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Oracle et ses pairs vont-ils perdre la bataille de la maintenance ?

publié le mardi 29/09/2015

Une nouvelle passe d’armes entre Oracle et le mainteneur Rimini Street se déroule en cette fin septembre dans une bataille juridique de première importance. La question est de savoir si un mainteneur peut proposer ses services aux clients d’un éditeur, sans l’aval de ce dernier. Et surtout bien moins chers…

 

En cause dans ce procès, dont l’origine remonte à 2010, la violation présumée de la propriété intellectuelle d’Oracle par Rimini Street, un prestataire qui propose de la maintenance à des tierces parties sur les logiciels d’Oracle, et à des prix défiants ceux pratiqués par… Oracle ! Rimini Street reconnaît avoir fourni du support aux clients d’Oracle et à ceux d’éditeurs acquis par ce dernier (PeopleSoft, Siebel, JD Edwards) à environ 50% du coût facturé par… ces éditeurs.

 

Un manque à gagner considérable pour les éditeurs

Un manque à gagner considérable dans la durée sur des contrats de maintenance générant de forts revenus récurrents pour des éditeurs de cette importance. Mais pas pour Rimini Street, dont le chiffre d’affaires devrait bondir à 120 M$ en 2015, contre seulement 86.7 M$ en 2014. En cause, l’extension de ses offres de maintenance aux solutions d’autres éditeurs également, dont SAP.

 

Rimini Street utilise certains outils de maintenance de ces éditeurs, à la demande des clients d’Oracle estime-t-il, et d’autres qu’il a téléchargés.  Ce mainteneur ne conteste donc pas avoir violé certaines propriétés intellectuelles d’Oracle, d’une certaine manière. En revanche, il estime que les 210 millions de dollars demandés par cet éditeur en dommages et intérêts sont abusifs. Oracle a d’ailleurs revu à la baisse ses exigences en juillet 2015.

 

Ce contentieux pourrait faire jurisprudence sur la maintenance

Ayant perdu une première manche dans cette longue guerre juridique, Oracle doit sentir le vent tourner. Il aurait démarré la réorganisation de son pôle maintenance cet automne. En interne, des rumeurs annoncent en septembre la fermeture de plusieurs centres de maintenance Oracle dans le monde. Dont celui en Suisse dès fin 2015 et un autre centre en Asie.

 

Selon les experts du secteur, ce contentieux juridique est de première importance pour tous les éditeurs de logiciels BtoB. Il pourrait faire jurisprudence sur la maintenance. En effet, si Rimini Street gagne, se pose alors la question de savoir si un éditeur peut encore verrouiller l’achat de contrats de maintenance en direct chez les clients détenteurs de ses licences. Y compis dans le Saas ? L’issue de ce procès est aussi suivie de près par les intégrateurs travaillant avec Oracle, ainsi que par tous les mainteneurs ou infogéreurs du marché…

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