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Des implants imprimés en 3D pour des enfants ayant des malformations de l'oreille

publié le jeudi 04/04/2019

L’hôpital Royal pour Enfants Malades d’Edinbourg accueille chaque année plus de 34 000 patients.

 

Certains enfants soignés souffrent d'une malformation congénitale du cartilage de l'oreille, souvent accompagnée d’un handicap auditif. Les docteurs appellent cela la « microtie ». Un terme médical issu du latin « petitesse anormale de l'oreille ». Pour certains des patients atteints de ce handicap, le pavillon de l’oreille peut être parfois si petit qu’il parait même absent.

 

Avec 1 bébé sur 6000 né avec cette malformation, au moins 10 jeunes patients sont traités chaque année, en Ecosse. La méthode la plus commune pour soigner cette maladie était d'emprunter le cartilage des côtes de ses patients pour les adapter « en forme d'oreille », mais récemment l’équipe soignante a commencé à s'intéresser aux solutions d'imagerie en 3D dans le but d'optimiser la procédure préopératoire de reconstruction auriculaire.

 

L’équipe soignante, équipée d’un scanner 3D  Artec Spider a effectué des tests qui ont rapidement démontré l’efficacité et les capacités de l’imagerie haute résolution dans le domaine de la réparation  de malformations. L’impression d’échantillons sur une imprimante 3D a rapidement débuté.

 

L’utilisation d’un scanner 3D a simplifié les processus de reconstruction des oreilles.

Pendant le scan, l'Artec Spider capture en détails la structure complexe de l'oreille externe et le canal auriculaire, collectant des données supplémentaires très utiles.

Ensuite, les images sont téléchargées dans Artec Studio, où elles sont rapidement alignées et fusionnées pour construire un modèle numérique 3D de l'oreille.

Durant l'étape de correction, le logiciel de scan Leios est utilisé pour vérifier la surface de l'oreille, enlever tous éléments inutiles et définir l'épaisseur de la peau.

 

Le fichier est ensuite envoyé au laboratoire de l’hôpital, qui n’a plus qu’à appuyer sur « Démarrer » pour commencer l'impression 3D. Après environ trois heures d’impression, les oreilles reproduites sont préparées en étant nettoyées dans de l'isopropanol. Elles sont ensuite laissées quelques minutes sous une lampe UV pour les durcir et les solidifier, avant d’être ensuite stérilisées et envoyées dans le bloc opératoire pour servir comme prothèse 3D dédiée à la reconstruction de l'oreille.

 

Vers une évolution de la chirurgie reconstructive grâce aux scanners 3D

Pour aller de l'avant, l'équipe soignante collabore avec le Centre pour la Médecine Régénérative de l'Université d'Edimbourg, où le Professeur Bruno Peault et le Dr Chris West ont isolé avec succès des cellules souches humaines à partir de gras. Le Dr West a identifié plusieurs polymères sur lesquels les cellules souches se sont attachées. Les cellules produisent alors du cartilage sur la surface du polymère.

 

L'espoir est qu'en combinant la technologie de scan d'Artec 3D, la technologie d'ingénierie des tissus et de liposuccion, il soit possible de produire de vraies « images miroir de l'oreille opposée » qui pourraient être implantées, pour à terme ne pas avoir besoin d’utiliser du cartilage des côtes.

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