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Objectif 600 ME pour C'Pro/Quadria !

publié le jeudi 18/01/2018

L’acquisition de Quadria/Capea n’est que le premier étage d’une fusée qui devrait amener le nouveau groupe C’Pro/Quadria de 290 M€ à presque 600 M€ d’ici fin 2020. La petite vingtaine de nouvelles acquisitions réalisées dès 2018 seront financées par un crédit syndiqué de quelques 100 M€.

 

 

Magazine CBP (www.channelbp.com) : Pourquoi avoir choisi de fusionner avec Quadria et sa filiale Capea alors qu’il existe de nombreuses autres cibles intéressantes dans l’IT en France ?


Pieric Brenier, président du bureauticien et intégrateur IT C’Pro basé à Valence (26) et futur président du nouveau groupe C’Pro/Quadria dès avril 2018. Pieric Brenier est un véritable serial entrepreneur depuis plus de 25 ans : Car la relation entre C’Pro et Quadria est basée sur une vraie histoire humaine et une longue expérience commune réussie au sein du réseau Euralliance’s. Ce nouveau projet motive d’ailleurs vraiment nos équipes, qui partagent les mêmes valeurs que les dirigeants-fondateurs de leurs deux sociétés. Ce qui n’est pas si fréquent que cela dans notre secteur.

 

Alors si C’Pro et Quadria partagent les mêmes valeurs depuis longtemps, pourquoi ne fusionnez-vous que maintenant ?

Pour être honnête, j’avoue que nous n’avions pas encore pensé à cette hypothèse après le départ en 2014 de Jean-Pierre Leconte de la présidence de Quadria. Le sujet est revenu sur la table lors d’une discussion avec Jean-Pierre Leconte et Gilles Perrot en novembre 2017. Et l’évidence d’un tel mariage a sauté aux yeux de tous les actionnaires de C’Pro et de Quadria, qui nous ont tous rejoints dans ce projet.

 

C’Pro a réalisé de très nombreuses acquisitions depuis sa création. Quadria est la combientième de cette longue liste ?

Quadria est notre 47e opération.

 

Que pèsera le nouvel ensemble dès avril 2018 ?

La taille du groupe C’Pro/Quadria approchera des 300 M€ avec quelques 30 M€ d’Ebitda et un chiffre d’affaires récurrent très élevé. Le groupe C’Pro enregistre 20% de croissance annuelle minimum depuis plusieurs années déjà.

 

Quel est le niveau de récurrence du chiffre d’affaires du groupe C’Pro ? Va-t-il baisser suite à cette fusion avec Quadria / Capea ?

Environ 86% des 170 M€ de revenus de C’Pro étaient récurrents en 2017. Ce pourcentage était déjà presque aussi élevé en 2016, année où nous avons réalisé un chiffre d’affaires de 120 M€ suite à une douzaine d’acquisitions pour 35 M€, essentiellement dans le Grand Ouest.

 

Cette fusion avec Quadria a-t-elle pour principal objectif de permettre à C’Pro de se diversifier rapidement dans l’IT ?

Certes, l’arrivée de Quadria accélère notre diversification et notre positionnement dans l’IT. C’était l’objectif recherché. D’ailleurs, cette entité deviendra dès avril le navire-amiral de notre activité dans ce domaine. Toutefois, si C’Pro génère l’essentiel de son chiffre d’affaires dans les solutions d’impression depuis sa création, nous réalisions déjà près de 20 M€ dans la vente de produits et services IT suite à de nombreuses petites acquisitions en France.

 

La branche IT fera-t-elle jeu égal avec votre activité Impression dans la nouvelle entité C’Pro/Quadria ?

Pas tout à fait. La vente de solutions et service IT on premise et dans le Cloud ne représentera qu’environ 120 des 300 M€ du groupe. Mais des acquisitions couplées à une croissance organique soutenue devraient nous permettre d’augmenter le chiffre d’affaires de cette branche IT dès 2018.

 

Des acquisitions immédiatement ? Ne prenez-vous pas le temps de « digérer » celle de Quadria/Capea, qui est sans doute la plus importante jamais réalisée par C’Pro ?

Non. Nous en annoncerons d’autres, certes plus petites, avant la finalisation en avril de notre fusion avec Quadria/Capea, dont celle d’un intégrateur à Bourg en Bresse. L’acquisition de Quadria/Capea n’est que le premier étage d’une fusée qui nous amènera à quelques 600 M€ et quelques 50 M€ d’Ebitda à l’horizon de 3 ans.

 

Comment financerez-vous toutes ces nouvelles acquisitions ?

Le groupe lèvera un crédit syndiqué de quelques 100 M€ dès 2018.

 

Quels types d’acquisition prévoyez-vous de réaliser ?

Chaque grande entité du groupe réalisera ses propres opérations de croissance externe, soit une vingtaine dès 2018 potentiellement. Notre conglomérat cherche des parcs de copieurs à reprendre, ainsi que des VAR ou des revendeurs Sage à racheter par exemple. Surtout dans l’Est et le Nord de la France, où le groupe C’Pro/Quadria n’est pas assez présent. Vous l’avez compris, le groupe ne se contentera pas de rester en région Rhône-Alpes, comme nous l’avons montré en 2017 en réalisant des premières acquisitions dans l’ouest et l’est de la France.

 

N’est-ce pas trop d’acquisitions pour C’Pro ?

Non, les acquisitions sont dans la culture de C’Pro et nous disposons du savoir-faire nécessaire pour bien intégrer rapidement de nouvelles structures. Chez C’Pro Est par exemple, 75% de nos salariés sont issus d’acquisitions et ils considèrent aujourd’hui qu’il est agréable de travailler dans le groupe. Sans doute parce que nous avons instauré un actionnariat salariés chez C’Pro Est, une première dans notre réseau.

 

C’Pro gère un parc de 60.000 copieurs et multifonctions suite à vos nombreuses acquisitions, n’est-ce pas suffisant ?

Non. Certes, C’Pro possède déjà un parc de 60.000 machines réparties chez 30.000 clients, mais nous voulons devenir le leader incontesté de la gestion documentaire en France. Raison pour laquelle nous allons continuer à racheter des parcs et des bureauticiens sur différentes marques. Je précise que C’Pro est déjà le plus gros bureauticien Canon en Europe, très loin devant les autres. Le groupe deviendra aussi encore plus gros chez HP suite à notre rapprochement avec Quadria/Capea.

 

Votre cible est-elle toujours le bureauticien Desk, votre principal rival dans l’impression ? C’Pro ne va-t-il pas le distancer suite à sa diversification dans l’IT avec Quadria ?

Non car Desk dispose d’un modèle très financier, alors que C’Pro est lui davantage un industriel de la distribution IT. Desk s’attaque aussi à l’IT depuis peu mais ils n’ont peut-être pas la culture nécessaire pour pouvoir rivaliser avec C’Pro, surtout suite à notre rapprochement avec Quadria.

 

Olivier Bellin

bellin@channelbp.com

#CBPMagazine, #BellinCBP, #GUIDEDUCLOUD

 

 

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