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Joyent défie VMWare dans la virtualisation des applications et le Paas

publié le mercredi 16/11/2011

Présentant ses solutions de virtualisation des applications et de Paas comme des alternatives crédibles à l’offre de VMWare, l’éditeur californien Joyent connaît un succès croissant en Europe. En France, il désire étoffer son réseau de distribution en recrutant de nouvelles sociétés de services IT. Philippe Weppe, son vice-président pour la zone EMEA, souhaite également faire baisser les coûts d’accès au Cloud. Il estime en effet que « le Cloud ne peut se développer rapidement car les technologies IT utilisées sont trop chères ! ».

 

 

CBP (channelbp.com) : Comment expliquez-vous le succès croissant des outils de virtualisation des applications et de l’offre Plateforme as a service (Paas) de Joyent ?

Philippe Weppe, vice-président EMEA de l’éditeur californien Joyent : Joyent propose une plateforme alternative crédible dans le Cloud Computing qui intéresse les clients, car nous ne virtualisons leurs ressources IT qu’en fonction de leurs besoins.

 

Votre offre de virtualisation des applications est-elle compatible avec les infrastructures logicielles existantes dans les entreprises ?

Oui, mais c’est une aberration de mettre dans le Cloud d’anciennes applications, surtout si le client ne leur associe pas les notions de services à la demande et d’élasticité. Sauf à vouloir seulement transformer son Capex en Opex dans l’IT.

 

Comment distribuez-vous votre offre Paas en France ?

Nous distribuons notre offre Paas Smart Datacenter en indirect depuis près de deux ans en Europe.

 

Joyent aide-t-il ses partenaires à démontrer sa technologie Paas ?

Tout à fait. Pour preuve, nous avons bâti avec eux trois centres de démonstration de nos technologies Cloud en France. Capgemini disposera bientôt d’un Solutions Center orienté mobilité et M2M, là où Neurones et SCC ont déjà investi cette année dans la présentation de nos offres de Cloud privé Smart Datacenter. Joyent dispose aussi en Italie d’un Cloud privé pour permettre à nos clients européens de réaliser des tests.

 

Avez-vous assez de revendeurs en France ?

Joyent aimerait bien disposer au moins d’un quatrième VAR en région pour développer notre offre. Nous pourrions aussi faire appel à un opérateur télécoms alternatif pour jouer la carte de la convergence entre informatique et télécoms.

 

Comment leur transférez-vous vos technologies ?

Joyent les forme avec l’aide de son programme VAR Enablement. Une fois agréés, nos VAR sont autorisés à déployer un centre d’expertise Joyent et à le promouvoir auprès des clients. Nous les dotons également d’une expertise leur permettant d’accompagner leurs clients dans la conduite du changement.

 

Les dotez-vous des outils nécessaires pour faciliter le déploiement de vos solutions de virtualisation et de Paas en clientèle ?

Nos partenaires agréés disposent par exemple d’outils leur permettant de mesurer pour le client les bénéfices liés au transfert d’une application dans le Cloud. Tout d’abord, ils la testent, et si les performances obtenues sont bonnes, ils lui conseillent de passer au Cloud. Sinon, nos partenaires lui préconisent de commencer par virtualiser ses infrastructures IT et ses applications.

 

Qui pilote vos partenaires en France ?

Notre département VAR Enablement est dirigé au niveau européen par Fabien Niget, un ex-salarié d’Orange OBS.

 

Est-ce que le Cloud se développe assez rapidement en France ?

Le Cloud Computing ne peut pas se développer rapidement en France car les technologies IT utilisées sont trop chères ! D’ailleurs, y-a-t-il un acteur en France capable de concurrencer Amazon en proposant une offre de Cloud public à moins de 40 euros par mois et par utilisateur ? Non. La plupart du temps, cela coûte au moins le double chez les telcos européens tier one, car tous ont choisi les technologies de HP, Cisco et VMware pour monter leurs infrastructures Cloud. Quant aux éditeurs, ils sont trop liés aux infrastructures IT traditionnelles pour l’instant.

 

Comment rendre le Cloud plus abordable ?

La solution consiste par exemple à utiliser un système d’exploitation virtuel dédié à l’installation et à la gestion des applications dans le Cloud, tel le SmartOS de Joyent, et pas uniquement celui de VMware, qui est davantage dédié aux infrastructures IT. Vous pouvez également souscrire à l’offre de Cloud public de Joyent. Elle permet à nos clients de réaliser des économises importantes sur leurs budgets IT, hors applications. Aux Etats-Unis, le Cloud public de Joyent compte déjà plus de 20 000 clients.

 

Joyent propose-t-il une approche Cloud public « low cost » ?

Non, tous les opérateurs du Cloud se refusent à faire du « low cost », car cette approche commerciale est encore perçue négativement par les clients. Elle est également incompatible avec une vraie qualité de service (SLA). Il est impossible de diviser par deux le coût du Cloud, car personne ne peut multiplier par deux les performances techniques offertes au client, ou réduire par deux le coût de la virtualisation de ses applications. Il ne faut pas s’arrêter aux seules économies réalisées sur les infrastructures IT on premice.

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