1st European collaborative IT BtoB webmagazine

Le Syntec devient Numérique et accueille des constructeurs

publié le mardi 09/11/2010

Guy Mamou Mani, président du Syntec Informatique, a confirmé le 9 octobre que ce syndicat IT professionnel se rebaptisait Syntec Numérique. En voulant ainsi fédérer les autres associations et syndicats du secteur IT numérique, il s’oblige à accueillir des constructeurs IT désormais. Tout un symbole à l’heure où les Dell, HP, etc., pénètrent en force dans l’industrie des services en rachetant des SSII.

 

« En rebaptisant Syntec Numérique notre syndicat, je confirme que ma mission est bien d’ouvrir le Syntec Informatique vers l’extérieur. Il ne s’agit pas que d’un simple changement de nom puisque les responsables de nos différentes commissions devront aussi modifier leurs modes de gouvernance afin d’accueillir l’ensemble des acteurs du numérique », explique Guy Mamou Mani, président du Syntec Informatique et président de la SSII Groupe Open.

 

Création d’un collège dédié aux fournisseurs

Le Syntec Numérique finalise actuellement la création d’un collège dédié spécifiquement aux fournisseurs spécialisés dans la mobilité et les infrastructures IT, tel Cisco. Tout un symbole à l’heure où les opérateurs télécoms, mais aussi les constructeurs comme Dell, HP, etc., pénètrent en force dans l’industrie des services en rachetant des SSII (EDS, etc.). Ce collège accueillera une cinquantaine de membres au démarrage. Guy Mamou Mani confirme « qu’il siègera au conseil du Syntec Numérique, au même titre que les autres collèges, dont ceux des SSII et des éditeurs ». Une révolution pour cette chambre professionnelle des sociétés de conseil et de services informatiques. Contraint et forcé par la montée en puissance de l’Afdel auprès des éditeurs – lesquels sont aussi très souvent intégrateurs en France -, le Syntec Informatique n’a ouvert ses portes aux éditeurs que depuis quelques années seulement.

 

Le Syntec Numérique devra se montrer diplomate

Le dirigeant déclare être en pourparlers avec de nombreux autres syndicats et associations IT professionnelles, dont le Groupement européen d’ingénierie et du Conseil et Technologie (Geicet). Habile tacticien rompu à la diplomatie, Guy Mamou Mani n’exclut pas de rallier à son étendard l’association des éditeurs IT (Afdel), avec qui il partage une cinquantaine d’adhérents en commun. Le dirigeant précise d’ailleurs qu’il est sur « la même longueur que son homologue de l’Afdel sur de nombreux sujets ».

Cela dit, le Syntec Numérique devra se montrer particulièrement diplomate pour ne pas donner l’impression à ces organismes professionnels qu’une adhésion au Syntec remettrait en cause leur légitimité…, ou autonomie. Guy Mamou Mani n’hésite pas à affirmer que son syndicat a beaucoup changé, surtout depuis son arrivée, et qu’il est beaucoup plus ouvert aux préoccupations des entités autres que les SSII. Toutefois, des organisations IT professionnelles, telles que le Sydec qui regroupe environ 350 petites sociétés de service IT, ne se reconnaissent pas forcément dans le profil des adhérents du Syntec et leurs priorités.

 

Plus de lobbying

Le Syntec Numérique a besoin des organisations des autres branches professionnelles pour intensifier ses actions de lobbying auprès des pouvoirs publics et de la commission européenne. En effet, avec l’arrivée des sociétés de conseil en technologie du Geicet, le nouvel ensemble pèsera plus de 400 000 salariés, contre environ 370 000 répartis sur 1100 entreprises adhérentes. « L’arrivée d’autres organisations professionnelles issues de la convergence des technologies numériques triplera notre nouvelle zone de couverture de marché. Ensemble, nous représentons à terme plus de 100 milliards de chiffre d’affaires et un million d’emplois », précise Guy Mamou Mani.

Autres articles sur le même sujet :

Mots clefs :