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L’international et le Saas tirent la croissance des éditeurs de logiciels

publié le mercredi 14/11/2018

Au moins 1 tiers des 344 éditeurs de logiciels français interrogés pour la 8e édition du Top 250 du Syntec Numérique attribuent leur succès actuel à leur passage au Saas et à l’international. En revanche, une majorité d’entre eux subit une pénurie de talents qui freine leur développement.

 

2017 se caractérise encore une fois par de bonnes performances pour les 344 entreprises interrogées cet été par EY pour le compte du Syntec Numérique. Ce panel annonce une croissance moyenne de 12% de son chiffre d’affaires entre 2016 et 2017. Leur chiffre d’affaires cumulé représentait environ 15 milliards d’euros en 2017. Sept ans plus tôt, les 297 éditeurs de logiciels ayant participé en 2011 à la première édition de ce classement ne générait alors que 7,7 milliards d’euros au titre de l’exercice 2010.

 

Le SaaS représente 31% du chiffre d’affaires du panel en 2017

Le modèle SaaS (Software as a Service) représente une part croissante du chiffre d’affaires d’une majorité des 344 éditeurs de logiciels français interrogés. Dans le détail, le SaaS générait 31% du chiffre d’affaires de l’ensemble du panel en 2017.

En 2015, ces logiciels vendus comme des services ne représentaient que 25 % du chiffre d’affaires de son panel d’éditeurs, et seulement 22 % en 2014.

Allié aux offres Cloud, ce modèle constitue la priorité technologique n°1 pour 43% du panel. Leur rentabilité serait meilleure si les éditeurs ne subissaient pas de pertes liées à un recul de leurs revenus liés à la maintenance face à une recrudescence des coûts de redéveloppement / écriture des logiciels « on premise ».

 

Seuls 27% des éditeurs de logiciels hébergent leurs données en propre

En matière d’hébergement, seuls 27% des éditeurs de logiciels hébergent leurs données en propre. Les autres font majoritairement le choix de recourir à des prestataires externes pour sécuriser le stockage des données clients. Ils font alors majoritairement confiance à des datacenters qui deviennent partenaires de leurs activités. 41% des éditeurs établissent ainsi ce type de partenariat tandis que seuls 31% recourent à des fournisseurs Cloud. Ils sont par ailleurs 89% à estimer avoir mené les actions nécessaires en ce qui concerne le RGPD.

 

Un succès croissant à l’international

Cette croissance significative s’appuie sur une forte contribution des principales entreprises du marché mais aussi sur le dynamisme des plus petites. Autre constat intéressant, pour la première fois dans le Top 250, les éditeurs de logiciels français ont réalisé plus de 55% du chiffre d’affaires total du panel hors de France. Ce chiffre marquant est en revanche majoritairement porté par les acteurs réalisant plus de 100 millions de chiffre d’affaires. En effet, ces derniers représentent 74% du chiffre d’affaires de l’ensemble du panel et réalisent 59% de leur chiffre d’affaires à l’international sur 2017.

 

Un secteur toujours enclin à recruter, mais il fait face à une pénurie de talents

2017 a été dynamique sur le plan des recrutements, en France et à l’international. Les effectifs ont continué de progresser tant chez les ESN (Entreprises de Services du Numériques) ayant une activité d’édition de logiciels que chez les « pure players ». Entre 2015 et 2017, les effectifs totaux ont augmenté de 16% sur l’ensemble du panel, soit près de 25 000 emplois créés en deux ans, dont près de 10 000 emplois chez les "pure players". Les éditeurs de logiciels français peinent toutefois à recruter de nouveaux talents, en France bien sûr, mais aussi à l’international. Ainsi, 84% d’entre eux déclarent rencontrer des difficultés pour recruter, chiffre en hausse par rapport à la précédente édition.

 

Olivier Bellin

bellin@channelbp.com,

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