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HP licencie 6.400 salariés supplémentaires

publié le mercredi 20/05/2009
Le numéro un des PC a annoncé le 19 mai qu'il supprimera encore 2% de ses effectifs mondiaux, soit 6.400 emplois d'ici début 2010. HP avait déjà annoncé 25 000 suppressions d'emplois en septembre 2008 après l'intégration de la SSII EDS. Sa direction indique qu'elle restructure surtout ses pôles équipements IT, dont les ventes sont en fort recul au deuxième trimestre 2009, au profit de son activité Services. Une nouvelle pierre, une de plus, dans le jardin des sociétés de service IT qui investissent pour collaborer avec HP. D'ailleurs, son modèle commercial s'apparente de plus en plus à celui d'IBM... Global Services.

HP a justifié ses nouvelles suppressions de postes par la publication d'un bénéfice net trimestriel, clos le 30 avril, en recul de 17%à 1,7 milliard de dollars, pour un chiffre d'affaires également en baisse de 3 % à 27,4 Md$. Des résultats plombés par une forte chute de ses ventes de matériel dans toutes les divisions, hors celle dédiée aux Services.

Fort recul des ventes de ses produits de commodité... et haut de gamme
Dans les PC par exemple, avec 8,2 Md$ de CA sur la période, les ventes de sa division Personal Systems (PSG) ont enregistré une baisse de 19%, essentiellement dans les PC de bureau (-24%), sans surprise, mais également dans les PC portables (-13%), ce qui est plus préoccupant pour l'industriel. En effet, le marché de la mobilité demeure en croissance en dépit de la crise économique, comme en témoigne les résultats d'Acer dans ce domaine.
Les ventes d'imprimantes d'IPG ont également chuté de 23% à 5,9 Md$, avec un recul de 14 % de ses revenus dans les consommables, la principale source de marges de HP. Ses livraisons d'imprimantes ont également reculé de 27 %. Le constructeur indique qu'il est ici en partie victime d'un déstockage dans son réseau de distribution. Enfin, les ventes de sa division ESS dans les serveurs et systèmes de stockage ont chuté de 28% à 3,5 Md$, et celles de son pôle logiciels de 15% à 880 M$. Précisons que ses revenus dans les serveurs standards et haut de gamme ont décliné de 29 % chacun. Ceux de ses serveurs Blade n'ont reculé que de 12 %.

Un chiffre d'affaires Services en forte progression grâce à EDS
Autre sujet d'inquiétude pour HP, ses ventes aux entreprises ont aussi davantage reculé (-22%) que celles au détail (-16%). On peut y voir les effets de la crise économique sur la baisse des investissements IT des entreprises bien sûr. Mais pas seulement. Peut-être que certains de ses revendeurs ont moins poussé ses produits lors des appels d'offres, ou même promu d'autres marques, dans les imprimantes notamment, histoire de rappeler à HP qu'ils n'apprécient pas ses efforts dans la vente de matériel en direct, ni la suppression de certaines marges arrière en mai, ou encore, ses investissement massifs dans le déploiement de services IT.
Son pôle Services a tiré - à nouveau - les bénéfices de HP au deuxième trimestre 2009, puisqu'il a enregistré un bénéfice opérationnel de 1,172 Md$ suite à l'acquisition d'EDS. Avec 8,5 Md$ de chiffre d'affaires et une rentabilité de 1,2 Md$ sur la période, contre 507 M$ un an plus tôt, cette division représente désormais la plus grosse contribution au chiffre d'affaires du groupe. HP lorgne ici toujours plus sur IBM Global Services. Dans le détail, ses activités d'infogérance d'infrastructures IT ont généré un chiffre d'affaires de 3,8 Md$, contre 2,4 Md$, 1,5 Md$ et 709 M$ respectivement pour les services liés aux technologies, aux applications et à l'infogérance de gestion des processus.

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