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Le co-freelancing

publié le mardi 26/02/2019

La tendance constatée ces dernières années dans les grandes et moyennes entreprises mais également pour les plus petites. La maturité du modèle de co-construction en dehors des parcours classiques des grands cabinets de conseil, notamment en faisant appel à des experts freelance séduit de plus en plus les grands groupes comme les PME, désireux d’innover dans la manière dont ils abordent et gèrent leurs projets de Transformation (organisation, stratégie, digital, …).


Jugé encore dans un passé très récent comme une réponse ponctuelle à un besoin identifié, le recours à des freelances, plus communément à des indépendants, s’est notablement généralisé ces 2 dernières années, au point de devenir une solution pérenne et récurrente aux yeux de nombreuses organisations.

 

Un changement de paradigme qui relève autant d’une mutation structurelle du marché du travail (d’après uneétude Eurostat 2017, les freelances représentent à présent 10% de la population active *), que de la nécessité, bien concrète et réelle, pour les entreprises de trouver de nouvelles sources de fonctionnement. Être plus agile, toujours plus pertinent, réduite le TTM et par répercussion en rupture avec les modèles existants.

 

Co-construire avec des indépendants, solution pour maintenir le rythme de l’innovation.

Faire appel à des indépendants est devenu un des moyens de maintenir le rythme de l’innovation imposé parla réalité économique « mouvante » de son écosystème business. Une réalité qui nécessite de posséder unéventail de connaissances et un panel d’expertises chaque jour plus variables et variées. Difficile dans ces conditions d’accumuler les talents et d’appliquer l’inévitable organisation en départements spécialisés. Restetoujours l’option des structures spécialisées. Mais là encore, recruter ou mettre en place un pool de cabinets de conseils qui permettent de couvrir l’ensemble des expertises (par pour la transformation digitale :marketing, communication, RH, IT, etc, …) implique une structure de coûts considérable et un casse-tête organisationnel et managérial inqualifiable.

 

Face à ce constat, les freelances ont donc progressivement fait leur chemin dans l’esprit des directions,notamment des décideurs Marketing, Communication, RH. Sous l’impulsion des startups d’abord puis plustard auprès des grands groupes. Avec toutefois au moins deux limites notables jusque-là : La première, où trouver ces ressources ? Il existe bien des marketplaces pour cela, mais comment identifier le bon talent aumilieu de dizaines de milliers d’individus aux niveaux d’expertises disparates et peu identifiables ? Surtout,comment placer cette démarche dans une logique plus long-termiste et sur des projets d’envergure qui ne se limitent pas à la création d’un simple logo ou d’une présentation PowerPoint ?

 

Le co-freelancing apporte une réponse structurée et sur-mesure à la collaboration avec des freelances.

Le co-freelancing, porté par la plateforme MY SHERPA, vient apporter une réponse structurée à cette nouvelle donne. Avec sa communauté sélective d’experts indépendants reconnus (freelances, micro-entreprise, écosystème, …), et la complémentarité des compétences de ses membres — sur des expertises de conseil — la plateforme permet pour la première fois d’envisager le recours à des indépendants sous un regard nouveau. Par le prisme de problématiques projets et non plus de problématiques de ressources. Cela, en offrant la possibilité de choisir et de composer des équipes qui soient affinitaires, sur-mesure et pluridisciplinaires pour répondre à des besoins plus globaux.

 

À travers cet exemple, le co-freelancing témoigne de deux nouveautés :

  • L’intégration des compétences souhaitées depuis des années est dorénavant possible grâce,paradoxalement, à une « non-intégration » structurelle de celles-ci au profit d’une relation directe entrebesoin et ressources. Conseil, co-conception, mise en œuvre se trouvent à présent à portée de clic grâceà un point d’entrée unique qui permet d’appréhender ses projets de manière hyper-personnalisée.
  • Le co-freelancing permet également à n’importe quelle organisation de reprendre la main sur ces projets. Jusque-là traditionnellement confié à des cabinets de conseil ou très grosses ESN, … peuvent à présent être gérés en direct avec une équipe multidisciplinaire choisie. Une réalité rendue possiblegrâce à l’accès donné à des talents reconnus parfaitement identifiés d’un côté et une transparence organisationnelle et tarifaire de l’autre.

Ce modèle ouvre la voie à une organisation de l’économie nouvelle, basée sur un fonctionnement au modeprojet avec des équipes d’indépendants plutôt qu’aux honoraires annuels avec une structure conseil. Surtout une économie davantage basée sur l’intelligence humaine et collective au service de la valeur créative etbusiness.

INNOPRAG


Les freelances sont des travailleurs indépendants qualifiés — experts S.I, Marketing, Finances, Supply Chain, Banque, Communication, Designers ou Coach — qui choisissent de se mettre à leur compte sans employerd’autres personnes. Ils fournissent des services techniques ou commerciaux externalisés par les organisations, directement ou via une plateforme numérique. A l’inverse des autres indépendants, ils n’ont pas nécessairement de fonds de commerce, d’agrément, d’actif immobilisé ou de licence permettant d’exercer une profession réglementée. Ils sont aujourd’hui environ 830 000 en France et 9 millions en Europe. Aux Etats-Unis, sont “freelances” tous les travailleurs indépendants (artisans, agriculteurs, médecins, chefsd’entreprise, etc.). Avec cette définition, la France compte 2 850 000 indépendants en 2016, soit un peu plusde 10% de la population active. Il s’agit des travailleurs indépendants dont c’est l’activité principale. Or, encomptabilisant les personnes ayant une activité d’indépendant en complément d’une activité salariée, unerécente étude de McKinsey considère que le travail indépendant concerne entre 20 et 30% de la population active. Dans notre définition des freelances, nous excluons les employeurs (1,1 million d’actifs, qui sont bien« indépendants » car ils possèdent leur entreprise, mais ne sont pas freelances). Il y a donc en France 1 750 000 travailleurs indépendants sans salariés (ce qui représente une augmentation de 52% sur 10 ans). Parmi ceux-là, on estime que 830 000 sont les freelances correspondant à notre définition : des indépendants sans salariés dans les professions intellectuelles dont le nombre a augmenté de 8,5% par an, soit une augmentation de 126% en 10 ans.


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