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Le Syntec Numérique se félicite du dynamisme des éditeurs français

publié le mardi 25/09/2012

« La plus grande surprise de cet deuxième édition du TOP 250 des éditeurs, qui regroupe 400 acteurs cette année, est que ce panel connaît une croissance moyenne à deux chiffres, avec des éditeurs qui déclarent vouloir continuer d’embaucher », s’enthousiasme Bruno Vanryb, le président du collège éditeur du Syntec Numérique.

 

Le patron d’Avanquest Software, un éditeur classé 9e au général du TOP 250, présentait lundi 24 septembre à Paris les résultats de ce classement par chiffre d’affaires de plus de 250 éditeurs en France. Ce document a été établi avec le concours du cabinet Ernst & Young et du Syndicat des jeux vidéo (SNJV).

 

Un secteur très atomisé

Franck Sebag, associé chez Ernst & Young, en charge de l’étude, a communiqué quelques chiffres sur le marché de l’édition de logiciels. Les éditeurs français présents dans ce panel ont représenté en 2011 un chiffre d’affaires cumulé de 7,4 Md€, en croissance de 12% par rapport à 2010 (6,7 Md€). Mais il règne de grandes disparités dans ce secteur très atomisé, puisque 4% du panel génère à lui seul 66% de son chiffre d’affaires global.

 

A titre d’exemple, Dassault Systems arrive, sans surprise, en tête de ce classement financier du haut de ses 1783,50 M€, soit presque un quart des 7,4 Md€ pris en compte par ce TOP 250. Le second, Ubisoft, le premier éditeur de jeu vidéo – catégorie qui fait son entrée dans ce classement – « ne » réalise qu’un chiffre d’affaires total de 992,90 M€ dans l’édition. Quand au troisième du général, Murex, il ne pèse qu’un tiers d’Ubisoft avec ses 318 M€. Il est dommage que cette étude – une de plus - ne prenne pas en compte les bénéfices ou les niveaux de marges réalisés. Nous aurions sans doute des surprises dans le Top 20 du classement…

 

Il manque des ETI

Autre constat réalisé cette fois-ci par Guy Mamou-Mani, le président du Syntec Numérique, « il manque des entreprises intermédiaires (ETI) dans ce secteur, qui est pourtant stratégique pour l’économie française, et notamment parce qu’il en est l’un des principaux moteurs et employeurs ». Franck Sebag, associé chez Ernst & Young, s’est d’ailleurs félicité du dynamisme des éditeurs français : « Les effectifs du panel ont connu une croissance de 15% sur deux ans. Par ailleurs, 80% des éditeurs déclarent vouloir continuer à embaucher. Signalons également qu’un grand nombre important de postes ne sont pas pourvus chaque année, sur les profils techniques les plus pointus notamment ». Certes, mais il y a aussi de nombreux informaticiens au chômage selon l’association des salariés de l’informatique (Munci).

 

L’international et les subventions publiques, les terrains de chasse de nombreux éditeurs

Autre exemple de ce dynamisme des éditeurs français : plus de 20% des PME de l’édition de logiciels déclarent réaliser l’essentiel de leur chiffre d’affaires à l’international. Pour les entreprises qui réalisent plus de 100 M€, ce pourcentage dépasse même 60%. Côté financement de leurs développements, nulle surprise véritable, les éditeurs ne sont pas forcément les meilleurs clients des banquiers traditionnels. En effet, 94% des sociétés de ce panel déclarent s’auto-financer, 37% font appel à de la dette bancaire, et 29% à des capital-risqueurs ou des divers investisseurs, dont les Business Angels (15%), etc.

D’ailleurs, Guy Mamou-Mani, qui se félicite des récentes décisions du Gouvernement de maintenir ses dispositifs de soutien aux PME, apprécie que 74% des éditeurs interrogés déclarent utiliser le Crédit impôt recherche (CIR). L’étude précise que si 40% d’entre eux sont labellisés Oséo Innovation, dans l’ensemble, 58% bénéficient de financements publics. En revanche, ils sont encore peu nombreux (18%) à utiliser des programmes européens de soutien à la recherche. Autre sujet de satisfaction pour le Syntec Informatique, les effectifs de R&D de 69% des éditeurs du panel sont encore localisés majoritairement en France.

 

La porte du Saas s’entre-ouvre

Enfin, pour conclure, Franck Sebag, s’est intéressé à l’évolution du modèle économique des éditeurs de logiciels. Cet associé chez Ernst & Young confirme que le Software as a Service (Saas) prend une part plus importante dans le chiffre d’affaires des éditeurs du panel. Elle représentait 8% 2011. L’étude souligne aussi que la part du Saas est passée de 13 à 16% entre 2010 et 2011 chez les éditeurs dits horizontaux (Axway, ESI, Sword, etc.). « Nous nous attendions à un chiffre plus fort », déclare-t-il, sans préciser pourquoi. Dommage que cette étude ne parle pas suffisamment du poids du Saas dans le monde du jeu vidéo, car les jeux en ligne connaissent un succès fulgurant, qui pénalise d’ailleurs les ventes de boites dans les enseignes du retail.

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