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Antemeta écrira une nouvelle page de son histoire grâce à Pure Storage

publié le mercredi 06/11/2013

Bertrand Bombes de Villiers, le directeur commercial et marketing d’Antemeta, ne tarie pas d’éloges à propos de Pure Storage, car ce spécialiste de la mémoire flash révolutionne le stockage professionnel. Et en étant le premier à déployer ses produits en France, ce VAR spécialisé dans le stockage table sur un succès encore plus grand que celui qu’il a connu, jadis, avec 3PAR.

 

 

Magazine CBP : Antemeta référence très peu de nouveaux fournisseurs IT, alors pourquoi avoir signé avec le californien Pure Storage cet été ?

Bertrand Bombes de Villiers, le directeur commercial et marketing d’Antemeta, un VAR spécialisé dans le stockage : Car Antemeta désirait travailler de longue date avec un leader du stockage en flash, marché dont nous testons les solutions depuis plusieurs années. Pure Storage est aujourd’hui l’acteur le plus avancé dans ce domaine. Contrairement à certains de ses concurrents, dont EMC, son offre intègre nativement de la déduplication, de la compression des données, ainsi que des outils de gestion de la performance. Tous les logiciels développés par Pure Storage leur ont permis de fiabiliser des disques flash grand public que nos clients peuvent utiliser pour stocker toutes leurs données. D’ailleurs, ces disques sont garantis jusqu’à 7 ans, garantie qu’aucun autre fournisseur IT ne propose sur ce marché actuellement.

 

Espérez-vous dupliquer avec Pure Storage le succès que vous aviez rencontré en étant les premiers à distribuer 3Par en France, un fournisseur spécialisé dans le stockage racheté depuis par HP ?

Il pourrait être encore plus important car leur technologie est plus innovante. Pure Storage devrait écrire une nouvelle page dans l’histoire de stockage. D’ailleurs, des anciens collaborateurs de 3Par et de Data Domains participent à cette aventure. Ils ont levé 150 M$ cet été lors d’un pré-IPO, lequel devrait se concrétiser prochainement. Or, je souligne que ce type de financement est rare pour une entreprise spécialisée dans le stockage. J’espère simplement qu’ils ne vont pas se faire racheter trop tôt…

 

Pourquoi la technologie Flash de Pure Storage est-elle vraiment plus innovante que celles de nombreuses startups, dont plusieurs ont été rachetées en 2013 par de grands acteurs de l’IT ?

La technologie Flash de Pure Storage rebat les cartes dans le monde du stockage car elle est vraiment « disruptive ». Effectivement, s’il y avait 20 à 30 starts-up dans le stockage flash il y a deux ans, il y en a beaucoup moins aujourd’hui car certaines ont été rachetées et d’autres ont disparu. Idem en ce qui concerne les grands acteurs mondiaux du stockage, qui ne sont plus que cinq ou six, dont Dell récemment.

 

Pure Storage était-il déjà présent en France, voire en Europe ?

Non. Ils sont en train de finaliser un plan de déploiement pour s’implanter en France et en Europe dès fin 2013. Pure Storage devrait voir ses ventes décoller rapidement car il facilite le déploiement d’unités de tests (POC) chez les clients, et le retour sur investissement est rapide avec leurs offres.

 

Que change l’arrivée du stockage flash pour vos clients ?

C’est une révolution dans le monde du stockage. Pour le comprendre, il faut savoir que le disque mécanique est aujourd’hui le point de contention dans les data centers. Ses limitations actuelles posent des problèmes de performances aux serveurs. Or, en n’utilisant que de la mémoire flash dans ses baies, le client n’a plus de besoin de système de tiering compliqué et il réalise des gains de place et de consommation. Le niveau de densité physique et électrique est un facteur très important dans les data centers. Enfin, j’ajoute que le flash est indispensable pour gérer l’instanténeité du traitement de la donnée requis par un niveau élevé de puissance de calcul.

 

Cela signifie-t-il que tous les data centers devront passer au flash massivement compte-tenu des volumes très importants de données à traiter rapidement ?

Je constate que tous les systèmes de stockage ont été conçus dans les années 90, voire dans les années 2000 pour les plus performants. Il est donc probable que les industriels et leurs clients devront repenser toutes leurs infrastructures IT, dont leurs baies de classe Entreprises, afin de mieux stocker leurs applications critiques de manière optimale, notamment dans la perspective du bureau virtuel (VDI).

 

Pourquoi Antemeta ne travaille-t-il pas avec EMC, le leader mondial du stockage, lequel vient d’ailleurs d’attaquer en justice Pure Storage ?

Antemeta ne souhaite pas se battre sur les prix avec les mêmes produits que la plupart de nos collègues et concurrents. Le réseau de distribution d’EMC est déjà suffisamment important et il dispose de nombreux contrats OEM. Néanmoins, même si EMC possède de bonnes technologies de stockage dans son portfolio, dont celles de Data Domain, Antemeta privilégie les accords portant sur des technologies plus exclusives.

 

Comment se porte le marché du stockage ?

Il tourne plutôt au ralenti actuellement. Ce marché connaît une croissance qui se situe entre 0 et 5 % au plan mondial, voire 2 à 3% en France. Nous sommes loin des 15-20% que nous avons connu il y a quelques années.

 

Quel chiffre d’affaires Antemeta prévoit-il de réaliser en 2013 ?

Antemeta va réaliser 41 M€ cette année. Hors acquisition, nous visons les 50 millions d’ici deux ou trois ans sur la base d’une croissance organique profitable. Notre ratio de services est aujourd’hui de 35%. Le groupe a aussi développé un vrai savoir-faire logiciel autour de l’offre de stockage de 3Par, laquelle améliore non seulement nos marges, mais la valeur ajoutée perçue par nos clients.

 

Quels seront les principaux défis d’Antemeta en 2014 ?

Notre principal challenge est de développer davantage notre offre de stockage et de back up dans le Cloud, privé notamment. Nous avons déjà signé de beaux clients, à l’instar d’Alten, qui a mis son Cloud SAP chez Antemeta. Le Cloud devrait représenter environ 10% de notre chiffre d’affaires cette année. Je précise que le groupe se positionne également davantage dans la virtualisation et les réseaux actuellement, car nous sommes avant tout un intégrateur d’infrastructures IT au sens large, et non plus uniquement un spécialiste du stockage.

 

Que pensez-vous des rapprochements entre Osiatis et Econocom, ou encore, entre Overlap et ITS Group ?

N’ayant sans doute pas assez développé de valeur ajoutée, dans les services et les logiciels notamment, ce type de sociétés s’est retrouvée en difficulté. J’ajoute que des VAR et intégrateurs IT ont aussi été victimes d’une course à la croissance externe. Certains d’entre eux  ont perdu leur culture et/ou leur savoir-faire technologique en effectuant trop d’acquisitions. Enfin, l’absence de croissance à deux chiffres, telle qu’en ont connue ces acteurs par le passé, conjuguée à la chute du marché de serveurs, a accéléré la consolidation entre prestataires IT.

 

 

Biographie de Bertrand Bombes de Villiers

 

A 42 ans, Bertrand Bombes de Villiers est directeur Commercial et Marketing de l’intégrateur Antemeta, mais aussi membre de son comité de direction.

 

Diplômé de l’ESC Tours, Bertrand Bombes de Villiers débute sa carrière chez Compaq en 1997 (qui deviendra HP par la suite), où il exerce des fonctions de chef de produit serveurs puis d’ingénieur commercial Grands Comptes, en particulier sur le secteur des Telecom, avant de prendre la Direction de la division Stockage pour HP France en 2004.

 

Il rejoint Antemeta en 2006, avec pour objectif de structurer le service commercial, de le consolider et de le préparer à sa croissance toujours constante. Au sein du comité de direction, il contribue à l’élaboration de la stratégie et définit l’offre produit et les ressources humaines nécessaires à la réalisation de ses objectifs. D’un point de vue opérationnel il gère l’ensemble des équipes commerciales et marketing d’Antemeta, ainsi que les relations avec les partenaires.

 

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