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Eurocloud va promouvoir la valeur d'usage du Cloud

publié le lundi 16/07/2018

En accueillant dès 2018 des DSI et des ESN dans ses rangs, Eurocloud France espère atteindre 300 membres en 2020, contre 160 aujourd'hui. Cette ouverture aux clients finaux et aux revendeurs s'accompagne pour cette association d'une nouvelle campagne d'évangélisation sur la valeur d'usage du Cloud, et non plus seulement sur ses technologies.

 

Magazine CBP (www.channelbp.com) : Que pensez-vous des mesures annoncées lors de la Cloud Week Paris 2018 par Mounir Mahjoubi, secrétaire d'État chargé du Numérique, pour favoriser l'utilisation du Cloud par le secteur public ?

Francis Weill, président depuis le printemps 2018 d'Eurocloud France, une association de promotion des services et produits Cloud : Les problématiques Cloud évoquées par le Ministre Mounir Mahjoubi sont intéressantes, mais certaines d'entre elles ont été déjà soulevées par les gouvernements précédents, qui n'ont rien fait parfois... Toutefois, il me semble que ce Gouvernement est plus à l'écoute sur les questions du Numérique que ses prédécesseurs.

 

Qu'elles actions Eurocloud prévoit-elle de mener en réponse à son discours ?

Eurocloud étant la seule association spécialisée dans la promotion du Cloud en France, nous allons saisir la main tendue par le Ministre pour accompagner l'Etat dans son passage au Cloud. Nous allons aussi rassembler d'autres associations pour en parler avec elles et lui faire des propositions pour créer cette Nation Cloud. L'enjeu du passage au Cloud est un enjeu de taille pour le Gouvernement, qui doit entendre toutes les associations, et notamment Eurocloud, qui a une position particulière dans ce domaine.

 

La mission d'Eurocloud n'est-elle pas bientôt terminée maintenant que le Cloud est presque devenu un produit de commodité ?

Le Cloud est certes devenu un produit de commodité car on peut acheter une instance facilement avec une Carte Bleue. Mais le Cloud n'est pas mort. C'est même devenu un terme utilisé comme synonyme de moteur de l'innovation technologique dans les entreprises. En revanche, Eurocloud doit refaire l'évangélisation que notre association avait réalisé il y a des années sur le Iaas et le Saas pour expliquer aux clients la réelle valeur d'usage des technologies Cloud et leur lien avec les infrastructures IT. Les clients s'intéressent aux notions de Cloud hybride et aux valeurs d'usage qu'il porte, mais celles-ci ne sont pas encore toujours claires. Par exemple, que fait-on de ses données ? Quelle sont leur sensibilité au risque ? Quelle architecture déploie-t-on pour les gérer de manière redondante ?

 

Quelles sont vos priorités pour 2018 en tant que nouveau président d'Eurocloud en France ?

Nous allons positionner davantage Eurocloud sur les valeurs d'usage liées à l'utilisation des outils Cloud. Ainsi, même si Eurocloud n'est pas une association de DSI, elle prévoit d'en accueillir davantage afin de créer du liant entre le Cloud et les usages recherchés par les utilisateurs. Nous allons également étoffer nos rangs pour y accueillir des ESN, qui connaissent bien la valeur d'usage des technologies Cloud. Elles pourront aussi apprendre beaucoup de choses au contact des adhérents d'Eurocloud. Enfin, toujours dans le même registre, nous préparons la création de commissions sur l'IOT, l'IA, la blockchain, etc.

 

Donc, les rangs d'Eurocloud devraient beaucoup grossir dès 2018, non ?

Oui, mon objectif est d'aider Eurocloud à atteindre 300 membres en 2020, contre 160 en 2018. Par ailleurs, nous aimerions accroître notre visibilité au niveau européen.

 

Où en sont vos relations avec les autres associations Eurocloud en Europe, dont certaines ont choisi une route parallèle ?

Le projet européen est toujours important pour Eurocloud France, et notamment parce qu'une trentaine de nos 160 membres disposent déjà de filiales à l'étranger. Le changement de présidence à la tête d'Eurocloud France facilitera l'établissement de nouvelles discussions, voire la signature de projets d'accord, avec les autres associations Eurocloud en Europe. Mais avant de retourner voir nos collègues européens, Eurocloud France doit se réinventer dans les prochains mois pour s'aligner sur la valeur qu'attendent nos membres.

 

Quelle est la position d'Eurocloud sur les lois adoptées récemment aux Etats-Unis ou en Europe, telles que le Cloud Act ou la GDPR ?

S'agissant du Cloud Act, les acteurs européens du Numérique voient cette opportunité d'un bon œil. Quant à la notion de portabilité défendue par le projet de loi Free Flow of Non Personal Data (FFNPD), elle a du sens pour les clients et les entreprises. La valeur des offres Cloud doit peser davantage que le « vendor locking » dans lesquels les enferment certains fournisseurs de services Cloud. Quant à la RGPD (Règlement Général pour la Protection des Données personnelles), ce n'est plus un sujet désormais pour les clients, sauf s'ils ont des bases de données très sensibles. Les lignes vont certainement encore bouger en Europe et ailleurs. Par exemple, la Californie vient de faire passer début juin 2018 un équivalent de la GDPR, pour certainement prendre un contre-pied du Cloud Act.

 

Olivier Bellin

bellin@channelbp.com,

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