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Compufirst débarque Lionel Vargel et dépose le bilan

publié le mardi 18/06/2019

En grande difficulté financière depuis deux ans, Compufirst a déposé le bilan le 13 juin 2019, après que les assureurs-crédits aient coupé ses encours. Un mois plus tôt, Christophe Olivier devenait président de ce revendeur IT Montpelliérain après avoir débarqué Lionel Vargel, l’autre cofondateur de Compufirst.

 

A la surprise quasi générale, même si toute la profession était au courant des difficultés financières récurrentes de Compufirst, le revendeur IT Montpelliérain a finalement déposé le bilan le 13 juin 2019 sur fond de guerre entre ses deux cofondateurs. Un mois plus tôt, Christophe Olivier devenait président de Compufirst après avoir débarqué Lionel Vargel, l’autre cofondateur et actionnaire minoritaire de ce revendeur IT Montpelliérain. Un différend les opposait concernant la stratégie à poursuivre pour redresser Compufirst.

 

Compufirst  est dans le rouge depuis 2017

Établi à Montpellier (34000) depuis 12 ans, Compufirst est un spécialiste reconnu du commerce d'ordinateurs, de périphériques et de logiciels. Avec 16.5 M€ de chiffre d’affaires en 2018, Compufirst peut être considéré comme un revendeur IT assez important, surtout en région.

Mais il a enregistré deux années de perte dès 2017 après avoir perdu un gros marché aux Antilles notamment. Son résultat net avait donc plongé dans le rouge cette année-là, accusant une perte de -136 700 euros pour un chiffre d’affaires 2017 de 15,1 M€. Son déficit s’est ensuite creusé en 2018. Son résultat net a de nouveau plongé de 16.6% à -159 500 euros pour un chiffre d’affaires lui en progression de 8.7% à 16.5 M€.

 

« Les assureurs-crédits m’ont tué »

Deux bilans négatifs qui ont décidé ses assureurs-crédits, Coface et Euler (Sfac), à lui couper les encours dès le début 2019, créant là encore la surprise des dirigeants de Compufirst, de ses grossistes et de ses fournisseurs IT. Surtout que l’entreprise semblait avoir plutôt réussi en bonne partie sa transformation digitale. Compufirst avait d’ailleurs été désigné comme Partenaire 2018 par Microsoft, lequel compte quelques 10 000 partenaires en France !

 

L’éditeur récompensait notamment les investissements de Compufirst pour lancer son offre Cloud dès 2017. Or, comme chacun le sait, à commencer par Microsoft, ce nouveau marché basé sur des revenus en mode abonnement met du temps à décoller. Comme tant d’autres avant lui, Compufirst a sans doute été en partie victime d’un effet de ciseau où ses investissements importants n’ont pas été compensés assez vite par ses faibles revenus Cloud les premières années.

 

Donc, il ne semble pas que Compufirst doivent ses mauvais résultats à des investissements douteux et à des actions de cavalerie sur les prix. En tout cas, officiellement, ce revendeur affiche sur son site des prix de vente souvent plus chers que la concurrence. De même, ses marges sont, paraît-il, également supérieures à celles d’une majorité de ses concurrents.

 

Quel avenir pour Compufirst après son dépôt de bilan ?

Une cession serait à l’étude, mais difficile de trouver un repreneur quand les cofondateurs se bagarrent et que le bilan de l’entreprise est mauvais. Il semble d’ailleurs que plusieurs discussions avec des potentiels repreneurs n’ont pas abouti par le passé. Toutefois, Compufirst trouvera repreneur si Christophe Olivier, son nouveau président, décide de le remettre en vente à un prix raisonnable, car ce revendeur réputé dispose encore d’actifs intéressant. Un investisseur métier pourrait lui donner une nouvelle dynamique nationale.

 

Olivier Bellin

bellin@channelbp.com,

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