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L’acquisition de LNA renforce le leadership de SCC face à Computacenter en France

publié le jeudi 08/09/2011

James Rigby, directeur général de SCC France, a donné sa première interview à CBP pour expliquer l’acquisition de la SSDI LNA. Dans un français impeccable, le fils du Pdg fondateur britannique du Groupe SCH, sa maison-mère, explique qu’il renforce son portfolio de grands clients dans l’Hexagone. Il n’exclut pas de réaliser d’autres acquisitions, notamment dans les services IT en France, même si ce pays génère déjà presque la moitié des 2,5MdE de son groupe.

 

 

CBP (Channelbp.com) : Pourquoi SCH, la maison-mère de SCC, a-t-elle acheté LNA et sa filiale FGD en septembre ?

James Rigby, directeur général de la SSDI SCC en France : Car SCC désire enrichir son adressage commercial en France en se dotant de grands clients que nous n’adressions pas ou peu. Le rachat de LNA nous permet d’accélérer l’acquisition de ces nouveaux clients, dans les comptes publics notamment.

 

L’acquisition de LNA survient quelques mois après celle de la SSDI française Top Info par Computacenter, votre grand concurrent, est-ce un hasard ?

Non, il est vrai que Computacenter est notre principal concurrent en France, surtout après l’acquisition de Top Info. Toutefois, ces opérations confirment que notre industrie de la distribution et des services IT est en pleine consolidation. On peut également constater l’existence d’opérations de croissance externes chez les grossistes également.

 

LNA demeurera-t-elle une entité indépendante ?

SCH conserve la marque LNA et son Pdg, Thierry Martin, nous accompagnera dans une durée longue, notamment sur la phase de transition.

 

Vos clients respectifs ne risquent-ils pas de voir un conflit d’intérêts dans le rapprochement de vos deux entités ?

Non, car SCH sera le garant de la séparation entre les activités de LNA et celles de SCC. Je précise que l’offre de LNA est aussi plus restreinte et qu’elle n’adresse pas tout à fait les mêmes marchés et clients, même si nous en partageons certains. En outre, LNA est surtout présent en Ile-de-France alors que l’implantation de SCC est au moins nationale.

 

Pourquoi avoir réalisé cette acquisition en France, pays où SCC et SCH sont déjà très présents, et non dans un autre pays européen ?

Car la France revêt un rôle stratégique pour le groupe SCH. Pour preuve, ce pays réalise à lui seul environ 45% des quelques 2,5 MdE de chiffre d’affaires que le groupe génère au niveau européen.

 

Combien pèsera SCH après cette transaction en France ?

SCC pèsera environ 750 ME en France cette année, chiffre auquel il faut ajouter les quelques 400 ME que réalisent ETC et Best’Ware, les deux grossistes IT du groupe SCH en France.

 

SCC est donc beaucoup moins présent dans d’autres pays européens ?

Oui, puisque que nous ne réalisons que 365 ME en Espagne et environ autant aux Pays-Bas. Par ailleurs, le groupe a vendu ses filiales en Allemagne et en Italie il y a deux ans.

 

L’acquisition de LNA renforce-t-elle votre modèle de distribution IT hybride, qui créé un back office commun pour vos activités de chaîniste et de grossiste IT ?

La beauté de notre modèle hybride est d’amortir nos coûts de fonctionnement grâce à un back office mutualisé performant, modèle que le Groupe SCH a également développé pour ses grossistes.

 

SCC ou SCH ont-ils d’autres acquisitions à l’étude ?

Oui, nous sommes toujours à la recherche de structures IT à acquérir pour renforcer notre savoir-faire dans la partie Volume, mais surtout dans les services, en France notamment.

 

D’ailleurs, n’est-il pas curieux que SCC ait acheté un revendeur comme LNA, plutôt qu’une société de services, qui aurait dopé l’activité Services de SCC en France ?

Peut-être. En France, les services ne pèsent qu’environ 15% du chiffre d’affaires de SCC, contre plus de 20% en UK, mais la marge réalisée en France est tout de même conséquente.

 

Est-ce que cela pose un problème à SCC d’acquérir une SSDI comme LNA, où l’actionnariat est plutôt familial, comme pour son concurrent Top Info d’ailleurs, lui-même acquis par votre concurrent Computacenter ?

Non, car la structure capitalistique de SCH est également familiale, comme celles de certains de nos concurrents en France, même si nous avons sans doute des processus plus développés que certains d’entre eux.

 

Comment voyez-vous évoluer le marché français de la distribution IT ?

Le marché français est tiré vers le bas par les acheteurs. D’ailleurs, la marge réalisée en France sur les produits IT est souvent plus faible que dans d’autres pays européens. En outre, les conditions de paiement y sont défavorables, malgré les corrections apportées par la loi LME. C’est d’autant plus problématique que les entreprises françaises sont notoirement sous-capitalisées.

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