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Quelles surprises nous prépare Dell-EMC ?

publié le lundi 29/01/2018

Les réseaux sociaux et Internet bruissent de rumeurs faisant état de changements majeurs qui pourraient intervenir dès février chez Dell-EMC. Ce fournisseur IT texan souhaite-t-il enfin se désendetter plus rapidement ? Qu’annoncera sa patronne du channel mondial, qui visitera les revendeurs du groupe en Europe début février ?

 

Le groupe Dell-EMC se porte-t-il aussi bien qu’il le dit presque deux ans après le rachat fin 2016 du groupe EMC pour 67 Md$. Cette opération l’a quand même endetté à plus de 50 Md$ selon plusieurs analystes financiers ?

 

Une nouvelle loi du Congrès américain oblige-t-elle Dell EMC à réagir ?

Car les multiples rumeurs qui circulent sur ce constructeur IT texan en ce début 2018 ont toutes un point commun : comment Dell-EMC peut-il accélérer son désendettement ? Bizarrement, elles surviennent après que le Congrès américain ait passé fin 2017 une nouvelle loi plafonnant pour les entreprises à 30%, dès 2018, la déduction de leurs frais sur leurs intérêts avant taxes, amortissements et dépréciation (EBITDA).

Or, Dell-EMC paie quelques 2 Md$ d’intérêts annuels sur sa dette… En outre, après la publication fin 2017 de ses résultats du troisième trimestre, on constate que ses dépenses opérationnelles ont bondi de 10 Md$ en 2016 à 17.3 Md$ en 2017. Les pertes d’exploitation de Dell-EMC ont aussi plongé à 3,01 Md$ (+90%), contre 1.6 Md$ un an plus tôt, pour une perte nette de 3.3 Md$.

 

Dell-EMC poursuivra-t-il la vente d’actifs en 2018 ?

Certaines de ses filiales vont-elles faire les frais, à nouveau, d’une optimisation de son endettement. Rappelons que ce fournisseur IT texan est toujours propriétaires des sociétés Boomi, Pivotal, RSA, SecureWorks, Virtustream et Vmware.

Rappelons qu’après la fusion avec EMC, Dell avait déjà cédé des activités jugées moins stratégiques pour accélérer son désendettement,  par exemple, il avait vendu en septembre 2016 pour 1.62 Md$ à l’éditeur canadien OpenText son pôle gérant les contenus d’entreprise (ECM) piloté par l’ex-Documentum (EMC). Quelques mois plus tôt, Dell-EMC avait aussi vendu son pôle Logiciels, incluant Quest Software et SonicWall, aux fonds d’investissements Francisco Partners et Elliott Management. Toutes ces opérations devaient l’aider à disposer de la capacité financière pour finaliser fin octobre 2016 le rachat du groupe EMC pour 67 Md$.

 

Dell-EMC a-t-il des projets pour Vmware et Pivotal?

Certains spéculent aussi, à l’instar de l’agence financière Bloomberg, sur la vente d’autres actifs, dont ceux de Pivotal Software. Fondé en 2013, cet éditeur californien commercialisant des logiciels permettant de créer des applications BtoB on premise ou dans le Cloud serait lui valorisé entre 5 et 7 Md$.

Par ailleurs, les licenciements en cours chez Vmware, la plus importante filiale de Dell-EMC à ce jour, préfigureraient, toujours selon des rumeurs internes, le rachat du solde de son capital. A ce jour, Dell-EMC ne détiendrait que 80% de Vmware, entreprise valorisée à quelques 50 Md$.

Pour préparer son entrée en bourse (IPO) ou pour mieux la revendre ? Une vente est assez improbable car cette filiale de l’ex-EMC spécialisée dans la virtualisation des infrastructures et terminaux IT profite de l’accélération du passage dans le Cloud des entreprises. Celui-ci suppose en effet qu’elles virtualisent davantage leurs infrastructures et applications. Quel signal Dell-EMC enverrait-il au marché s’il rachetait ainsi les 20% restants de Vmware, sachant qu’il insiste sur l’indépendance de cette entreprise et de ses solutions. La dernière rumeur en date, émanant de la chaîne américaine CNBC, évoque le rachat de Dell-EMC par... Vmware.

 

Vers un possible retour en bourse (IPO) de Dell-EMC ?

Enfin, d’autres évoquent également un possible retour en bourse (IPO) de Dell-EMC ! Michael Dell avait juré en 2016, lors de la privatisation de son groupe, valorisée à 25 Md$, qu’il n’avait plus besoin de la bourse pour lever des fonds. A moins que le patron historique de Dell n’ait pour projet de frapper encore un grand coup en 2018... En réalisant une autre acquisition de grande ampleur après celle du groupe EMC ?

 

Michael Dell préparerait-il une acquisition ?

En rachetant des actifs à IBM ? Des rumeurs vont aussi bon train chez Big Blue suite à une prochaine réorganisation (fusion ?) de ses divisions Global Business Services (GBS) et Global Technological Services (GTS). Là encore, cette hypothèse est peu probable. Si tel était le cas, pourquoi Dell aurait-il vendu en mars 2016 sa SSII texane Perot à NTT pour 3 Md$ ? Cela dit, tout est possible dans l’IT. En 2012, Dell ne prévoyait-il pas de doubler ses revenus dans les logiciels et les services d’ici fin 2016… !

 

Olivier Bellin

bellin@channelbp.com

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