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Hardis dévoile ses offres dans le Cloud

publié le lundi 05/09/2011

Spécialiste de l’infogérance d’infrastructures IT, du test logiciel et du décisionnel, l’intégrateur Hardis lance ses premières offres Saas et Paas. Et plus rapidement que nombre de ses concurrents affirme Nicolas Odet, son directeur des Services, du Marketing et de la Communication. En effet, Groupe Hardis s’est doté cette année de plusieurs briques indispensables dans le Cloud, dont un savoir-faire sur le provisionning des ressources techniques et le paiement des produits à la consommation.

 

 

 

CBP (Channelbp.com) : Quels types de services Hardis propose-t-il en 2011 ?

Nicolas Odet, directeur du marketing et la communication, ainsi que des services de Hardis, un intégrateur/éditeur créé en 1984 : Groupe Hardis propose différents types d’offres de régie et de services, en décisionnel notamment. Notre centre de Rennes possède des compétences en BI acquises auprès d’éditeurs tels que Business Objects, Oracle, etc. Le groupe possède également une offre décisionnelle davantage orientée TPE-PME, le plus souvent éditée en open source par des éditeurs tels que My Report ou encore Prelytis.

 

Hardis ne propose-t-il pas également des prestations de conseil depuis 2010 ?

Si effectivement. Hardis Conseil, notre filiale de conseil est davantage spécialisée dans le test logiciel. C’est un marché à part entière qui se développe rapidement. Pour information, la partie test peut représenter environ 20% du budget de production d’un logiciel !

 

Hardis Conseil vous a-t-il permis d’augmenter votre volume d’affaires chez vos clients existants ?

Cette filiale nous a permis de récupérer de nombreuses affaires dans le développement spécifique et forfaitaire de projets IT, y compris chez nos clients existants. Hardis Conseil joue un rôle important pour notre groupe, car le client veut désormais être présent à tous les échelons du projet, y compris au niveau de la recette, domaine où il faut être toujours plus professionnel sur la gestion du périmètre fonctionnel. L’un des points forts d’Hardis.

 

Disposez-vous d’une offre en infogérance également ?

Oui. Nous avons créé notre savoir-faire dans l’infogérance d’infrastructures IT il y a 10 ans, suite à l’abandon progressif d’un modèle économique basé historiquement sur la revente de produits. Hardis a développé cette année un savoir-faire sur le provisionning des ressources techniques et le paiement des prestations et produits à la consommation, deux briques qui complètent utilement nos compétences en infogérance. Fort de cette double expertise et de l’industrialisation de nos offres de virtualisation, Hardis se positionne désormais dans le Cloud plus rapidement que nombre de ses concurrents.

 

Quelles sont vos prestations dans le Cloud ?

L’offre Cloud d’Hardis est triple. D’une part, nous accompagnons les éditeurs dans leur passage au mode Saas ; d’autre part, nous proposons à nos clients et prospects des service d’infogérance, que nous déployons dans des nuages privés ou semi privés, de préférence. Enfin, Hardis lance cet automne Cloud Studio, une plateforme de développement pour proposer une offre Paas à nos clients.

 

Vos clients sont-ils prêts désormais à acheter plus facilement des offres Saas ou Paas ?

Quand nos clients nous demandent de connaître nos tarifs pour les modes licence, Saas et infogérance, c’est qu’ils sont prêts à basculer rapidement vers l’infogérance, voire le Saas. Un nombre croissant d’entre eux veut profiter de la souplesse offerte par le cloud, mais ils souhaitent continuer également à bénéficier de services d’infogérance personnalisés, payables à la consommation si possible. Je précise qu’une vente sur trois de Reflex, notre solution de gestion logistique pour les transporteurs, est réalisée en mode infogéré. Ce constat nous a incité à passer Reflex en mode Saas dès septembre, pour les affaires limitées à 15 utilisateurs dans un premier temps. Ainsi, nous ne cannibalisons pas nos clients existants. Quant à Saphir, notre logiciel de paie, il est vendu uniquement en mode externalisé.

 

Le Cloud intéresse-t-il également vos clients dans le décisionnel… ?

Concernant le décisionnel, certains de nos clients s’intéressent un peu plus au Cloud désormais. Je constate même actuellement un regain d’intérêt quand il s’agit de déployer un nouveau projet et de nouvelles applications. Toutefois, beaucoup de PME ne veulent pas encore entendre parler d’externalisation de leurs données, sauf quand leur division métier est demandeuse, et la DSI, suiveuse.

 

… et le Test ?

Les clients d’Adelia, notre plateforme de développement et de Test sur AS400, peuvent basculer assez rapidement dans cet environnement.

 

Combien Hardis a-t-il déjà de clients pour ses différentes offres Cloud ?

Le groupe revendique environ 70 clients sur ses trois principales offres cloud, et surtout, de nouveaux clients en infogérance.

 

Le Cloud sera-t-il une source de revenus pour Hardis cette année ?

Oui, puisque la direction d’Hardis estime que le Cloud générera de 25 à 30% de sa croissance en 2011. L’année dernière, le groupe a annoncé un chiffre d’affaires de 47,3 ME.

 

Vos prestations Cloud sont-elles hébergées dans votre propre data center ?

Non. Hardis a choisir d’externaliser sa capacité d’hébergement en tier 3 chez des spécialistes tels que Completel et SFR/IBM, à Lyon et Grenoble respectivement. Nous possédons un petit data center de production en propre, mais ce n’est pas notre métier de créer des data centers.

 

Que vous a apporté la création de votre Centre de services ?

Créé dès mi 2009, ce centre de services a aidé Hardis à industrialiser ses prestations et à beaucoup progresser sur les technologies PHP (Java, .Net, Php, etc.). Son succès a aussi permis au Groupe de réaliser des croissances à deux chiffres en 2010 et 2011, et de doubler le nombre de salariés dans ce centre.

 

Hardis a-t-il prévu d’accélérer sa croissance en procédant, à nouveau, à une acquisition cette année ?

Le groupe ne réalisera pas d’autres acquisitions cette année, a priori. Hardis a déjà acquis en 2010 un éditeur qui nous a apporté la solution Reflex. Son intégration est en cours de finalisation, de même que l’harmonisation de nos offres respectives et leur industrialisation.

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