IT BtoB European Collaborative Webzine for leaders

CFI s’offre une seconde jeunesse

publié le mercredi 11/05/2016

Près de 18 mois après le rachat de l’intégrateur parisien CFI par Henri Viard et Thierry Clabault, deux anciens dirigeants de son rival Computacenter, CBP a voulu savoir si leurs projets pour relancer ce prestataire IT et l'orienter davantage vers la vente de services fonctionnaient. Leur niveau d'investissements et les chiffres d'affaires 2015-2016 montrent qu’ils sont sur la bonne voie.

 

 

Magazine CBP (www.channelbp.com) : Quels sont vos priorités pour 2016 ?

Thierry Clabault, son directeur général adjoint de l’intégrateur parisien CFI : Nos deux principales priorités pour 2016 sont d'améliorer la rentabilité de CFI et de réussir la migration de tous nos outils commerciaux (ERP). En 2015, nous avons recadré l’équipe commerciale pour l'orienter davantage vers la chasse. C’est une réussite aujourd’hui car CFI a enregistré quelques 30 nouveaux clients depuis, dans le privé notamment, clientèle qui figure dans nos nouvelles priorités d'adressage. En effet, l’activité de CFI est plus importante historiquement dans le secteur public que dans le privé.

 

L'arrivée en décembre 2014 de la nouvelle équipe de direction s'est-elle déjà traduite en 2015 par une amélioration de la rentabilité de CFI ?

Suite à l’arrivée de la nouvelle équipe de direction, représentée par Henri Viard et moi-même, nous avons enregistré une première année de croissance à deux chiffres, soit une progression comprise entre 10 et 15% en valeur. CFI prévoit de réaliser un chiffre d’affaires de l’ordre 74.5 ME en 2015, contre 66 ME en 2014.

 

Sans sacrifier pour autant la rentabilité du groupe ?

Nous n'avons pas sacrifié la rentabilité de CFI, qui est bonne, et que nous allons encore améliorer en 2016. Notre objectif de chiffre d'affaires est élevé cette année, mais nous ne ferons pas de cavalerie pour y parvenir, en signant des affaires à tous prix par exemple. En 2015, nous avons déjà évité de prendre des affaires dont les marges étaient insuffisantes ou le niveau d’expertise demandé, trop faible.

 

Quel est l'objectif de chiffre d'affaires de CFI pour 2016 ?

Nous pourrions atteindre 100 ME d’ici 3 ans, sans pour autant réaliser une course au chiffre d'affaires.

 

L'amélioration de vos offres de services figure-t-elle aussi au rang des priorités de CFI ?

Oui, car notre ratio de service par rapport à notre chiffre d'affaires était encore trop faible en 2015, de l’ordre de 7 à 8%. Nous dépasserons la barre des 10% en 2018 et nous visons les 15-20% d’ici 2022, ratio qui constitue la moyenne des intégrateurs du secteur IT.

 

Comment comptez-vous doubler votre chiffre d'affaires dans les services ?

CFI améliore les compétences de ses équipes services pour les aider à monter en gamme. Ils peuvent ainsi mieux déployer nos offres métiers et nos services d’ingénierie autour du poste de travail. Désormais, CFI proposera systématiquement à chaque client des services de type audit, conseil, puis de l’intégration, voire de l’infogérance d'infrastructures IT.

 

Le renforcement de vos équipes dans les services encourage-t-il CFI à renoncer à son savoir-faire historique dans la distribution de produits IT ?

Non, mais nous ne nous contentons plus d’être un acteur historique de la distribution de produits IT.

 

CFI continuera-t-il de concentrer ses activités sur l'Ile-de-France en 2016 ?

Pas uniquement, mais nous n’ouvrirons pas encore d’agences en région. En revanche, nous suivons les demandes exprimées par nos clients en région, et notamment sur des dossiers tels que ceux de l’Ugap.

 

CFI prévoit-il de privilégier l'adressage de certains secteurs en 2016 ?

La stratégie de CFI est de devenir un acteur reconnu de la transformation numérique au niveau des usages dans certains domaines spécifiques, dont les « smart cities », l’école numérique, la santé et la vidéo surveillance. CFI est déjà devenu un acteur majeur de l’école numérique en Ile-de-France. Pour preuve, nous avons déjà installé plus de 3000 classes interactives - avec un objectif de 5000 d’ici 2 ans -, en tableaux interactifs, vidéo projecteurs interactifs, chariots de classe mobile, tablettes et PC portables.

 

Y-a-t-il d'autres secteurs qui intéressent davantage CFI en 2016 ?

CFI se focalise aussi sur le retail et le secteur des concessionnaires automobiles. Nous proposons déjà à certains d’entre eux d’externaliser totalement ou non leurs infrastructures IT. La santé est l’un de nos autres secteurs de prédilection ; ce domaine connaît actuellement une énorme transformation au niveau de la gestion numérique de ses données. Les acteurs de la santé ont besoin de partenaires qualifiés pour les aider à gérer le déploiement des nouveaux terminaux et interfaces utilisateurs de bout en bout, tant au niveau de l’affichage que des chariots multimédia.

 

CFI investira-t-il dans les solutions et services Cloud en 2016 ?

Le Cloud n’est une priorité pour CFI que si cela en est une pour nos clients. Notre démarche est d'autant plus pragmatique que nos clients s’intéressent surtout aux Clouds hybrides. En outre, la principale préoccupation du DSI n’est pas le Cloud mais la manière de répondre le mieux possible aux attentes de ses utilisateurs, quitte à externaliser une partie de son infrastructure IT. Notre vocation n’est pas de créer un Cloud privé mais de faire appel à des spécialistes de l’hébergement et aux fournisseurs des différentes briques du Cloud. Certains contrats sont en cours de signature.

 

La nouvelle direction de CFI a-t-elle décidée de rester membre du groupement Euralliance’s ?

CFI reste dans ce groupement de grands revendeurs IT régionaux car il peut nous permettre de créer des synergies avec ses divers adhérents.

 

Avez-vous obtenu finalement votre agrément Apple début 2016 ?

Effectivement, CFI a été certifié par Apple dans le cadre du développement rapide de nos activités dans le monde de l’éducation.

 

CFI a été l'un des premiers revendeurs français en 2015 à avoir été autorisé par Microsoft à distribuer la Surface Pro, êtes-vous satisfait de cette tablette 2 en 1 ?

Oui, c'est un très beau produit. En revanche, la politique commerciale et tarifaire de Microsoft ne me paraît pas très cohérente sur la Surface. Début 2016, des clients nous ont fait remarquer que le prix de la Surface 4 Pro était moins élevé sur le site de Microsoft que sur nos cotations... En outre, certains de nos concurrents vendent la Surface Pro 20% moins chère que CFI. Or, nous sommes, de l’aveu même de Microsoft, l’un ses partenaires majeurs en France.

Aucun Vote
Réseaux sociaux :
Twitter Facebook Google LinkedIn

Autres articles sur le même sujet :

Mots clefs :