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Gérald Karsenti détaille la stratégie de HP dans les PC

publié le mercredi 07/09/2011

Promu Pdg de HP France en juillet 2011, Gérald Karsenti est monté au créneau le 6 septembre pour justifier l’arrêt cet été des tablettes PC et smartphones sous WebOS. Il a également légitimé l’annonce d’ici décembre d’une possible filialisation de la division PC (PSG), voire de la vente de tout ou partie de ses activités. Même si HP opte pour cette dernière option, Gérald Karsenti estime que PSG dispose des moyens de conserver sa position de numéro un mondial des PC.

 

 

Désormais, HP privilégie l’option d’une filialisation de sa division PC (PSG) dès 2012. Gérald Karsenti justifie ainsi cette stratégie : « En mettant PSG à l’extérieur de HP, ses équipes gagneront en vélocité, ce qui permettra à cette entité de demeurer le leader mondial des PC. En outre, PSG gagnera aussi en autonomie, puisqu’elle ne dépendra plus uniquement de décisions provenant du conseil d’administration de HP, dont les arbitrages ne s’effectuent pas toujours en sa faveur. ». Le dirigeant estime que le changement de stratégie de HP dans les PC est le fruit « d’une recomposition du paysage suite à une évolution des usages des utilisateurs. A ce titre, cela n’a aucun sens de déclarer que le PC est mort ».

 

Précision intéressante, Gérald Karsenti considère également que PSG est la division de HP la plus évidente à filialiser dans l’immédiat, car elle est autonome dans sa nouvelle stratégie orientée davantage vers les services et les logiciels. Il estime ainsi qu’il est moins impactant pour le groupe de filialiser son activité PC que sa branche Logiciels, « car lorsque HP réalise une acquisition dans les logiciels, elle bénéficie immédiatement aux divisions spécialisées dans le stockage, les serveurs, et les réseaux, etc. »

 

 

PSG : filialisation ne signifie pas cession obligatoirement 

Et en cas de filialisation, PSG aura-t-elle les moyens de poursuivre seule son développement et ses investissements, ne serait-ce qu’en R&D, surtout si elle n’est plus une entité appartenant à 100% à HP ? Ou si elle n’a plus accès au back office et à la logistique internationale de son ex-maison mère ?

 

Gérald Karsenti se dit confiant dans son avenir, « Nous ne sommes pas en train de saborder une activité profitable depuis le rachat de Compaq. PSG affiche l’une des meilleures profitabilités du secteur avec ses 5 à 6% de marges et un chiffre d’affaires de plus de 40 Md$. Seule, elle figurerait au moins dans le top 10 mondial des acteur de l’IT, voire dans le top 5. A titre d’exemple, Apple réalise 65 Md$ de dollars ». Il récuse aussi l’idée selon laquelle HP voudrait se séparer de PSG parce les PC ne dégagent pas une rentabilité aussi importante que ses divisions Services et Logiciels. « Si PSG était une charge pour HP, qui empêche le développement et l’accroissement de la marge de ses divisions Logiciels et Services, le groupe vendrait cette division ».

 

Le Pdg de HP France s’est toutefois empressé de préciser que « scission ne signifie pas pour autant cession ». Selon lui, si HP avait déjà décidé de vendre PSG, il aurait pris les mesures nécessaires pour vraiment « embellir la mariée » afin de la vendre au meilleur prix. C’est encore possible… Rappelons tout de même que HP n’a pas encore écarté définitivement une possible cession de tout ou partie de PSG après son éventuelle filialisation dès 2012. Il y a des précédents dans l’industrie IT, chez IBM notamment avec la vente ses PC à Lenovo.

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