IT BtoB European Collaborative Webzine for leaders

Découvrez les vraies réalités des data centers

publié le lundi 23/06/2014

Rentaload, une jeune société qui s'est lancée il y a un an dans la location de bancs de charge compacts de hautes performances, publie les résultats d'une étude inédite sur les data centers réalisée avant son lancement.


BILAN SURPRENANT EN 10 CHIFFRES ET 5 POINTS CLES

 

 

1/ Le datacenter est un ogre de consommation électrique :

  • La consommation électrique journalière d'un data center de 10.000 m² est égale à celle d'une ville de 50.000 habitants. Il existe actuellement en France une soixantaine de datacenters de 10 000 m² et 145 data centers de 1000 m²
  • La climatisation et les serveurs représentent 75% de la consommation électrique d'un data center, soit l'équivalent de 3 800 voitures.
  • En France, on estime que les data centers consomment 9% de l'électricité du pays.
  • La facture d'électricité d'un data center représente 12 à 15% de ses coûts d'exploitation, et jusqu'à 30% si on ne tient pas compte de la dépréciation du bâtiment selon Schneider Electric.

 

2/ Le datacenter est un colosse aux pieds d'argile :

  • En moyenne, chaque data center subit 90 minutes par an d'interruption d'alimentation par le réseau principal et une panne totale -elle aussi de 90 minutes- chaque année.
  • Une interruption totale de l'alimentation des serveurs pendant 60 minutes coûte 4000 euros soit l'équivalent d'un serveur neuf.

 

3/ Les risques liés aux mauvaises conditions de fonctionnement des data centers sont totalement sous-estimés :

  • 80% du parc de data center en France aurait plus de 10 ans et ne serait pas aux normes électriques et de sécurité pour héberger du Cloud selon Neo Telecoms.
  • Seulement 33% des nouveaux data centers sont testés chaque année.

 

4/ Plusieurs incidents majeurs auraient pu être évités par de simples tests sur les bancs de charge :

  • Le 4 juillet 2013, suite à une coupure de courant chez Erdf (le 20 000V), les groupes électrogènes n’ont pas réussi à reprendre la charge électrique des serveurs du data center DC2 d’Iliad (filiale de Free). Cet incident a coupé l'accès des clients à leurs données pendant de longues minutes. Implanté sur 4500m² à Vitry-sur-Seine. Illiad est aujourd’hui l’un des data centers de référence pour de nombreux professionnels de l’Internet, avec plus de 500 clients hébergés sur 1600 baies en production.
  • Un simple test aurait très probablement permis de révéler une fragilité des groupes électrogènes.
  • Les 29 et 30 octobre 2012, la tempête Sandy a provoqué une coupure de courant de plusieurs data centers à New Jersey aux Etats-Unis. Les tests avec banc de charge avaient été effectués peu de temps auparavant et ont permis d’éviter une rupture totale d’alimentation dans les data centers.
  • Le dimanche 30 Juillet 2006 à Seattle, l'un des data centers les plus sécurisés au monde -Fisher Plaza- a connu une panne de courant, due à des dysfonctionnements dans le système d'alimentation électrique de l'installation. Il y avait 6 groupes électrogènes et 3 climatiseurs. A 16 h bien que les générateurs de secours soient activés, le courant au sein du data center Fisher Plaza ne se rétablit pas. Raison: les générateurs ne sont pas connectés au réseau de transmission électrique interne de Fisher Plaza. De plus, l’onduleur de secours (UPS) s’arrête lui aussi faute de batterie suffisante. A 16h30  après plusieurs tests, le courant est enfin rétabli.

Le lendemain, l’hébergeur reconnait que ces incidents sont dus à " un défaut de tests".

 

 

5/ Les solutions pour réduire les risques de pannes sont connues et très accessibles:

  • Un seul test avec un banc de charge rechargeable simule à 100% les équipements électriques permettant ainsi de diagnostiquer d'éventuelles faiblesses électriques. Il réduit ainsi de 75% les risques de panne.
  • Le budget d'un test de mise en série représente 4% du budget total de construction d'un data center.
Aucun Vote
Réseaux sociaux :
Twitter Facebook Google LinkedIn

Autres articles sur le même sujet :

Mots clefs :