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La crise perdure dans le secteur IT selon le Cinov-IT

publié le mardi 10/03/2015

Dans une étude menée en janvier 2015 sur un panel de TPE et PME issues surtout de ses adhérents, le syndicat Cinov-IT note que la crise perdure au second semestre 2014 dans le secteur IT. En cause notamment, l’allongement des délais de paiement, des difficultés à recruter ainsi qu’à travailler sur les marchés publics. Le plan Cice n’est pas plébiscité.


La plupart des répondants sont d’accord sur au moins deux points : les délais de règlement se sont détériorés encore un peu plus au second semestre 2014. Dans 40% des cas, les délais de paiement dépassent les délais légaux. Par ailleurs, le petit nombre de revendeurs prêts à embaucher a rencontré des difficultés à trouver des candidats, tant commerciaux que techniciens. Fort heureusement, très peu d’entre eux (3%) ont procédé à des licenciements économiques sur la période, mais ce pourcentage pourrait légèrement augmenter (5%) au premier semestre 2015.

 

Les TPE PME travaillent encore peu avec les marchés publics

Par ailleurs, les TPE PME travaillent encore peu avec les marchés publics (-de 25% du CA dans 66% des cas). Leur accès est jugé difficile par la majorité des entreprises IT interrogées par le Cinov-IT. Celles travaillant en sous-traitance pour les marchés publics se disent déclarées dans 61% des cas (on est loin de la transparence…). Seule consolation, les délais de paiement pour les marchés publics semblent mieux respectés que pour les marchés privés.


Concernant le plan Cice (Crédit Impôts Compétivité et Emplois), le Cinov-IT constate que beaucoup d’entreprises IT ne connaissent pas ce dispositif et que certains ne l’utilisent, surtout par manque d’informations ou par peur d’un contrôle fiscal, une procédure assez couramment associée au Cice… Au final, seuls 33% des sociétés interrogés disent avoir bénéficié du Cice au second semestre 2014. Selon elles, ce dispositif leur a surtout permis de ne pas réaliser de pertes (34%), mais aussi d’augmenter un peu leurs marges et de maintenir les emplois (20%). Il compense quelque peu le manque à gagner lié aux charges imposées sur les heures supplémentaires.



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