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Baromètre Privacy RGPD : 5 leçons à retenir pour collecter les consentements…

publié le vendredi 30/11/2018

Bannière, popin, validation au clic, au défilement d’une page… Comment les modalités de collecte des consentements influencent leur obtention ? Dans quelle mesure les différents mécanismes d’optin mis en place pour le RGPD performent-ils ?

 

Leçon #1 : Évaluez bien les avantages et risques du mode de collecte
Dans la pratique, les sites mettent en place 3 modes de collecte des consentements :
Le consentement strict : Ce mode désigne une expression directe du consentement – typiquement un clic sur un bouton « accepter ».
Le consentement soft : Ici, le consentement est enregistré quand l’utilisateur explore plus en profondeur le site, autrement dit dès qu’il visualise une deuxième page.
Le consentement super soft : Le consentement est collecté dès lors que l’utilisateur fait défiler la page sur laquelle il est arrivé. Ce mode de collecte correspond à une lecture possible du RGPD et est acceptée par les autorités de régulations en attendant les éclaircissements de la directive eprivacy.

Sans surprise, le taux de conversion du consentement strict est plus bas (28%) que celui des deux autres procédés : 69% pour le consentement « soft » et 78% pour la version « super soft ». Toutefois, la différence – finalement relative – entre ces deux derniers peut questionner l’intérêt de recourir au « super soft » et de s’inscrire dans une lecture « tolérée » du règlement.

 

Leçon #2 : Soignez la première impression – la seule qui compte
Un utilisateur visualise en moyenne 1,8 fois le message de consentement avant de prendre une décision. L’utilisateur arrête son choix dès la première visualisation de la bannière ou du popin de consentement.


Leçon #3 : Pour la bannière de consentement, pensez… grand
Si le taux d’optin moyen est de 65%, des variations existent. C’est notamment la taille du bandeau de consentement qui explique les différences observées entre desktop, mobile et tablette – une taille mécaniquement plus imposante sur les écrans des mobiles et tablettes. Globalement, et c’est l’une des surprises de ce baromètre, la discrétion ne paye pas : en lieu et place des bandeaux furtifs dont la couleur d’arrière-plan se confond avec celle du site, mieux vaut privilégier des blocs contrastés avec une taille de police qui se remarque.


Leçon #4 : Ne cachez pas votre contenu
Cette corrélation entre la surface de la bannière de consentement et le taux d’optin a bien entendu une limite : dès lors que le contenu du site n’est plus visible, autour ou derrière la bannière, les utilisateurs tendent à interrompre leur navigation au lieu de donner leur consentement.


Leçon #5 : Restez à l’écoute des pratiques de vos visiteurs et de votre univers métier
À chaque univers métier son mode de collecte des consentements. Si les acteurs de la finance et de l’énergie privilégient le consentement strict, donc une lecture rigoureuse du RGPD, les médias ou sites de voyages jouent la carte de l’optimisation, n’hésitant pas à recourir à une collecte « super soft ». Des choix qui s’expliquent par les enjeux de chacun (pour les médias, la collecte des optins conditionne en partie le revenu publicitaire) mais qui ne sont pas définitifs.

 

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