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Les résultats d’Oracle dans le Cloud déçoivent et font débat

publié le jeudi 20/09/2018

En cause, des résultats décevants et flous dans le Cloud pour son 1er trimestre 2019. Certains actionnaires d’Oracle l’attaque en justice. Ils accusent l’éditeur de leur avoir menti sur les chiffres en 2017 et d’utiliser des méthodes commerciales discutables pour convaincre ses clients de passer au Cloud.

 

L’éditeur californien était attendu au tournant par les analystes financiers, ses actionnaires et ses clients, compte-tenu de la polémique sur la véracité de ses résultats dans le Cloud, surtout suite à la décision d’Oracle de ne plus les détailler dès 2018.

 

Le 17 septembre, l’éditeur de bases de données a déclaré que les revenus trimestriels pour Q1 issus de ses « licences » Cloud et sur site ont reculé de 3% à 867 M$ à fin août. En revanche, les revenus d’Oracle provenant des services Cloud et du support licences ont progressé eux de 3% à 6.61 Md$ en un an. N’est-il pas étrange de mélanger les résultats issus de logiciels sur site et dans le Cloud ? D’autant que la direction d’Oracle pilotée par Marc Hurd, ex-pdg de HP, réaffirme sa volonté de devenir le leader mondial du Saas. Objectif difficile à atteindre avec une croissance aussi « faible » dans le Cloud.

 

Les résultats et méthodes d’Oracle dans le Cloud font débat

Les analystes financiers et les actionnaires d’Oracle n’ont pas apprécié ses résultats modestes dans le Cloud, et cette « confusion » dans les chiffres présentés, qui pourrait aider Oracle à dissimuler des résultats bien inférieurs à ses attentes dans le Cloud. Le doute est permis dans un contexte très tendu pour l’éditeur.

Le départ en septembre de Thomas Kurian, qui présidait le développement produit d’Oracle, a fait l’effet d’une bombe en interne. L'un des principaux dirigeants de cet éditeur américain avait vendu auparavant près de 3,2 millions d'actions Oracle depuis le début 2018, dont 1,7 millions rien qu'en janvier 2018 !

 

Des actionnaires d’Oracle dénoncent ses pratiques

Outre ce départ très médiatisé, Oracle doit faire face à une procédure juridique déclenché par certains de ses actionnaires, qui affirment que quelques dirigeants de l’éditeur leurs auraient mentis en 2017 sur la progression des ventes d’Oracle dans le Cloud, font débat.

Surtout que certains de ces mêmes actionnaires de Floride, ainsi que des revendeurs Oracle, estiment que l’éditeur californien utiliserait des méthodes commerciales discutables, voire coercitives, pour convaincre ses clients « on premise » de passer avec lui dans le Cloud. Dont des audits licences très musclés… menés par les équipes licences « on premise » d’Oracle, et pas toujours validés par les équipes Cloud d’Oracle dans le cadre d’architecture Cloud hybrides complexes.

 

Des revendeurs Oracle proposent une migration vers la base de données open source Postgre SQL

En France, au moins deux fidèles revendeurs certifiés d’Oracle ont mis en place cette année des services de migration des bases de données Oracle vers la base de données open source Postgre SQL… En outre, les récentes annonces en 2018 de certains grands clients d’Oracle, dont Amazon semble-t-il, de vouloir quitter prochainement l’éditeur pourrait accréditer les doutes qui règnent sur le succès de la politique Cloud d’Oracle.

 

Cette polémique sur les ventes Cloud d’Oracle survient alors que 3 de ses 4 divisions enregistrent un recul de leurs chiffres d’affaires au 1er trimestre 2019. En effet, ceux de ces pôles Matériel et surtout Services ont aussi reculé respectivement de 4% et 5%. Résultat, l’action d’Oracle a chuté de 5% après la présentation de ses résultats.

 

Olivier Bellin

bellin@channelbp.com,

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