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PTC et son channel ne sont pas à vendre !

publié le vendredi 14/11/2008
L'éditeur a annoncé début novembre à Paris un chiffre d'affaires 2008 record de 1,075 Md$ lors du PTC World 2008, sa convention partenaires. Une belle manière pour cet éditeur américain spécialisé dans les logiciels de Cad et de PLM de célébrer ses 20 ans. Richard Harrison, son président et pdg, précise que PTC réalise désormais 25 % de ce chiffre d'affaires en indirect, canal qui a cru de 37 % en 2008 ! Le dirigeant du groupe a aussi coupé court aux rumeurs, propagées selon lui par son concurrent français, en indiquant que PTC n'était pas à vendre. Richard Harrison a contre-attaqué en précisant que PTC continuera à réaliser des acquisitions et à investir dans le développement de son channel en 2009.

Channel BP (CBP) : Comment expliquez-vous la croissance spectaculaire du réseau de distribution de PTC en 2008 ?
Richard Harrison, président et pdg de PTC Inc. :
La faiblesse de PTC résidait dans le fait de ne pas avoir assez de commerciaux dans la rue pour présenter ses solutions de CAD et de PLM. C'est pourquoi PTC a augmenté il y a deux ans les investissements qu'il consacre au développement de son réseau de distribution. Avec succès, puisque sa contribution à notre chiffre d'affaires est passée à 25 % en 2008, soit une progression de 39 % en 2008, contre seulement 7 % pour notre force de vente directe ! Dans le détail, la croissance organique de notre force de vente indirecte est d'environ 20 %, suite à l'acquisition début 2008 de CoCreate, un éditeur de logiciels de CAO 3D. Par ailleurs, le revenu en licences généré par nos partenaires est d'environ 10 %. Notre stratégie channel est donc en forte progression, contrairement à celles de nos concurrents, Dassault Systems notamment.

Quels sont vos objectifs pour votre réseau de distribution en 2009 ?
PTC continuera à investir dans son channel en 2009, car l'adressage des PME demeure l'une de nos priorités. J'espère que le chiffre d'affaire indirect de PTC atteindra 29 % en 2009 et environ 35 % d'ici 2011, en Europe notamment. En effet, l'Europe est devenue notre plus grand marché puisque cette région pèse environ 450 M$, soit 42 % de nos revenus en 2008 (1,075 Md$). Les actions de notre channel porteront à nouveau sur la commercialisation de licences et de services, de maintenance notamment, sur nos offres Cad et PLM.

PTC est-il à vendre ?
PTC n'est pas du tout à vendre, contrairement aux rumeurs répandues par notre concurrent français, suite à la perte du contrat PLM que nous avons remporté cet été chez EADS... Malheureusement pour Dassault Systems, nous annoncerons bientôt d'autres contrats aussi importants que celui d'EADS. L'entreprise est en bonne santé et n'affiche quasiment pas de dettes. PTC a annoncé un chiffre d'affaires 2008 de 1,075 Md$, clos en septembre, soit une croissance de 14 % par rapport à 2007, pour une marge opérationnelle de 22 %.

PTC est-il déjà impacté par la crise économique actuelle... ?
Globalement, l'ensemble de nos activités est peu affecté par la crise économique actuelle, car nos clients - des industriels pour la plupart - travaillent sur des projets qui supposent des investissements de moyenne et longue durée. Ainsi, plus de 47 % de nos revenus sont récurrents puisqu'ils émanent de la maintenance et 35 % des services, qui sont également une source de revenus prévisible.

... et par le renforcement du dollar face à l'Euro ?
Le principal problème de PTC réside surtout dans la décroissance d'environ 25 % de la parité de l'euro face au dollar. Et comme 42 % de nos revenus proviennent d'Europe, cette nouvelle donne pourrait nous coûter près de 50 M$ à terme.

Vos prévisions pour 2009 ?
Mes prévisions pour PTC au premier trimestre 2009 prévoit une croissance d'environ 2 à 3 %, mais je reste prudent. Je prévois également de réaliser un chiffre d'affaires d'environ 1,1 Md$ en 2009, hors acquisitions. S'il ralentit quelque peu, notre chiffre d'affaires restera en progression. D'autant que si les industriels veulent délocaliser leur productions en mode off shore afin de réaliser des économies, ils auront besoin de nos outils pour réaliser les gains de productivité recherchés.

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