1st European collaborative IT BtoB webmagazine

BeIP tisse sa toile dans la convergence entre réseau, stockage et vidéo

publié le jeudi 15/12/2011

 « BeIP n’est pas à vendre, dans l’immédiat », affirme Erwan Le Guen, le PDG de ce grossiste français spécialisé dans la mobilité, le stockage mais surtout la vidéo dans l’IP. Sa croissance rapide et régulière pourrait susciter les convoitises de distributeurs IT généralistes, qui multiplient les rachats de VAD depuis deux ans. Son dirigeant utilise le million d’euros qu’il a levé cette année pour développer BeIP en France et à l’international. Récemment, il a ouvert BeIP Africa au Maghreb.

 

 

CBP (Channelbp.com) : Quel chiffre d’affaires BeIP prévoit-il de réaliser en 2011 ?

Erwan Le Guen, PDG de BeIP, un VAD spécialisé dans la mobilité, le stockage et la vidéo dans l’IP : BeIP vise les 11 M€ en 2011, six ans seulement après sa création.

 

Etes-vous impacté par la baisse ou le report des achats IT des entreprises depuis novembre ?

Je constate un ralentissement des affaires sur le 4e trimestre 2011. Cet attentiste dans les entreprises est lié aux incertitudes économiques, mais BeIP prévoit de belles perspectives pour le 1er semestre 2012. Je table encore sur une croissance à 20% s’il n’y a pas de renversement de tendance.

 

Comment BeIP finance-t-il son développement rapide ?

Courant 2011, BeIP a levé plus d’un million d’euros auprès de business angels pour financer son développement en France et à l’international. Les deux cofondateurs ont conservé 90% du capital de BeIP

 

A quoi employez-vous cette levée de fonds ?

A recruter et à mieux faire connaître la marque. Au Maghreb notamment, où nous avons déjà créé BeIP Africa avec des investisseurs locaux. Contrairement à certains autres acteurs qui s’implantent au nord de l’Afrique, notre groupe n’a pas commencé par ouvrir de filiales en Europe du Sud.

 

Pourquoi créer une filiale au Maghreb ?

Car ce marché intéresse les fournisseurs IT, même si la plupart d’entre ont des démarches plutôt opportunistes au Maghreb.

 

Votre développement au Maghreb est-il pénalisé par les événements politiques liés au Printemps Arabe ?

Pas forcément, car BeIP Africa est basé à Casablanca au Maroc.

 

Comment avez-vous organisé votre portfolio de produits IP dans le cadre de votre développement à l’international ?

BeIP a organisé ses offres autour trois écosystèmes bâtis sur l’IP : mobilité, stockage et vidéo. Nous y avons inclus des fournisseurs comme les constructeurs Mobotix, Overland, mais aussi Motorola, dont nous avons récupéré la distribution de son offre WiFi, alors que nous ne distribuions qu’HyperLan (rebaptisée Cambium récemment).

 

Vos clients sont-ils les mêmes pour ces trois univers ?

Non, nos trois écosystèmes combinent à différents degrés des spécialistes de l’IT, de la sécurité et du stockage. Par exemple, sur un marché comme la vidéo, l’IP n’est pas encore majoritaire. Idem pour la vidéo surveillance, où nous constatons également une convergence des spécialistes provenant de la vidéo et de l’IT. Par ailleurs, BeIP voit aussi des intégrateurs réseaux développer des savoir-faire dans le stockage.

 

Avez-vous référencé d’autres marques cette année ?

BeIP a investi dans Aeroscout, dont nous sommes devenus partenaire Gold, car c’est une technologie de géolocalisation mature qui se développe bien. Nous ne cherchons pas à développer à outrance le nombre de nos produits et marques à notre catalogue.

 

A l’instar de l’IP, le Wi-Fi n’est-il pas une technologie trop banalisée, où il est difficile de réaliser des marges correctes ?

Il existe encore des innovations dans le Wi-Fi, surtout suite à l’adoption par les entreprises d’un nombre croissant de terminaux mobiles communicants. Et bien intégrer la data et la voix est une problématique technologique plus complexe qu’il n’y paraît de prime abord.

 

Y-a-t-il aussi des marges intéressantes à réaliser dans la vidéo-surveillance ?

Ce marché est prometteur dans les entreprises et le secteur public, suite à la refonte des parcs qu’engendre la publication, cette année, par le Gouvernement de nouvelles normes dans la vidéo-surveillance. D’autant que BeIP ne travaille qu’avec des clients qui adressent surtout les entreprises, clientèle où la pression sur le prix des caméras en provenance d’Asie est moins forte. Nous ne nous positionnerons pas sur l’entrée de gamme et il est réducteur de ne parler que du prix des caméras, car il faut inclure leur coût de possession dans une affaire pour aider le client à mesurer son ROI.

 

BeIP est-il à vendre, sachant que de nombreux VAD ont été rachetés par des grossistes IT généralistes, qui s’intéressent de plus en plus à la vidéo ?

Je suis conscient de l’accélération de la concentration dans le secteur de la distribution de produits IT à valeur ajouté.  Je sais aussi que les grossistes IT généralistes s’intéressent de près aux technologies de la vidéo surveillance, mais BeIP n’est pas à vendre, dans l’immédiat.

 

Proposez-vous des services à vos clients ?

Effectivement, BeIP réalise 12% de son chiffre d’affaires avec des services professionnels (maquettage, etc.). Notre objectif ici est d’aider nos clients à réaliser des déploiements, car une majorité d’intégrateurs se concentre sur l’acquisition d’un nombre limité de compétences. Ils ont donc besoin de se réassurer auprès d’un spécialiste comme BeIP, surtout lorsqu’ils rencontrent des pics d’activités.

 

Vos clients connaissent-ils des problèmes d’encours ?

Nos clients ne se plaignent pas encore de problèmes d’encours ou de raréfaction du crédit. BeIP n’a pas refusé d’encours maison à ses bons clients. Au global, la situation financière des entreprises s’est assainie dans l’IT ces dernières années.

Autres articles sur le même sujet :

Mots clefs :