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Cefi licencie et investit davantage dans la virtualisation

publié le mardi 12/02/2013

Bénéficiant toujours d’une période d’observation de six mois depuis mi-novembre 2012, l’intégrateur aixois Cefi a été contraint de licencier 25% de ses effectifs depuis. Une réorganisation douloureuse pour Xavier Stern, président de Cefi, mais nécessaire pour repositionner son entreprise sur la virtualisation, un marché plus rentable que celui des serveurs Unix, que cet intégrateur installait depuis sa création.

 

Magazine CBP : Où en le plan de redressement judiciaire de Cefi ?

Xavier Stern, président de CEFI, un intégrateur créé en 1993 : Cefi bénéficie toujours d’une période d’observation de six mois, qui lui a été accordée par le Tribunal de Commerce d’Aix-en-Provence le 15 novembre 2012. Elle devrait se traduire par un plan de redressement avant l’été. 

 

Pourquoi avoir choisi cette procédure ?

Se placer sous la protection du Tribunal de Commerce permet de réorganiser plus vite la société. Les entreprises françaises devraient étudier plus attentivement ce type de procédure, qui présente bien des avantages. En France, le problème est que le mot « redressement » est trop souvent associé automatiquement aux termes « dépôt de bilan » et « liquidation », ce qui est une erreur. Seules les entreprises qui ne sont pas bien préparées à vivre cette situation connaissent une telle fin.

 

Cefi a-t-il bouclé sa restructuration en profondeur ?

Cefi a changé de locaux dès janvier afin d’économiser sur nos frais de fonctionnement. Nous avons également licencié environ 25% de nos effectifs (40 salariés).

 

Quel chiffre d’affaires Cefi a-t-il réalisé en 2012 ?

Cefi a enregistré 10,4 M€ de chiffre d’affaires en 2012, ce qui est mieux qu’en 2011. La stratégie que nous avons mise en place pour prendre le virage des services et de la virtualisation s’avère donc payante.

 

Pourquoi avoir réorganisé Cefi en profondeur ?

Afin d’améliorer notre image de spécialiste de la virtualisation. Nos deux dernières opérations de croissance externe (Amilife et Open ID) étaient d’ailleurs positives en termes d’acquisition de compétences techniques dans ce domaine, auprès de VMware notamment. Toutefois, celle d’OpenID, un spécialiste de la virtualisation du poste de travail, a été plus complexe à intégrer du fait de son passif financier. A l’origine, Cefi était un intégrateur de systèmes Unix et l’un des plus vieux partenaires de Sun Microsystems (Oracle) en France.

 

Votre réorganisation est-elle la conséquence de la baisse des ventes de serveurs en France ?

Effectivement, la chute des ventes de serveurs nous a obligés il y a trois ans à nous réorienter vers un nouveau métier lié à l’intégration de systèmes de virtualisation IT. Cette réorganisation nous permet de continuer à vendre des produits et services d’infrastructures IT.

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