IT BtoB European Collaborative Webzine for leaders

Broadcom n'achète finalement que le pôle Entreprise de Symantec

publié le dimanche 18/08/2019

Valorisée à 10,7 milliards de dollars, l'acquisition scinde Symantec en deux entités. Broadcom ne rachète en août que son portefeuille sécurité d'entreprise. En difficulté financière, l'éditeur américain ne conserve que ses produits de cyber sécurité grand public, dont le logiciel antivirus Norton.


Le fabricant de semi-conducteurs n'a finalement pas renoncé à racheter Symantec. Pourtant, en juillet, des rumeurs laissait penser que le fabriquant de puces et semi-conducteurs serait prêt à débourser environ 15.5 Md$ pour la totalité de Symantec.

 

3e acquisition de grande ampleur pour Broadcom

Nouvelle acquisition de grande ampleur aux Etats-Unis pour Broadcom. En juillet dernier, le fabriquant de puces et semi-conducteurs a finalisé le rachat de CA Technologies pour 18,9 milliards de dollars. En 2016, le fondeur avait déjà déboursé 5,5 milliards de dollars pour Brocade, un équipementier réseau américain.

 

Broadcom n’est pas le seul spécialiste des semi-conducteurs à investir dans la cyber sécurité. Il faut garder en mémoire les aventures d’Intel dans la cyber sécurité. En effet, le leader mondial des semi-conducteurs avait revendu en 2017 à TPG Capital, pour environ 4.2 Md$, 51% de McAfee (Intel Security), éditeur qu’il avait acheté en 2011 pour 7.68 Md$.

 

Symantec a perdu de sa splendeur...
Symantec cherchait un repreneur car sa situation n'est pas très florissante depuis plusieurs années. Cet éditeur a pris tardivement le virage du Cloud. Malgré de lourds investissements, sa nouvelle gamme de produits Cloud n’aurait pas encore recueilli les faveurs des entreprises. Et notamment pas auprès des PME, une clientèle que l’éditeur souhaite pourtant conquérir.

 

Sans surprise, Symantec a annoncé pour sa fiscale 2019 un chiffre d’affaires total de 4.7 Md$, en léger recul par rapport à celui de 2018 (4.8 Md$). En cause, les résultats insatisfaisants de son pôle Entreprise, qui représente aussi 51% de son chiffre d’affaires total.

 

L'éditeur a officialisé une restructuration qui entraînera une réduction d'environ 7 % de ses effectifs et la fermeture de certains sites. Ce plan de réorganisation lui coûtera environ 100 millions de dollars. Déjà en difficulté depuis quelques années, Symantec avait procécé dès mai 2016 au licenciement d’environ 10% de ses effectifs mondiaux, comme tous les ans depuis 3 ans environ.

 

Après avoir raté l'intégration de Veritas, qu'il a revendu à Carlyle

L'acquisition du portefeuille sécurité d'entreprise de Symantec par Broadcom résulte de plusieurs erreurs stratégiques commises par l'éditeur. Comme l'échec de son rachat fin 2004 de Veritas Software, un spécialiste du stockage, pour 13,5 milliards de dollars (Md$). Le nouveau groupe, qui s'appellait toujours Symantec, enregistrait alors un chiffre d'affaires proche de cinq milliards de dollars en 2006. Par comparaison, Symantec a généré un chiffre d’affaires total de seulement 4.7 Md$ lors de son exercice 2019...

 

Incapable de coupler efficacement son portfolio de produits de cyber sécurité avec celui dans le stockage de Veritas, Symantec l'a revendu en 2016 environ 7 Md$ au fonds d'investissements Carlyle Group.

 

Olivier Bellin

bellin@channelbp.com,

#channelbp.com, #CBPMagazine, #CBP, #GUIDECLOUD.FR,

#DATACLOUDADVISOR.COM, #Bellin, #BellinCBP

Moyenne: 5 (1 vote)
Réseaux sociaux :
Twitter Facebook Google LinkedIn

Autres articles sur le même sujet :

Mots clefs :