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Computacenter France réduit ses pertes

publié le lundi 31/08/2015

Les résultats du premier semestre 2015 de Computacenter France sont encore mauvais. Mais sa patronne, Isabelle Roux-Buisson, y voit à juste titre des signes positifs de retour à l’équilibre d’ici 2017 pour cette filiale de l’intégrateur IT britannique.

 

Magazine CBP (www.channelbp.com) Comment expliquez-vous que les revenus de la filiale française de Computacenter aient chuté de 7.7% à 259.3 M€ au premier semestre 2015 ?

Isabelle Roux-Buisson, directrice générale de la SSDI Computacenter France : Tout d’abord, nous avons enregistré un recul de 8.2% de nos revenus sur la partie Distribution (Supply Chain), qui ont chuté à 215.7 M€ suite à notre recentrage sur les clients plus rentables. Deux clients majeurs ont aussi moins commandé au premier semestre 2015 qu’à l’accoutumée, pour des questions de saisonnalité principalement. Fort heureusement, ils ont recommencé à commander cet été.

 

Le recul de vos revenus dans les services n’est-il pas plus inquiétant, car c’est l’un de vos chevaux de bataille pour accélérer votre retour à la rentabilité ?

Certes, nous avons aussi enregistré un fléchissement de 5.6% de nos revenus globaux dans les services (43.5 M€), et de 4.2% pour les services managés (32,1 M€). Nous avons donc été peut-être un peu ambitieux dans nos plans et il y a eu moins de projets de migration Windows qu’attendu. Ce recul s’explique aussi par la perte d’un petit nombre de contrats de services managés chez des clients non suffisamment satisfaits et suite à l’implémentation compliquée du système SAP en 2013. Je suis consciente que nous avons aussi des efforts à réaliser en 2015 sur les Professional Services, et par exemple sur le conseil et l’intégration où nous disposons déjà de cinq offres.

 

Le plan social n’a-t-il pas trop impacté votre rentabilité en 2015 ?

Son montant était finalement 400 KE plus élevé que ce qui avait été prévu lors du plan social initial. Ce surcoût est lié en partie à des départs de salariés dotés de salaires plus élevés.

 

De même que de l’effacement de certaines créances douteuses si l’on en croit votre maison-mère ?

Effectivement, Computacenter France a dû effacer pour 4 ME de créances douteuses en 2014, ce qui a toutefois contribué à assainir la situation financière et la trésorerie de la filiale française.

 

Pensez-vous que Computacenter France puisse opérer un retour rapide à l’équilibre ?

Nous sommes lucides sur l’état financier et organisationnel de la société. Je prévois un retour à la profitabilité en 2016, voire en 2017. En effet, Computacenter France est en phase avec les objectifs du groupe, tant en termes de distribution que de services. Notre filiale poursuit son alignement avec son modèle opérationnel et nous affichons des progrès importants quant à un prochain retour à la rentabilité. Ainsi, je constate déjà une réduction de nos pertes de 40% à 4.1 ME et une amélioration de notre trésorerie.

 

Quels sont les facteurs qui accéléreront votre retour à l’équilibre ?

Nous sommes plutôt satisfaits du déploiement d’outils qui ont amélioré notre qualité de service, dont le centre de service basé à Montpellier, qui tient toutes ses promesses en termes opérationnels. La satisfaction client a d’ailleurs progressé. Nous recevons désormais d’excellentes notes de nos clients lors des évaluations à la fin des projets.

La fusion à Gonesse de nos centres logistiques après le rachat de Top Info a été douloureuse mais c’est de l’histoire ancienne désormais. Pour preuve, nos clients qui le visitent sont impressionnés par cette installation. Cela démontre que le modèle d’industrialisation promu par le groupe fonctionne et que nous avons été capables de commencer à déployer les meilleures pratiques en France.

Nous travaillons aussi à l’amélioration du mix produit Data centers et Réseaux, que nous voulons augmenter car il génère davantage de marges. Plusieurs initiatives en cours de déploiement nous aiderons à y parvenir. Par exemple, nous avons renforcé notre équipes de spécialistes des ventes, qui a été portée à 25, et renouvelé celle en charge des data centers et des réseaux. A ces effectifs qualifiés s’ajoute une équipe de 60 consultants et 70 chefs de projets.

 

L’état du marché permettra-t-il à Computacenter France de redresser plus vite la barre sur les services et la distribution sur 2015 ?

Oui, à condition par exemple de bien anticiper la migration des entreprises sur Windows 10 et d’être en phase avec le développement rapide de technologies comme le Cloud et l’Hyper Convergence.

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