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L’Eben espère séduire 400 nouveaux adhérents dans le Numérique

publié le mardi 18/12/2012

Les procédures judiciaires opposant les dirigeants des ex-Ficome et FEB, deux organisations patronales de l’IT et de la bureautique qui ont fusionné en avril 2012 pour créer l’Eben, sont toujours actives. André Vidal, le président de cette nouvelle fédération, feint de les ignorer, car il souhaite rassurer ses troupes et en recruter de nouvelles. Il leur promet davantage de services pour des cotisations similaires.

 

Son objectif : recruter d’ici fin 2015 près de 400 nouveaux adhérents dans le Numérique. Des ambitions qui ne laisseront pas de marbre les autres syndicats patronaux du secteur, eux-mêmes en quête de nouveaux adhérents…

 

 

Magazine CBP : Le transfert au profit de la fédération des entreprises du Bureau et du Numérique (Eben) des actifs des ex-Ficome (fédération qui regroupait les sociétés spécialisées dans les réseaux et télécoms) et FEB (organisation patronale des distributeurs d’équipements de bureau, de papeterie, de systèmes d’impression, etc.), deux organisations professionnelles dissoutes, est-il bouclé ?

André Vidal, président de la fédération des entreprises du Bureau et du Numérique (Eben) et ex-président de la FEB : Oui. Le rapprochement entre la Ficome et la FEB pour créer la fédération Eben a été voté par leurs assemblées générales respectives sur la base d’accords rédigés par des juristes, et signés par les deux parties devant des notaires au printemps 2012. Je précise que toutes les actions et services proposés par la Ficome à ses adhérents sont maintenus, voire enrichis.

 

Dans quelles conditions est parti M. Silvano Trotta, l’ex-président de la Ficome ?

Nous avons longtemps laissé l’ex-président Trotta dire que la direction de la FEB l’avait exclu, que je désirais licencier tous les ex-permanents de la Ficome, et que nous voulions fermer cette organisation patronale. La réalité est tout autre. Tout d’abord, M. Trotta a envoyé sa démission le 29 juin 2012 après que nous l’ayons informé que l’Eben allait demander son exclusion en assemblée générale.  Au final, 30 de ses 32 membres l’ont d’ailleurs voté. Ensuite, si nous avons souhaité nous séparer de M. Trotta, c’est parce qu’il a commis des fautes au sein de la Ficome. Des procédures judiciaires sont en cours. La justice tranchera.

 

Avez-vous enregistré beaucoup de démissions d’adhérents suite aux contentieux entre la FEB et la Ficome ?

Cinq au total, pas un de plus. Je précise que le nombre de nos adhérents sera même plus élevé en cette fin 2012. En effet, des membres du groupement Resadia ont rejoint la Ficome, aujourd’hui dissoute, et tous ses membres ont adhéré à l’Eben.

 

Avez-vous constaté de mauvaises surprises sur le plan financier ?

Nous constatons qu’une centaine d’adhérents seulement ont réellement payé leurs cotisations à la Ficome en 2012, alors que l’on nous avait parlé du double…

 

Serez-vous  donc obligé d’augmenter les cotisations de l’Eben pour résorber d’éventuels déficits de la Ficome ?

Les cotisations de l’Eben n’augmenteront pas en 2013. Nos adhérents seront même ravis d’apprendre qu’elles baisseront légèrement et qu’ils bénéficieront en outre de nouveaux services.

 

Combien d’adhérents compte l’Eben après cette fusion entre Ficome et FEB ?

En incluant ceux de la Ficome, l’Eben compte plus de 2000 adhérents.

 

Pensez-vous que l’Eben est une organisation suffisamment représentative dans l’IT aujourd’hui ?

Oui. Cependant, je souhaite que les entreprises des télécoms et des réseaux soient davantage présentes dans l’Eben dès 2013. J’espère qu’elles pourront représenter rapidement de 10 à 15% de nos effectifs, soit au moins 200 acteurs. Nous regroupons déjà de nombreuses sociétés issues des univers du Mobilier de bureau, des systèmes d’impression informatique, etc., secteurs qui représentent chacun environ 20% des effectifs de l’Eben.

 

Combien d’adhérents l’Eben prévoit-elle de compter à court terme ?

Notre potentiel se situe entre 2300 et 2500 adhérents à horizon fin 2015, année qui verra la fin de mon mandat à la tête de l’Eben.

 

Pour atteindre un tel objectif, l’Eben ne va-t-elle pas devoir chasser sur les terres des autres organisations patronales du Numérique ?

Nous n’irons pas sur leurs terres sans raison. L’Eben vérifiera auparavant si telle ou telle société susceptible de nous rejoindre applique réellement la convention du ou des syndicats auxquels elle adhère. Car au final, l’entreprise qui ne le fait pas courre un gros risque. En effet, en cas de litige, les juristes demanderont probablement une requalification des conventions professionnelles signées, afin qu’elles soient réellement alignées avec le métier d’origine de leur client.

 

Pourquoi tous les syndicats professionnels du secteur Numérique, au sens large, multiplient les initiatives depuis 2012 pour gagner en représentativité ?

C’est le fruit d’une enquête de représentativité diligentée par le Gouvernement, qui veut réduire le nombre de syndicats non représentatifs. L’heure est donc aux rapprochements entre organismes patronaux représentatifs.

 

La direction de l’Eben souhaite-elle accueillir de nouveaux corps de métier ou se rapprocher d’une autre organisation patronale dès 2013 pour augmenter sa représentativité ?

Pas dans l’immédiat. Pour l’heure, ma priorité est d’apporter davantage de sérénité aux adhérents actuels de l’Eben, qui ont vécu des moments troublés. Une fois cela réglé, il est possible que nous présentions notre expertise à des sociétés issues d’autres corps de métier du secteur Numérique.

 

Quelles sont vos priorités pour l’Eben en 2013 ?

Améliorer les services proposés à nos adhérents, en optimisant les référentiels métiers, l’accès aux services juridiques, etc. Nous avons également mis à jour toutes les garanties de notre nouvelle assurance responsabilité civile, qui n’était plus opérationnelle. Enfin, notre commission informatique participe à l’enrichissement de la convention collective Eben.

 

Combien de commissions sont-elles actives au sein de l’Eben ?

L’Eben dispose de cinq commissions, soit une pour chacun des métiers de nos adhérents : fournitures de bureau et papeterie, mobilier de bureau, informatique, systèmes d'impression, numérique et télécoms. Cette dernière inclut les adhérents de la Ficome notamment.

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