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Morea surfe sur la déferlante AWS

publié le vendredi 04/09/2015

Frédéric Atlan, le fondateur et directeur associé de Morea, un intégrateur et infogéreur créé en 2005, ne tarie pas d’éloges à l’égard d’Amazon Web Services, dont il est devenu l’un des principaux partenaires en France. Il nous explique pourquoi lui et ses clients perçoivent aujourd’hui le fait de travailler avec ce géant américain du Cloud public comme un atout, et non un handicap.

 

Magazine CBP (www.channelbp.com) : Pourquoi Morea a-t-il basculé de l'infogérance classique au Cloud avec Amazon Web Services (AWS) dès 2012 ?

Frédéric Atlan, fondateur et directeur associé de Morea, un intégrateur et infogéreur créé en 2005 qui est devenu l’un des principaux partenaires d’Amazon Web Services en France : Nos clients avaient besoin de toujours davantage de capacité de débordement, de proof of concept, etc., des investissements trop lourds et donc trop risqués pour une petite société créée en 2005. En 2009, année de l'arrivée d'Amazon en France, l'équipe de Morea a donc testé ses offres EC2 et S3, qui sont de bons services, bien qu'un peu chers à l'époque. Mais pas après les très nombreuses baisses de prix consécutives d'Amazon Web Services, qui ont rendu non compétitives les infrastructures IT que nous avions installées dès 2008 chez Equinix. Nous avons donc arrêté cette activité en 2012.

 

Avez-vous fermé votre salle chez Equinix ?

Non. Notre équipement est encore hébergé dans les data centers d'Equinix et de TelecityGroup car notre contrat d'hébergement court sur 36 mois.

 

Pourquoi avoir choisi Amazon Web Services à l'époque et non pas l'un de ses rivaux dans le Cloud, Google ou Microsoft par exemple ?

Notre équipe a bien benchmarké le marché Cloud en testant avec nos clients les offres de CloudStack, Openstack, Microsoft, etc. Or, au final, le socle technique dans lequel ils ont le plus confiance est celui d'Amazon Web Services, ne serait-ce que pour sa robustesse. Je ne vois pas qui peut rivaliser avec eux sur les prix et la qualité de service dans le Cloud public. Kobojo, avec 4 millions d’utilisateurs mensuel, a été notre premier client à tester le Cloud Hybride en 2009.

 

Pourtant, certains de vos concurrents déclarent que le Cloud est synonyme de mort anticipée pour les revendeurs IT. Ont-ils tort ?

Pas chez Amazon Web Services, pour qui l'écosystème partenaires a encore du sens. En revanche, les opérateurs et prestataires qui ne supervisent que du CPU vont mourir. Le Cloud met en évidence la nature véritable du travail que réalisent ces équipes « Old school ». J'estime aussi que le Cloud est aussi une porte de sortie pour les acteurs qui ne vendent que du matériel avec peu de marges.

 

Morea est-il fier d’être devenu l'un des champions d'Amazon Web Services en France ?

Oui. En tout cas, notre collaboration fonctionne avec succès puisque Morea est passé de 11 à une trentaine de collaborateurs en quelques années. Nous sommes certifiés Amazon Web Services depuis 2014. Cette année, AWS pourrait nous accorder le statut de partenaire Premier, en  reconnaissance des investissements conséquents réalisés par Morea sur ses offres Cloud.

 

Morea travaille-t-il exclusivement avec Amazon Web Services ?

Oui, car Morea répond aux exigences de qualité de ses clients. En outre, Amazon a multiplié les points de présence en Europe ces dernières années pour améliorer sa qualité de service. Un critère important pour les clients de Morea, qui ont des exigences techniques très élevées en termes de SLA et d'infogérance. En outre, l'équipe d'Amazon s'est toujours montrée très pédagogue en nous expliquant comment utiliser au mieux leur Cloud et y ajouter de la valeur.

 

La demande pour les services Cloud est-elle en augmentation chez vos clients ? Et quels services vous demandent-ils ?

Il est déjà une réalité pour plusieurs d'entre eux depuis fin 2012. Nous avons réalisé une trentaine de migration sur Amazon Web Services en 2014, dont quelques POC pour des grands comptes. Ils ne nous demandent pas du Cloud privé, public ou hybride, mais de satisfaire un besoin de rapidité et de réduction de coûts qu'ils n'obtiennent pas avec leurs offres on premice.

 

Utiliser les services AWS, le champion américain du Cloud public, pose-t-il des problèmes à vos clients français ?

Ce n'est plus un sujet depuis trois ans. Surtout chez les entreprises qui ont des projets de digitalisation et dont la priorité est d'y aller plus vite que les start-ups qui les bousculent. Non, car nos clients privilégient la valeur d'usage. Ils préfèrent se concentrer sur leurs besoins métier plutôt que sur la gestion de leurs infrastructures IT.

 

Combien Morea utilise-t-il de services Amazon Web Services différents ?

Une trentaine, car les quelques 40 clients que nous avons porté sur Amazon Web Services ont des besoins très différents. Certains sont même des purs players du Cloud.

 

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