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L’ex DG de Computacenter France rachète CFI

publié le jeudi 18/12/2014

La SSDI CFI a changé de mains début décembre. Louis Benoliel, son fondateur en 1981, a vendu son fonds de commerce à… Henri Viard et Thierry Clabault, respectivement l’ex-DG et l’ex-directeur commercial de Computacenter France. Avec Gershon Cohen, cela fait trois anciens dirigeants expérimentés de cet intégrateur à la tête de CFI. Ont-ils une revanche à prendre sur Computacenter ?

 

 

Magazine ChannelBP (www.channelbp.com) : Pourquoi avoir racheté une SSDI comme CFI ?

Henri Viard, le nouveau directeur général de la SSDI parisienne CFI : C’est un projet que je mûris depuis très longtemps, en fait depuis la sortie de HEC, école de commerce où Louis Benoliel a fait également ses études. J’ai choisi de racheter CFI car cette entreprise possède la taille adéquate pour mon projet industriel. Nous pouvons donc nous inscrire dans une logique de développement à long terme, sans avoir les contraintes de reporting liées à la bourse, comme c’était le cas quand je dirigeais Computacenter en France. Je souligne au passage que je suis impressionné par la qualité de résistance d’un groupe comme CFI dans un univers de la distribution IT dominé par des acteurs parfois beaucoup plus gros que lui.

 

Reprenez-vous tout CFI ?

Oui, je reprends CFI dans son périmètre et sa forme actuelle. En 2014, CFI va réaliser environ 65 ME en 2014, ce qui une année assez moyenne pour le groupe selon Louis Benoliel.

 

Qui sont les actionnaires qui vous accompagnent dans cette reprise ?

Thierry Clabault, l’ex-directeur commercial de Computacenter France, et moi-même sommes les principaux actionnaires de cette reprise. Nous avons été accompagnés dans ce projet par IDF Capital, un fond d’investissement qui finance des projets jusqu’à 1.5 ME, à condition que les entreprises candidates aient une implantation en Ile-de-France.

 

Quels rôles allez-vous jouer dans le nouvel organigramme de CFI ?

Thierry Clabault et moi seront respectivement directeur général délégué et directeur général de CFI.

 

Pensez-vous modifier en profondeur la direction actuelle de CFI et les équipes en place?

Non, Gershon Cohen conserve son titre de directeur des opérations et Joël Brahami, celui de directeur commercial. Quant aux équipes en place, il n’y a pas de licenciements à l’ordre du jour, j’ai besoin de tout le monde sur le pont aujourd’hui. D’ailleurs, Louis Benoliel a accepté de nous aider à assurer la transition en 2015. Nous annoncerons nos projets et notre nouvelle organisation en février de l’année prochaine.

 

Cette acquisition se situe-t-elle dans un projet d’entreprise plus global comprenant d’autres acquisitions par exemple ?

Je suis très pragmatique. Nous devrons déjà réussir la reprise de CFI et démontrer notre capacité à bien développer cette entreprise avant d’envisager autre chose.

 

Trois anciens dirigeants de Computacenter France à la tête de CFI, dont Gershon Cohen qui a occupé le poste de DGA chez cet intégrateur IT avant vous, n’est-ce beaucoup ?

Je n’ai aucun soucis avec le fait que Gershon Cohen ait passé, tout comme moi, plusieurs années à la direction de Computacenter France, où il a laissé une bonne impression me semble-t-il.

 

Avez-vous une revanche à prendre sur Computacenter France, qui a décidé de se séparer de vous cette année ?

Je n’ai ni vengeance, ni revanche à prendre sur Computacenter, où j’ai passé près de 10 années de ma vie. Comme je vous l’ai dit, je réalise ici un projet de vie professionnelle important pour moi.

 

Prévoyez-vous de développer davantage la part des Services chez CFI, laquelle demeure assez faible dans son chiffre d’affaires global ?

Oui, mais auparavant, j’ai besoin de cartographier les services IT existants. CFI a du potentiel mais l’entreprise ne peut pas courir tous les lièvres à la fois. Ce groupe, qui est aujourd’hui positionné majoritairement sur le poste de travail en Ile-de-France, a peut-être aussi besoin de disposer d’une couverture plus nationale. Je veillerai à ce que nos offres collent mieux avec les demandes des clients, et notamment dans des domaines tels que le Cloud, la mobilité, le Big Data, etc.

 

Pensez-vous maintenir CFI dans le réseau Euralliance’s ?

Ce n’est pas une priorité. Cela dit, si Louis a maintenu CFI dans Euralliance’s, c’est qu’il y voyait un intérêt.

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