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Divalto chasse sur les terres de Sage et de Cegid

publié le lundi 02/04/2012

Non content d’avoir créé fin 2011 Infinity, une version haut de gamme de son progiciel, Divalto lance en avril Izy, un ERP rapide à déployer en PME. Cet éditeur attaque ainsi la concurrence, dont Sage et Cegid, sur tous les segments de clientèle. Fidèle à sa stratégie indirecte, Thierry Meynle, le directeur général de Divalto, recrute de nombreux partenaires pour accompagner ses deux lancements. Enfin, il nous fait part des premiers succès d’Idylis, un ERP en mode Saas acheté par Divalto en 2010.

 

 

Magazine CBP : Quels sont les priorités de Divalto pour 2012 ?

Thierry Meynlé, directeur général et président du directoire de l’éditeur alsacien Divalto : Réussir la commercialisation, en indirect, des nouvelles versions de notre ERP Infinity (ex-Divalto), dont la commercialisation n’est effective que depuis décembre 2011. Nous devons également réussir le lancement en avril d’Izy, notre nouveau progiciel d’entrée de gamme pour les entreprises de 3 à 7 postes.

 

Pourquoi avoir réécrit et décliné en deux versions votre progiciel de paie et de comptabilité Divalto ?

2011 a été une année consacrée à la réécriture de notre ERP Divalto, rebaptisé Infinity. Nous disposons toujours d’une version d’entrée de gamme pour adresser les PME. Mais à l’autre extrémité, une version très enrichie d’Infinity permet désormais à Divalto de toucher également de plus grandes entreprises.

 

En quoi est-ce un challenge pour Divalto ?

Avec le lancement d’Izy et d’Infinity, Divalto passe tout de même d’un à trois produits et d’un à trois réseaux de distribution. Cela complique la donne pour nos partenaires, d’autant que nous adressons désormais un éventail d’entreprises beaucoup plus large.

 

Qui pensez-vous concurrencer avec Izy ?

Les produits d’Apisoft, Cegid ou encore ceux de Sage, dont la Ligne 30. Izy est un progiciel facile à installer et à maintenir. Son temps de déploiement est de seulement une semaine, contre au moins trois semaines pour l’ERP Divalto. Izy permettra donc à nos partenaires d’augmenter le nombre de leurs déploiements dans les petites PME.

 

A quels partenaires confiez-vous la vente et le déploiement d’Izy ?

Nous disposons d’un premier réseau commercial indirect pour vendre ce progiciel d’entrée de gamme aux fonctionnalités très simplifiées. Je prévois de passer rapidement d’environ 150 à près de 600 partenaires. Divalto procèdera donc cette année au recrutement de nombreux autres revendeurs pour accélérer l’introduction d’Izy sur le marché. Une dizaine de nouveaux partenaires, tous demandeurs d’un produit simple à déployer, nous ont déjà rejoints en ce début d’année.

 

La revente d’Izy nécessite-t-elle quand même le passage d’une certification, même simplifiée ?

Comme dans le cas de nos progiciels plus haut de gamme, Divalto doit transférer à ses partenaires la méthodologie nécessaire pour réaliser un bon déploiement. D’ailleurs, nous lancerons en 2012 un nouveau programme de partenariat qui tiendra compte de l’arrivée de nos nouveaux progiciels. Je précise que les certifications dispensées n’auront pas les même appellations que dans notre programme actuel (Ténor, Virtuose ou Maestro).

 

Disposez-vous de suffisamment de partenaires pour commercialiser les deux versions de votre progiciel Infinity ?

J’espère travailler avec 200 à 300 partenaires sur Infinity dès 2013, contre une centaine aujourd’hui.

 

Sont-ce toujours vos VAR certifiés Divalto Virtuose qui commercialisent la version haut de gamme de votre ERP Infinity ?

Effectivement, ce sont quasiment tous des ex-Virtuoses. Actuellement, Divalto dispose d’une cinquantaine de partenaires certifiés à ce niveau. Leur nombre est suffisant en ce début d’année, mais je n’exclus pas de recruter quelques VAR supplémentaires pour accompagner la montée en charge d’Infinity.

 

Etes-vous prêts en interne à accueillir tous ces nouveaux partenaires ?

Oui, car nous étoffons l’équipe channel de Divalto actuellement.

 

Combien avez-vous déjà signé d’affaires avec Infinity ?

Nos partenaires ont déjà signé 80 nouveaux sites depuis début décembre 2011, soit environ 3000 licences.

 

Pouvez-vous nous expliquer aussi en quoi Idylis, votre progiciel vendu en mode Saas s’intègre dans votre portfolio ?

Divalto a racheté en 2010 Idylis, un progiciel vendu uniquement en Software as a Service (Saas) aux PME. En 2011, nous avons passé sa commercialisation en indirect et recruté 60 partenaires. Résultat, Idylis est déjà employé par 10 000 utilisateurs répartis dans environ 3000 sociétés.

 

Porterez-vous également vos offre Infinity et Izy en Saas ?

Notre offre Infinity est disponible en mode Saas, puisque l’ERP Divalto l’était déjà.

 

Vos clients sont-ils demandeurs d’offres logicielles en mode Saas ?

Oui, mais nous ne devons pas surévaluer la demande de nos clients pour le Saas. J’en parle en connaissance de cause puisque je m’occupe depuis deux ans de la consolidation d’Idylis – un pur player du Saas - au sein du groupe. A ce titre, je découvre parfois que certains clients qui testent le Saas, des PME notamment, reviennent au mode licences finalement. La plupart de ceux qui font ce choix ont longtemps rêvé d’en devenir propriétaires. En outre, tous les tabous sur la sécurisation des données ne sont pas tombés en France.

 

Envisagez-vous de localiser vos progiciels vendus en mode Saas dans d’autres pays ?

La localisation d’un logiciel de gestion, de comptabilité et de paie n’est pas facile en mode Saas, car elle ne se résume pas à la simple traduction de l’outil. Elle doit aussi prendre en compte les contraintes réglementaires et juridiques locales.

 

Quel chiffre d’affaires Divalto a-t-il réalisé en 2011 ?

2011 a été une bonne année pour Divalto, qui a réalisé 12,9 M€ de chiffre d’affaires avec une croissance de 14%.

 

Quels sont vos résultats à l’international ?

Pour la première fois de son histoire, Divalto a réalisé plus d’un million d’euros de chiffre d’affaires en dehors de la France. Nous avons signé nos premières affaires et premiers partenaires en Amérique du Nord. Divalto a aussi enregistré certains succès en Suisse et au Maghreb. Prometteurs, nos premier pas à l’international nous encouragent à ouvrir d’autres filiales à l’étranger dès 2012.

 

Quel est votre objectif de chiffre d’affaires pour 2012 ?

Divalto pourrait atteindre 20 millions cette année, surtout si nous réalisons une opération de croissance externe en 2012.

 

Comment Divalto finance-t-il sa croissance ?

Divalto a un actionnaire de référence très fort, Pléiades Investissements, qui accompagne bien notre développement. Nous n’avons pas besoin de lever de fonds supplémentaires actuellement. Toutefois, l’entrée en bourse de Divalto pourrait avoir du sens le jour où nous aurons un chiffre d’affaires plus élevé.

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