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Euriware dopera son activité off shore

publié le mercredi 16/12/2009

Filiale de l’industriel Areva, la société de services IT Euriware revendique sa différence dans l'IT, à la grande satisfaction de sa maison mère. Son pdg, Khaled Draz, un X-Télécoms arrivé mi 2007, affiche de nombreux projets pour 2010. Il veut notamment doper son pôle PML et doubler son chiffre d’affaires off shore. D’ailleurs, il n’exclut pas de nouer un partenariat capitalistique avec une SSII indienne dans un futur proche.

 

Quelles sont les relations entre Euriware et Areva, sa maison-mère ?
Areva génère environ 50 % de notre chiffre d’affaires. Notre maison-mère oriente donc clairement notre stratégie technique et commerciale, et nous bénéficions en outre de son expertise et de ses compétences dans plusieurs secteurs industriels importants, dont l’énergie. Cependant, elle désire qu’Euriware soit toujours plus compétitif par rapport à ses concurrents.

 

Les prestations IT commandées par Areva font-elles l’objet d’appels d’offres ?
Oui, bien sûr. Euriware répond aux appels d’offres d’Areva et nous ne gagnons pas à tous les coups, sauf quand des questions de sécurité sont en jeu. Je précise d’Areva n’est pas obligé de passer des appels d’offres dans l’industrie nucléaire.

 

Comment présentez-vous Euriware ?
Euriware veut désormais se présenter comme une SSII multispécialiste et non plus une généraliste. L’entreprise a réalisé 280 M€ en 2008 avec 2300 collaborateurs en CDI répartis sur 3 métiers : le conseil, l’intégration et l’infogérance, domaine qui génère à lui seul environ 55 % de notre résultat. J’espère atteindre 300 M€ en 2009.

 

Pourquoi présenter Euriware comme une SSII multispécialiste ?
Car j’ai repositionné dès 2008 l’organisation et la stratégie d’Euriware. Nous avons abandonné le découpage géographique, qui ne collait pas à la valorisation des atouts d’Euriware, au profit d’une organisation par métiers et compétences. Désormais, vous avez notre offre d’infogérance d’un côté, et, de l’autre, nos prestations d’intégration de systèmes techniques, scientifiques et industriels, avec du Sap par exemple. Euriware est très peu en concurrence avec d’autres SSII sur ces secteurs technologiques. Nous disposons également d’activités plus transversales, comme la TMA, ainsi que des prestations dans la sécurisation des infrastructures IT.

 

Vous ne pratiquez donc plus la régie ?
Euriware a fortement diminué en 2009 son activité d’assistance technique d’entrée de gamme au niveau de la vente de prestations en régie. C’était pourtant une part importante de notre activité avant 2008.

 

Certaines de vos activités de services ont-elles souffert davantage que d’autres du ralentissement des investissements IT en 2009 ?
Le conseil a souffert de la crise. Mais elle sera sans doute la première offre de service IT à redémarrer une fois la crise résorbée. Euriware a enregistré une légère croissance dans l’infogérance, mais elle demeure inférieure à celle du marché. Sauf dans l’infogérance industrielle, au niveau des applicatifs notamment, secteur où nous avons remporter de belles affaires. L’infogérance industrielle est un marché en pleine éclosion qui sera mûr un jour.

 

Et dans vos secteurs d’intervention ?
Je note toujours une forte croissance de la demande IT dans les secteurs énergie et industrie avec une croissance à deux chiffres en 2009.

Euriware a-t-il beaucoup recours à l’off shore ?
Le groupe a développé progressivement une activité off shore, qui est volet indispensable pour répondre aux attentes de nos clients. Je compte doubler d’ici 2011 notre chiffre d’affaires off shore, activité qui emploie déjà près de 1000 salariés et qui a généré environ 3M€ de chiffre d’affaires en 2008. Mais compte tenu de la typologie de nos clients, et à la différence de certaines autres sociétés de services IT, Euriware ne pratique pas un off shore de commodité en Inde.

 

Dans quels pays Euriware est-il présent en off shore ?
En Inde, car il y a beaucoup de compétences IT dans ce pays, mais beaucoup de turn over aussi… Les salaires sont deux tiers moins élevés que ceux de leurs homologues en Russie, pays où nous sommes également présents avec 70 consultants implantés à Gorki, mais en forte augmentation. Le groupe n’exclut pas de nouer un partenariat capitalistique avec une SSII indienne dans un futur proche. D’une manière générale, Euriware s’implantera surtout dans les pays clients d’Areva, dont les Etats-Unis et le Royaume-Uni.

 

Et au Maghreb ?
Effectivement, nous sommes également présents depuis 2 ans en Tunisie avec environ 50 salariés qui assurent notre infogérance francophone  de commodité. Je prévois d’étendre l’off shore de commodité en Tunisie pour la TMA en 2010.

 

Quels types de logiciels déployez-vous pour vos clients ?
Nous déployons aussi des offres de CAO, de simulation numérique et de PLM, celui de PTC en l’occurrence. Cette nouvelle approche du marché ne concerne pas le conseil en management, qui est présent dans une autre division.

 

Travaillez-vous avec d’autres éditeurs sur des offres PLM notamment ?
Euriware collabore avec Siemens dans le PLM, ainsi que sur son offre de contrôle des unités de commande dans les unités de production d’énergie. Je n’exclus pas de travailler stratégie avec Dassault Systèmes si cet éditeur améliore sa stratégie indirecte.

 

Euriware est-il intéressé par des acquisitions ?
Notre croissance est organique, y compris aux Etats-Unis. Nous ne sommes pas dans une période où une acquisition serait pertinente pour notre maison-mère. Une période plus favorable pourrait voir le jour dans un avenir proche.

 

Areva n’a jamais été tentée de céder Euriware pour financer ses grands projets industriels ?
A ma connaissance, Areva n’envisage pas de vendre Euriware. Cela dit, notre maison-mère souhaite que nous nous ouvrions davantage aux clients extérieurs et elle nous demande de pouvoir nous mesurer à nos concurrents sur d’autres appels d’offres.

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