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La Tunisie favorise l’implantation d’investisseurs, dans IT notamment

publié le mardi 10/05/2011

De passage sur le salon Solutions Linux le 10 mai à Paris, Adel Gaaloul, le Secrétaire d’Etat en charge des Technologies en Tunisie, a dévoilé à CBP son plan d’actions pour séduire les investisseurs étrangers, dans l’IT notamment. Au programme, la mise à jour des infrastructures télécoms, ADSL et mobile, des mesures fiscales incitatives, une libéralisation de l’accès à Internet, et enfin, un plan pour rendre le dinar plus convertible.

 

 

CBP (Channelbp.com) : Est-ce que la situation économique est revenue à la normale en Tunisie ?

M. Adel Gaaloul, Secrétaire d’Etat en charge des Technologies en Tunisie : Oui. J’aimerai préciser que, durant l’ensemble du processus lié à la révolution, il n’y a jamais eu de coupures des télécoms, et les centre d’appels ne se sont jamais arrêtés, ou presque, hormis durant le bref couvre-feu. Par conséquent, ni l’économie tunisienne, ni son administration ne se sont arrêtés de fonctionner. Nous avons même progressé de 10% au niveau de l’export en ce début d'année, alors que l’économie tunisienne a quelque peu stagné, temporairement.

 

Le climat politique actuel est-il favorable aux investisseurs étrangers, dans l’IT notamment ?

La situation politique se stabilise. Le Gouvernement tunisien a mis en place des mesures fiscales très incitatives pour que les entreprises s’installent dans l’intérieur du pays. Par exemple, l’Etat prend en charge la moitié de la location d’un local, afin de permettre à des sociétés, étrangères notamment, de s’implanter ou d’étendre leurs activités. Nous avons aussi créé des entreprises qui construisent des immeubles conformément aux standards internationaux. Le m² à Tunis se vend aujourd’hui aux alentours de 40 E et il descend à 4 E dans le centre du pays.

 

Le nouveau Gouvernement tunisien facilite-t-il davantage les transferts de capitaux pour des investisseurs étrangers ?

Oui, nous avons d’ailleurs un plan pour rendre le dinar plus convertible.

 

Avez-vous également prévu d’améliorer l’infrastructure télécoms et Internet en Tunisie ?

Oui, c’est dans nos projets, notamment parce que la densité de la population est trop importante pour les installations ADSL existante. Le Gouvernement tunisien veut ouvrir ce secteur en enlevant les barrières à la création d’entreprise et en favorisant les entrepreneurs. Nous voulons aussi libérer davantage l’accès à Internet, pour l’achat de noms de domaine internationaux par exemple.

 

Ces mesures prendront-elles la forme d’une loi ?

Oui. En parallèle, nous voulons engager des études pour instaurer une autorité des télécoms, dont les missions seront semblables à celles d’entités comparables dans d’autres pays.  Cette réforme devra être finalisée par le prochain Gouvernement.

 

Et dans les mobiles ?

Le Gouvernement tunisien a engagé des réformes dans les mobiles afin de soutenir l’émergence d’autres opérateurs. Je rappelle que nous détenons 51 % d’Orange Tunisie et la majorité de l’opérateur historique, Tunisia Télécom. Notre objectif ici est d’encourager ces opérateurs mobiles à investir pour favoriser l’installation des particuliers et des entreprises en région. Nous voulons également favoriser le partage des infrastructures haut débit, notamment dans les zones blanches et peu couvertes par l’ADSL et les réseaux mobiles.

 

Le développement haut débit est-il également dans les cartons du nouveau Gouvernement tunisien ?

Effectivement, je travaille aussi sur le développement de la fibre optique pour donner du haut débit aux entreprises. Je prévois l’implantation de points d’accès dans environ 200 villes tunisiennes. Actuellement, le business est porteur dans le mobile et les opérateurs déploient de la fibre optique pour assurer le back office des réseaux 3G. Ce faisant, ils se préparent également à l’arrivée de la 4G.

 

Etes-vous satisfait de votre rencontre le 9 mai avec Eric Besson, ministre français de l’Industrie, sur le sujet de l’open source, rendez-vous placé sous le patronage de la FNILL et de son président, Alexandre Zapolsky ?

Oui. Elle a d’ailleurs débouché sur la création d’un groupe de travail pour développer la coopération économique dans l’open source entre l’Aposs, la nouvelle fédération des entrepreneurs tunisiens, et leurs homologues français de la FNILL (Fédération Nationale de l’Industrie du Logiciel Libre). M. Besson a aussi prévu de se rendre le 4 juillet en Tunisie, notamment pour valider ce programme de coopération.

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