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G. Mamou-Mani entrevoit la sortie du tunnel pour Groupe Open

publié le mardi 22/03/2011

Groupe Open a connu une embellie en 2010 après deux années de restructuration difficiles. Certes, le résultat net de cette SSII reste négatif à -1,1 ME, mais il était à -23,6 M€ en 2009. Son résultat opérationnel est lui repassé dans le vert à +5,5 M€, contre une perte de 21,3 M€ en 2009. Des résultats que Guy Mamou-Mani, co-président de Groupe Open, juge conformes avec son plan d’actions. Il annonce un retour à la rentabilité dès 2011 et la réalisation de petites acquisitions en France, dans le conseil notamment.

 

 

CBP (Channelbp.com) : Comment expliquez-vous les résultats en demi-teinte de Groupe Open sur 2010 ?

Guy Mamou-Mani, co-président de la SSII Groupe Open : 2010 a été un point d’inflexion pour Groupe Open. Je souligne que, conformément à nos objectifs, nous sommes parvenus à boucler nos deux années de réorganisation, à industrialiser nos offres de services et à transformer notre modèle économique.

 

2011 sera-t-elle l’année du retour dans le vert pour Groupe Open ?

Groupe Open a pour objectif de conforter sa position dans le Top 10 des SSII françaises. Notre croissance organique sera de l'ordre de 5% en moyenne par an jusqu'en 2013 pour obtenir un Résultat Opérationnel Courant en croissance en 2011 et 2012, afin d’atteindre 8% en 2013.

 

Vos objectifs ne sont-ils pas un peu ambitieux pour 2011 ?

Non, car de nombreux signaux sont désormais passés au vert chez Groupe Open. Ainsi, la balance de nos recrutements est de nouveau positive depuis le 2e semestre 2010 et notre Taux Journalier Moyen (TJM) est en progression à 393, contre 386 en 2009. Par ailleurs, nous sommes passés de 85 à 87% en taux d’occupation, et nous visons 90% en 2011.

 

Comment expliquez-vous alors la décroissance organique de 10% de votre chiffre d'affaires 2010, qui redescend à 260 M€ ?

Cette décroissance illustre la diminution du nombre de collaborateurs productifs, lesquels étaient 2800 au 31 décembre 2010, contre 3 150 un an avant. Le retour à la croissance de notre chiffre d’affaires sera progressif et indexé sur nos futurs recrutements. Groupe Open prévoit de recruter environ 800 nouveaux collaborateurs en 2011.


Cette croissance sera-t-elle purement organique ?

Le plan stratégique de Groupe Open prévoit de réaliser de petites acquisitions ciblées d'ici 2013. Elles représenteront un chiffre d'affaires de l'ordre de 30 millions d'euros.

 

Quels types d’acquisitions envisagez-vous de réaliser ?

Notre objectif ici n’est pas de réaliser des acquisitions structurantes, mais de produire de la croissance. Dans le conseil notamment. D’ailleurs, Groupe Open a récemment recruté Jean-Claude Turri pour diriger sa filiale Conseil, qui emploie une vingtaine de salariés en ce début 2011. J’espère qu’elle en comptera 150 d’ici fin 2012.

 

Ces acquisitions seront-elles situées en France ?

Groupe Open procédera à une ou deux petites acquisitions, en France. Car nous avons besoin de consolider notre base, avant même d’envisager d’opérer une croissance importante en Europe. En effet, ce type d’internationalisation nous obligera à produire le même effort de réorganisation que celui que nous venons de boucler pour la France.

 

Avez-vous les moyens de financer ces acquisitions et ces recrutements simultanément en 2011 ?

Open a toujours eu une situation financière très saine. Suite à la revente du grossiste Logix, Groupe Open a reçu les moyens de financer sa restructuration et son retour progressif à la croissance. Nous affichons 38,4 M€ de trésorerie actuellement. Nos capitaux propres avoisinent 87 M€, pour une dette financière nette en amélioration. Elle s’établit à 34,6 M€, contre 51,4 M€ en 2009.

 

Quels sont les services qui vont tirer votre croissance en 2011 ?

Groupe Open pousse les services qui créent de la valeur pour lui et ses clients, telles que les offres de PRA, qui emploient 150 salariés, de TMA, etc. Nous allons tirer les dividendes de l’industrialisation de nos quatre centres de services français qui opèrent nos services d’externalisation. Nous privilégions le near shore en province et, contrairement à certains de nos concurrents, notre objectif n’est pas de vendre de l’off-shore. Si nous nous lançons actuellement une unité en Chine actuellement, c’est uniquement pour suivre l’internationalisation des grands comptes français.

 

Quelles sont les technologies IT les plus demandées par vos clients ?

Groupe Open a beaucoup investi en 2010 pour développer ses équipes et compétences dans le MtoM, la mobilité, etc., afin de répondre à la demande de nos clients.

 

Toutes vos offres de services sont-elles rentables aujourd’hui ?

L’effort de restructuration accompli ces deux dernières années par nos équipes Services permet à Groupe Open d’avoir le même niveau d’industrialisation que les grands acteurs des services IT. Mieux, nous avons réussi à décloisonner l’exécution au plan national des contrats chez nos clients.

 

Groupe Open prévoit-il de construire des offres Saas et Cloud ?

La direction de Groupe Open pense que la transformation des modèles économiques induite par le cloud est importante. Nous procéderons donc à une annonce importante début avril dans le but de créer une offre dans ce domaine.

 

Pouvez-vous dirigez simultanément Groupe Open et le Syntec Numérique, deux structures en pleine évolution ?

Oui. J’ai pris cette décision de concert avec mes associés. Groupe Open est dirigée par deux co-présidents, dont Frédéric Sebag, qui assure le suivi quotidien de l’entreprise. Le président du Syntec Numérique devrait être obligatoirement celui d’une entreprise comme Groupe Open. En effet, je vie au quotidien les sujets et enjeux que je défends pour la profession.

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