IT BtoB European Collaborative Webzine for leaders

Quadria décide finalement de regrouper ses activités Cloud et Managed Services

publié le lundi 20/07/2015

L'intégrateur Quadria a réintégré cet été son unité en charge du Cloud au sein de la division Services IT qu’il avait créé en 2011. Ce n'est pas un constat d'échec pour Gilles Perrot. Bien au contraire, le PDG de Quadria estime que maintenir une unité dédiée à 100% au Cloud est une erreur, même si celle-ci rencontre un franc succès. N'offrir que du Cloud aux clients et non des services hybrides expliquerait, selon lui, le manque de succès de certains Clouds souverains et « purs players » du Cloud.

 

 

Magazine CBP (www.channelbp.com) : Il paraît que vous avez réorganisé Acecom cet été  ?

Gilles Perrot, le PDG de Quadria et gérant d’Acecom, sa maison-mère : C'est exact. J'ai réorganisé certaines des divisions de Quadria au début de l'été. Par exemple, nous avons réintégré celle en charge du Cloud au sein de la division IT que nous avions créé en 2011. Cyril Ruche, le directeur de nos opérations Cloud, dirige cette nouvelle entité baptisée Cloud et Managed Services. Elle est 100% technique et ne comporte plus aucun commercial.

 

Pourquoi Quadria abandonne-t-il soudainement sa focalisation commerciale sur le Cloud  ?

Car les contraintes dans le Cloud sont les mêmes qu'en infogérance pour créer, administrer des services IT 24H/24 et 7 jours/7, surtout lorsque l'on propose des niveaux de garantie de service (SLA) élevés. En outre, nous avons constaté début 2015 que les campagnes de prospection dédiées au seul Cloud n’avaient pas les retombées souhaitées, car un client n’exprime pas des besoins uniquement basés sur le Cloud. Ce qu'il désire avant tout c'est que nous l'aidions à optimiser son système d'information. Mais en discutant avec lui afin de connaître ses besoins, nous détectons souvent des projets Cloud.

 

Est-ce un signe de maturité du Cloud, et de ses acteurs, que de fusionner ainsi vos activités Cloud et services d'infogérance ?

Oui. Il y a quelques années, nous nous imaginions que les PME allaient passer plus franchement au Cloud. Il était donc important de distinguer le business du Cloud de celui de l’infrastructure IT classique. Or, nous savons aujourd'hui que le Cloud est hybride et multiforme. Un client peut choisir un CRM en mode Saas et conserver son infrastructure IT chez lui par exemple, là où d’autres préfèrent nous la confier. Certains clients conservent aussi leur progiciel chez eux pour des questions de sécurité, de gestion des coûts télécoms et de temps de latence à optimiser. D’où l’échec du Cloud souverain et des « purs players » du Cloud, qui ne vendent que du Cloud là où les clients demandent en fait des solutions mixtes, mi-Cloud, mi-on premise. Cette réalité va perdurer pendant de nombreuses années, car les entreprises veulent tirer le meilleur de chaque modèle pour optimiser la gestion de leurs systèmes d'information.

 

Quadria a-t-il changé sa manière de commercialiser le Cloud alors  ?

Oui. Nous ne prospectons plus les sociétés en leur demandant si elles ont uniquement des projets Cloud à nous confier, car elles raisonnent différemment. Il n'est pas non plus productif d'aborder ainsi leurs division métier de manière binaire. Cela dit, nous conservons des experts technique du Cloud pour la phase de Build, ainsi que des équipes dédiées pour les phases d’administration des services 24/24 et 7/7. Cette approche mixte est différenciante car peu de sociétés peuvent aligner une telle combinaison de compétences dans les services IT.

 

Votre décision de réorganiser cette filiale Cloud n'a aucun rapport avec son éventuel manque de succès ?

Absolument pas. Les revenus Cloud de Quadria ont progressé de 67% en 2014 pour monter à 4.5 ME. Ils représentent plus du quart de notre chiffre d’affaires Services, qui totalisait environ 17 ME l’année dernière, tous secteurs confondus. Et cette année encore, Quadria devrait enregistrer une forte croissance de ses revenus dans le Cloud.

 

Ces prévisions optimistes dans les services IT signifient-elles que Quadria va étoffer les équipes de sa nouvelle entité Cloud et Managed Services ?

Quadria recrute au moins 10 ingénieurs supplémentaires en 2015, dont cinq immédiatement, et sur Montpellier notamment, ville où est basé notre service client, et pour lequel je recherche un responsable par exemple. Quadria recrute aussi sur Lyon, où nous allons créer dès cet été un centre d’administration de nos plate formes Cloud. C'est un emplacement idéal car nos data centers sont basés sur Paris et Zurich désormais. Plusieurs recrutement sont d'ailleurs en cours dans la région, mais aussi sur Rouen et Paris. Nous aurons 8 personnes pour administrer nos services managés et Cloud 24H/24 et 7J/7 d’ici fin 2015

 

Quadria prévoit-il de réaliser des acquisitions  pour accélérer ses recrutements et sa montée en charge dans le Cloud ?

Je regarde des dossiers, mais il n'est pas facile de trouver tous les profils recherchés au bon endroit. Comme bien souvent dans un nouveau métier, on doit d'abord bâtir la structure d'accueil en premier. Nous sommes surtout intéressés de réaliser des acquisitions pour Capea, la filiale en charge de nos activités d'impression.

 

Que devient Capea, une filiale qui regroupe vos activités dans l'impression ?

Cette société dirigée par Fabrice Porte se porte bien. Elle emploie 55 personnes et réalise environ 12 ME de chiffre d’affaires. Je rappelle que Quadria a distingué ses activités dans l’informatique de celles dans l’impression dès avril 2014.

 

Moyenne: 5 (1 vote)
Réseaux sociaux :
Twitter Facebook Google LinkedIn

Autres articles sur le même sujet :

Mots clefs :