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Jacques Heller réorganise Amosdec au sein d’Avnet TS

publié le mardi 13/09/2011

Le nouvel état-major d’Amosdec, un Vad français spécialisé sur l’offre de virtualisation de VMWare qui a été racheté cet été par son homologue américain Avnet, a dévoilé le 12 septembre sa nouvelle organisation au sein de sa division Technology Solutions Entreprise Business. En France, cette entité est pilotée désormais par Jacques Heller, ex-directeur général d’Amosdec. Quant à Serge Aziza, son PDG-fondateur, il explique avec Graeme Watt, président d’Avnet TS en EMEA, les raisons de leur alliance.

 

 

Serge Aziza, PDG-fondateur d’Amosdec, accompagnera son entreprise dans la période de transition post-acquisition. Il se réjouit de la nomination de Jacques Heller, son ex-directeur général, à la tête d’Avnet Technology Solutions (TS) Entreprise Business (TSEB). Cette division regroupe les activités informatique d’entreprise à valeur ajoutée de ce grossiste IT américain. En France, elle accueille désormais en son sein Amosdec, ainsi que l’activité informatique de la filiale française de Bell Micro, un autre Vad américain acheté en 2010 par Avnet.

 

L’ex-Amosdec élargit son périmètre et son catalogue produit

« Nous avons déjà rapproché les forces commerciales et marketing d’Amosdec de celles d’Avnet, mais l’intégration n’est pas terminée », explique Jacques Heller. « C’est une petite fusion, car nous récupérons que neuf salariés d’Avnet. En interne, nous avons rassuré les salariés d’Amosdec  sur leur avenir et nous ne nous séparerons de personnes ».

L’homme fort de ce nouvel ensemble élargit son portfolio de produits IT bien au-delà de la virtualisation. Jacques Heller doit désormais gérer d’autres fournisseurs IT que ceux qui participaient directement à l’écosystème de son principal fournisseur : VMWare. Ainsi, les serveurs Nec rejoignent le catalogue produits de TSEB, suite à un accord de distribution signé récemment par Avnet. D’autres marques suivront selon Graeme Watt, président d’Avnet TS sur la zone EMEA, qui précise « qu’Avnet aidera Jacques Heller à investir davantage dans la sécurité des infrastructures et des réseaux IT ».

 

Ne pas trop diluer la valeur ajoutée des Vad au sein d’Avnet TS

La nomination de Jacques Heller à la tête de ce nouvel ensemble, qu’il dirige depuis le siège d’Amosdec à Courbevoie (92), et non depuis le siège d’Avnet au sud de Paris, est un signe fort de la volonté d’Avnet de ne pas trop diluer la valeur ajoutée de ses acquisitions dans Technology Solutions, division qui génère environ 11 MdS de chiffre d’affaires au plan mondial. Cependant, pas question de parler d’indépendance ici. Graeme Watt a été clair sur le sujet : « Ces deux Vad sont devenus des entités Avnet et, à ce titre, nous ne conserverons pas les noms d’Amosdec et de Bell ».

 

Pourquoi Serge Aziza a-t-il choisi l’offre d’Avnet ?

A la question de savoir pourquoi Serge Aziza a accepté l’offre d’Avnet, et non celles de ses concurrents, dont Tech Data, qui le courtisaient pourtant depuis des années, le PDG-fondateur de ce Vad a répondu ceci : « Le montant du chèque n’était pas le seul élément à prendre en compte. Le facteur humain a aussi beaucoup joué. Je souligne d’ailleurs que la qualité de la relation que nous avons noué avec Dieter Lott, le vice-président du développement d’Avnet TS en Europe, a joué un rôle important dans le rapprochement des deux groupes ». Un avis partagé par Jacques Heller, qui précise qu’Avnet a présenté toutes les garanties nécessaires à la direction d’Amosdec sur la conservation de ses équipes. Une affaire d’Homme en somme, mais pas seulement.

 

Une carte difficile à obtenir chez VMWare

Deux raisons ont présidé à l’acquisition d’Amosdec par Avnet. L’une est financière, et l’autre, stratégique. S’il n’est pas unique, le savoir-faire d’Amosdec dans la distribution de produits de virtualisation IT est suffisamment rare pour être prisé. Surtout par des grossistes IT qui désirent renforcer leurs pôles Logiciels et Services et se positionner sur le marché porteur de la virtualisation du système d’informations.

L’acquisition d’Amosdec ouvre à Avnet les portes de la distribution de VMWare en France, au nez et à la barbe de ses rivaux. Comme eux, ce Vad n’aurait probablement pas pu obtenir cette carte lucrative autrement dans l’Hexagone, même s’il distribue déjà cet éditeur dans d’autres pays européens.

En effet, à l’instar de nombreux autres fournisseurs IT, américains notamment, VMWare est entré depuis 2010 dans une politique de rationalisation intensive de son réseau de grossistes sur le Vieux Continent. Par conséquent, pas question pour lui de donner sa carte à un nouveau distributeur en France, sachant que ses produits y semblent déjà bien distribués.

 

Une entreprise rentable

Dieter Lott, le vice-président du développement d’Avnet Technology Solutions en Europe, et son ex-CFO, légitime également la pertinence de l’acquisition d’Amosdec, sur le plan financier cette fois : « Avnet utilise des critères strictes pour évaluer la pertinence d’une acquisition, dont le principal est la rentabilité de l’entreprise ciblée. Or, avec au moins 12,5% de retour sur le capital investi, Amosdec est en ligne avec nos objectifs de rentabilité. Ce faisant, nous lui donnerons les moyens de développer davantage son activité ». Ceci étant, rappelons que Bell Micro, sa précédente acquisition, n’était pas au mieux de sa forme financière quand Avnet l’a acheté. Mais ce grossiste en avait besoin pour récupérer certaines marques et marchés dans le stockage et les composants, en France notamment.

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