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Morgan Stanley s’inquiète du possible rachat de Dell par Vmware

publié le mardi 13/02/2018

La banque d’affaires américaine Morgan Stanley estime que cette fusion inversée est le «pire des cas» pour les actionnaires de Vmware. Une telle action dévaluerait Vmware de 28 milliards de dollars.


Dans une note publiée le 12 février 2018, et reprise par la presse économique américaine, les analystes de Morgan Stanley mettent en garde les investisseurs contre le projet de Dell Technologies, qui étudie depuis janvier une possible fusion inversée avec sa filiale Vmware. Ils qualifient ce projet de «pire des cas» pour les actionnaires de Vmware.


Et même si Morgan Stanley reconnaît qu’une fusion inversée générerait certains avantages monétaires pour Dell, en lui donnant accès notamment au cash de Vmware, elle aurait au final un impact négatif pour les actionnaires de Vmware.

Vmware risque de perdre 28 milliards de dollars

Les analystes de la banque d’affaires américaine prévoient que la nouvelle société ainsi combinée dévaluerait Vmware de 28 milliards de dollars en bourse. L’action de VMware, qui a atteint un sommet historique de 150 dollars fin janvier 2018, a déjà souffert de cette rumeur de fusion inversée. Elle ne coûte plus qu’environ 117 $ début février. Toutefois, Morgan Stanley estime que « le prix de l’action Vmware pourrait revenir vers 143 $ si le risque d'une fusion inversée diminue».

Morgan Stanley indique que cette somme est beaucoup plus élevée que les quelques 500 millions de dollars de taxes annuelles que Dell devra payer s’il continue avec sa structure existante. Rappelons que le Congrès américain a passé fin 2017 une nouvelle loi plafonnant pour les entreprises à 30%, dès 2018, la déduction de leurs frais sur leurs intérêts avant taxes, amortissements et dépréciation (EBITDA).


Morgan Stanley connaît bien le dossier. La banque d’affaires américaine a conseillé EMC lors de sa fusion avec Dell, mais elle n’a pas été retenue par Michael Dell quand il a payé de sa personne pour privatiser son groupe en 2013. Et pour cause, Morgan Stanley soutenait le projet concurrent du consortium Blackstone, Francisco Partner et Insight Venture Partners.

 

Olivier Bellin

bellin@channelbp.com

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