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Cloud : la guerre des prix met les acteurs français sous pression

publié le mercredi 16/04/2014

La guerre des prix qui fait rage Outre-Atlantique menace-t-elle les spécialistes français du Cloud ? Ceux que CBP a interrogés pensent que non car ils font valoir d'autres atouts que le prix, dont la proximité. Toutefois, plusieurs d'entre eux baisseront aussi leurs prix dès avril.

 

L'arrivée du printemps a été marquée par une nouvelle étape dans la guerre des prix qui sévit depuis deux ans dans le Cloud Outre-Atlantique. Quelques jours seulement après l'annonce par l'équipementier Cisco, le 24 mars, du lancement de services Iaas, Google et Microsoft ont baissé - à nouveau - le prix de certaines de leurs offres Cloud. Amazon Web Services (AWS) a répliqué aussitôt en annonçant sa 42e baisse de prix depuis sa création en 2006 !

Au 1er avril, AWS a ainsi réduit de 10% le prix de son offre Iaas baptisée Elastic Compute Cloud (EC2) et de 40% celui des instances pour ses services M1, M2, C1 et CC2. Le leader mondial des services de Cloud public a aussi baissé de 51% le prix moyen de son Service de Stockage Simple (M3). Pour ne citer que ces exemples. Car la bataille porte aussi, depuis peu, sur les plateformes de développement vendues comme un service (Paas). AWS déclare pouvoir se permettre toutes ces baisses à répétition, grâce aux économies d'échelle réalisées au plan mondial (26 pays) et au haut niveau d'industrialisation de ses plateformes Cloud. Il est clair qu'il possède une nette avance dans ce domaine face à de nombreux acteurs du Cloud public, secteur qu'Amazon a défriché dès 2006.

 

Plusieurs acteurs français adaptent leurs prix et leurs offres à la nouvelle donne

Les acteurs américains ne sont donc les seuls à s'être engagés dans la voie du "low cost" et de l'achat de parts de marché. Car peu de temps après l'annonce des baisses de prix survenues Outre-Atlantique, nombre de spécialistes de l'hébergement, de l'infogérance et du Iaas ont répliqué en France. "Nos offres d'hébergement et de Iaas sont aujourd’hui 20 % moins chères en moyenne que celles d'Amazon depuis nous avons baissé nos tarifs mi-avril", explique Jules-Henri Gavetti, le PDG de l'hébergeur Ikoula. A l'instar d'Ikoula, Hisi et ASPServeur vont par exemple baisser leurs prix ou introduire des offres d'entrée de gamme dans les semaines à venir. Même Numergy n'exclut pas de baisser ses tarifs dans le Cloud public cet été, suite à l'introduction de sa nouvelle plateforme, laquelle devrait bénéficier d'un niveau d'industrialisation plus élevé.

 

Il y a quand même un point positif dans cette guerre des prix. Elle oblige les différents protagonistes à se benchmarker et à réévaluer sans cesse leurs propositions de valeur. C'est notamment l'avis d'Amaury de Baynast, le directeur Marketing & Communication de Numergy : "Ces baisses de prix nous poussent à améliorer nos points forts que sont notamment la qualité de service, la sécurité et la localisation des données, lesquelles sont hébergés en France, ce qui n'est pas le cas pour Amazon". Il n'est pas le seul à positiver face à cette guerre des prix. Jules-Henri Gavetti, le PDG de l'hébergeur Ikoula, pense que : "La baisse des prix est une bonne chose. Elle va permettre d’accélérer le passage du serveur physique vers l’instance. Cela aura pour effet d’optimiser les infrastructures des acteurs et de les rendre plus efficientes". CBP reviendra en détail sur les conséquences de cette guerre des prix dans le Cloud, pour les acteurs de la distribution IT notamment, à l'occasion d'un dossier à sortir en juin.

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