveau international.

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