IT BtoB European Collaborative Webzine for leaders

La Suisse plombe les résultats 2012 de Micropole

publié le vendredi 19/04/2013

« 2012 n’est pas un bon millésime pour Micropole », affirme Christian Poyau, co-fondateur et PDG de cette SSII. Les résultats de Micropole sont moins bons qu’en 2011, mais rien de bien alarmant dans le contexte économique actuel. Sauf en Suisse, où le groupe a perdu de 4 à 5 M€. Le dirigeant n’envisage pas d’aller sur Alternext ou de sortir de la Bourse en 2013.

 

 

En 2012, le chiffre d’affaire de cette société de services spécialisée dans le décisionnel, le CRM et les ERP est resté stable à environ 120 M€. A noter cependant une baisse significative du résultat net de Micropole, qui a fondu à 0,6 M€, contre 3,6 M€ en 2011. Christian Poyau explique son recul par une baisse de son chiffre d’affaires en France et dans son pôle formation.

 

Il détaille également les raisons de la contreperformance enregistrée par sa filiale en Suisse, pays où Micropole a perdu de 4 à 5 millions l’année dernière. Ce n’est pas anecdotique car la Confédération Helvétique représente environ 20% du chiffre d’affaires de cette SSII.  « La Suisse est la grosse déception de l’année 2012. Les banques locales ont ralenti leurs investissements du fait de la baisse des avoirs déposés en Suisse. Nous avons jamais vu cela. J’en parle en connaissance de cause car Micropole est le premier acteur français sur ses métiers en Suisse », explique Christian Poyau.

 

Micropole est confiant dans son redressement en 2013 

Le dirigeant de cette SSII se dit toutefois confiant dans le redressement de la situation financière de son groupe pour 2013 : « Nous visons un retour à la rentabilité, mais je ne sais pas si nous reviendrons dès cette année au niveau que nous avons connu en 2011. » Micropole avait enregistré 10% de croissance organique en 2011 après cinq années de croissance ininterrompue. Christian Poyau se déclare donc aujourd’hui un peu pénalisé par l’effet ciseaux généré par le recul de ses résultats en 2012.

 

Christian Poyau déplore l’allongement des délais de paiement

Et à l’instar de ses concurrents, Micropole l’est également en raison de l’allongement significatif des délais de paiement chez les grands comptes, mais pas seulement. « J’évalue le coût de ces retards pour Micropole à au moins 1 M€. Cette situation a bien évidemment impacté notre BFR. Toutes les sociétés de services IT en sont victimes, c’est un phénomène toujours très français... », indique Christian Poyau.  Fort heureusement, la situation financière de Micropole reste saine : « Nous disposons toujours d’un bon refinancement via une ligne bancaire de 8 ME que nous avions obtenu pour nos acquisitions, et que nous n’avons d’ailleurs pas dépensé en totalité. En outre, notre trésorerie reste significative ».

 

Pas question de sortir de la Bourse

Sortir de la bourse ou transférer ses actions sur Alternext n’est pas d’actualité chez Micropole. Christian Poyau reconnaît que « L’environnement boursier n’est pas favorable aux sociétés de services IT comme les nôtres. La Bourse ne nous apporte même rien actuellement, je le reconnais. Son seul intérêt est de pouvoir continuer à lever des fonds, ce qui n’est pas notre priorité actuelle. Cela coûterait une fortune à Micropole de sortir de la bourse, car 60% de notre capital est flottant. Aller sur Alternext nous coûterait d’ailleurs quasiment aussi cher ». Effectivement, les récentes sorties de bourse ont coûté cher à des acteurs tels que SQLI.

Moyenne: 5 (1 vote)
Réseaux sociaux :
Twitter Facebook Google LinkedIn

Autres articles sur le même sujet :

Mots clefs :