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DACP rachète le pôle intégration de T-Systems France

publié le mercredi 12/06/2013

Comme dévoilé en janvier 2013, c’est bien DACP, la holding détenant déjà les sociétés de services IT Effitic et Polymont, qui rachète les activités d’intégration IT de T-Systems France. Ses actifs seront transférés dans Novia Systems, une nouvelle entité créée par DACP pour les accueillir.

 

Ce rachat semble être une bonne opération pour Eric Dermont, président de DACP (Dermont, Alves, Chevallier, Pévère) : « Il s’inscrit dans la continuité de notre stratégie de développement visant à adresser  l’ensemble des métiers de la connaissance. » commente. « Nous avons créé une nouvelle entité, baptisée Novia Systems, pour accueillir le fonds de commerce cédé par T-Systems France. ». Sa holding vient aussi de racheter ce printemps Polymont, un groupe spécialisé en conseil en technologie, ingénierie et maintenance industrielle. En formant ainsi un groupe de 2000 salariés et de plus de 150 M€ de CA, DACP accentue ses positions sur le marché des services IT en France

 

Seule issue pour T-Systems France ?

Le 5 février 2013, la direction de T-Systems France avait présenté au comité d’entreprise un projet de cession et de réorganisation accompagnés de licenciements. Cette SSII filiale de l’opérateur télécoms allemand éponyme connaît des difficultés financières depuis plusieurs années, comme nous l’avait indiqué à l’époque la CGT : « T-Systems France (TSF) affiche un compte de résultat déficitaire. La situation s’est encore aggravée depuis les PSE de 2008 (env. 50 postes supprimés) et 2010 (324 postes, soit 20% des effectifs). La perte pour 2012 dépasse 35 M€, contre 24,5 l’année précédente, et un nouveau PSE, impactant principalement le site de Toulouse, est déjà en cours (57 postes) ». Début  2013, T-Systems a expliqué avoir besoin - à nouveau - de réduire son périmètre. Surtout dans un contexte de chute brutale des ventes de produits d’infrastructure IT.

 

T-Systems brade-t-il ses salariés et leurs compétences ?

Les syndicats dénoncent la volonté de T-Systems de brader ses salariés en y ajoutant un gros chèque pour le repreneur. Ainsi, selon la CFDT, « T-Systems France offre sa composante SI (Systems Intégration), environ 600 salariés, à DACP (Dermont, Alves, Chevallier, Pévère), holding du groupe Effitic, avec en prime, un chèque de quelques dizaines de millions d’euros. En 2009, les mêmes personnes avaient créé Effitic à partir d’HP EDS dans un contexte semblable : un échec humain et une réussite financière des plus douteuses. ».

 

Ces mêmes syndicats de T-Systems redoutent que cette entreprise se transforme en coquille vide à moyen terme. Cela dit, cette SSII annonce vouloir se concentrer désormais sur ses activités cœur de métier, telles que les services d’infrastructures informatiques et de télécoms, ainsi que de Cloud pour les entreprises. Environ 300 salariés vont rester dans une entreprise axée autour de trois pôles : l’aérospace, l’activité télécom (Réseaux d’entreprise MPLS) et l’infogérance. « Malheureusement, en y regardant de plus près, on constate l’absence de contrats commerciaux, un manque d’investissement dans l’évolution technique de l’offre de télécommunication internationale, des prix de revente trop chers imposés par la maison mère et une externalisation progressive de la production dans les pays de l’Est qui ne permet aucun avenir à ceux qui vont rester dans l’entreprise », déplore la CFDT. Espérons que ce syndicat se trompe, sinon les jours de cette filiale française de T-Systems sont assez sombres.

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