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Prochaine scission d’Econocom-Osiatis France en 2 sociétés

publié le jeudi 20/12/2018

Les comités d’entreprise Econocom-Osiatis France et Ingénierie (EOF et EOI) ont été convoqués le 13 décembre pour une « Information sur le projet d’évolution des sociétés de services en France ». Les syndicats redoutent une vente par appartements de certaines activités dès le printemps 2019.

 

Nouveau coup de théâtre chez Econocom. Redevenu en novembre le PDG d’Econocom à la place de… Robert Bouchard, son fils, qui a aussitôt quitté l'entreprise, Jean-Louis Bouchard, 76 ans, a immédiatement initié un plan de réorganisation de grande ampleur. Le fondateur de l’intégrateur IT belge a annoncé mi-décembre aux syndicats son projet de scinder Econocom-Osiatis France (E-OF) en deux nouvelles sociétés dès 2019.

 

Selon la CGT, le projet donnerait naissance à, d’un côté, IMS & CTSA, entité qui regrouperait les 3968 salariés d’Econocom-Osiatis France avec les fonctions support transverses d’Econocom Infogérance Système, et de l’autre Econocom Business Continuité, laquelle contiendrait les activités et 428 salariés d’Econocom ICS.

 

Vers une vente par appartements dès le printemps 2019 ?

Les délégués syndicaux ont interrogé la direction d’Econocom quant au risque de « vente des activités par appartements. « Pour le moment, la Direction assure qu’il ne s’agit pas là de son intention mais que son projet voit son origine dans une volonté d’améliorer sa visibilité sur le marché… », leur a-t-on répondu.

 

Econocom a communiqué un calendrier d’actions

La direction d’Econocom a quand même communiqué aux représentants du personnel un calendrier prévisionnel concernant le déroulement :

 

    Février 2019 : détermination des valeurs d’apports des 2 activités et préparation de leurs bilans 2018 ;

    Mars 2019 : rédaction du traité de scission ;

    Avril 2019 : Approbations par l’assemblée générale d’Econocom Osiatis France de l’opération et dépôt du traité de scission réalisable 45 jours plus tard ;

    Econocom-Osiatis France disparaitrait ensuite dès juin 2019.

 

Une stratégie mise en œuvre dès le retour aux manettes de Jean-Louis Bouchard

Cette scission est-elle un aveu d’échec d’Econocom. L’intégrateur IT belge est-il parvenu à créer suffisamment de synergies entre ses nombreuses acquisitions ? Nos confrères de ChannelNews citent dans un article Jean-Louis Bouchard qui déclare en novembre à L’Echo son projet de se séparer de « certaines acquisitions qui valent à présent assez cher ». En outre, dans un communiqué du 5 novembre 2018, le PDG d'Econocom avait également déclaré : « mes priorités sont simples et claires : être au rendez-vous de nos objectifs de fin d'année 2018 et préparer une nouvelle phase de développement du groupe. »

 

Faute de trouver en son fils un successeur, Jean-Louis Bouchard a-t-il décidé tout simplement de vendre des activités service afin de faciliter la transmission d’Econocom ? Nous le saurons rapidement. Quoi qu’il en soit, le départ surprise de Robert Bouchard et la brutale chute de l’action Econocom en bourse dès cet été, due notamment aux incertitudes liées à l’atteinte de ses objectifs 2018 et 2019, a obligé l’intégrateur IT belge à réagir vite pour rassurer les marchés et ses fournisseurs. La France est tout de même sa principale filiale en Europe.

 

Pour 2018, Econocom annonce un chiffre d’affaires de 2.89 milliards d’euros pour un résultat net de 45 M€ et une dette de 317 M€. Les quelques 10 000 collaborateurs d’Econocom sont présents dans 19 pays.

 

 

Olivier Bellin

bellin@channelbp.com,

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