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Econocom : CA en progression mais résultat net en forte baisse

publié le lundi 18/03/2019

2018 aura été une année compliquée pour l'intégrateur IT belge Econocom. Sa chute en bourse l'été dernier, puis le limogeage de son nouveau PDG, Robert Bouchard, ont laissé des traces. Revenu aux commandes, Jean-Louis Bouchard a redressé la barre en fin d'année, mais pas suffisamment pour sauver totalement sa fiscale 2018. Une importante restructuration est en cours.  

Jean-Louis Bouchard, président et PDG d'Econocom, se félicite pourtant des bons résultats enregistrés par son groupe l'année dernière : « 2018 s'est achevée sur une nouvelle croissance du chiffre d'affaires et une bonne génération de trésorerie grâce à la forte mobilisation des équipes, en particulier sur le dernier trimestre ».

 

Le chiffre d'affaires progresse de 2,7 % en croissance organique

Certes, mais dans les faits, la légère progression du chiffre d'affaires est l'une des seules bonnes nouvelles pour 2018. Il ressort à 2 846 millions d'euros, contre 2 634 millions d'euros en 2017, soit une hausse de 8 %, qui plafonne en fait à 2,7 % si l'on ne prend en compte que la croissance organique d'Econocom. Dans le détail, le chiffre d'affaires de l'activité Services s'établit à 1 042 millions d'euros, en progression de 15,5 % par rapport à 2017. Quant au pôle Products & Solutions d'Econocom, son chiffre d'affaires progresse à 448 millions d'euros, contre 353 millions d'euros un an plus tôt, soit une croissance de 26,7 % (dont 9,4 % seulement en organique). Un beau score même si la vente de produits n'est plus la priorité d'Econocom.

 

Une moindre performance de l'activité de location historique du groupe

En revanche, le résultat opérationnel courant (ROC) de l'intégrateur IT belge recule lui à 114,6 millions d'euros, contre 154,4 millions d'euros en 2017. Selon Econocom, cette évolution est essentiellement liée à une moindre performance de l'activité de location historique du groupe. La division Technology Management & Financing (TMF) a en effet vu son chiffre d'affaires baisser de 1.6 % à 1 356 millions d'euros. Le groupe explique avoir « été particulièrement sélectif et a privilégié la génération de trésorerie, avec une moindre contribution des dossiers autoportés par sa société de refinancement interne EDFL. En revanche, le chiffre d'affaires refinancé auprès des partenaires a crû de 6,7 % et l'encours total de location a augmenté de 9,1% sur un an pour atteindre 2,9 milliards d'euros ». Toutefois, le résultat opérationnel courant de cette activité s'établit à 53,3 millions d'euros, en baisse après une année 2017 qualifiée par Econocom d'exceptionnelle (92,4 millions d'euros de ROC en 2017). Pour 2019, le groupe ambitionne de réaliser un Résultat Opérationnel Courant de 128 millions d'euros à périmètre constant.

 

Le résultat net baisse de 54,4 %

Le résultat net part du groupe chute à 39,4 millions d'euros, soit une baisse de 54,4 % par rapport à 2017. Il est impacté par la baisse du ROC (voir ci dessus), par des charges non-récurrentes de 28,6 millions d'euros liées notamment aux efforts de réduction des coûts et de transformation des services, et par la hausse des frais financiers. Hors éléments non récurrents, et avant amortissement des actifs incorporels d'acquisition, le résultat net récurrent part du groupe s'élève à 61,8 millions d'euros, en baisse lui de 34,8%.

 

Les perspectives 2019 dépendent des résultats du plan d'économies engagé

Le groupe met actuellement en œuvre un nouveau plan d'économie d'une vingtaine de millions d'euros sur sa structure de coûts. Des départs ne sont pas exclus. Jean-Louis Bouchard explique son projet : « Je souhaite à présent préparer une nouvelle phase de développement du groupe. Celle-ci passera notamment par un recentrage de certaines activités, la baisse de nos frais généraux, un investissement intensif dans la force commerciale et la poursuite de la réduction de notre dette nette afin d'augmenter nos marges de manœuvre. Pour mener à bien ce plan, je m'appuie sur une équipe de direction renouvelée incluant des dirigeants historiques d'Econocom ».

 

Où en est le projet de scinder Econocom-Osiatis France (E-OF) en 2 nouvelles sociétés ?

Par ailleurs, Jean-Louis Bouchard a précisé qu'Econocom prévoit d'investir en 2019 dans le développement de sa force commerciale, de lancer de nouveaux projets et de poursuivre sa politique d'acquisitions ciblées sur des secteurs considérés comme stratégiques.

En revanche, le PDG n'a pas évoqué son projet de scinder Econocom-Osiatis France (E-OF) en deux nouvelles sociétés dès 2019. Il avait pourtant convoqué les comités d’entreprise Econocom-Osiatis France et Ingénierie (EOF et EOI) le 13 décembre pour une « Information sur le projet d’évolution des sociétés de services en France ». Les syndicats redoutent toujours une vente par appartements de certaines activités dès le printemps 2019.

 

Olivier BELLIN

bellin@channelbp.com

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