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Afdel : le nouveau mandat de Patrick Bertrand démarre sous le signe de la convergence

publié le mardi 06/07/2010

Réélu fin juin président de l’association française des éditeurs de logiciels (Afdel), Patrick Bertrand se dit favorable à la création d’un grand syndicat unifié de l’IT…, sous certaines conditions. Pour l’heure, sa priorité est de s’assurer que les éditeurs ne seront pas les premières victimes de la future réduction de la commande publique annoncée début juillet par le Gouvernement.

 

 

CBP (Channelbp.com) : Vous venez d’être réélu président de l’Afdel pour 2 ans, quels sont vos objectifs et priorités durant ce nouveau mandat ?

Patrick Bertrand, président de l’association française des éditeurs de logiciels (Afdel) : Il existe une vraie dynamique dans nos trois objectifs, dont l’un sur le plan institutionnel pour défendre les intérêts de l’industrie du logiciel auprès du gouvernement. S’y ajoutent le networking et la formation. Ma priorité est que les éditeurs trouvent davantage leur compte dans ce tryptique, qui est plutôt rare dans les structures comme les nôtres.

 

Quelles sont les conséquences pour vos adhérents d’une réduction de la commande publique annoncée début juillet par le Gouvernement ?

Cette annonce est normale car l’Etat doit agir comme un gestionnaire avisé. Mais je n’imagine pas que ces mesures se traduisent par une réduction substantielle de ses dépenses IT, du moins au niveau des logiciels. En effet, dans le cadre de sa modernisation, l’Etat continuera d’investir dans l’IT pour améliorer sa productivité. D’ailleurs, je constate une bonne compréhension des administrations sur les problématiques liées à l’utilisation du Cloud Computing.

 

Quels dossiers examinez-vous avec les Pouvoirs publics ?

L’Afdel veillera à ce que les enveloppes du Grand emprunt soient bien utilisées pour l’industrie du logiciel. Nous ne devons pas nous interdire de lancer un Small Business Act en France, sous prétexte que sa constitution pose des problèmes au niveau du libre échange à l’échelon européen et à l’OMC. Nous pouvons contourner facilement ce point de blocage en découpant les appels d’offres en lots de tailles différentes. J’espère également que l’on imposera aux maîtres d’oeuvre de ces appels d’offres de consulter tous les éditeurs capables d’y répondre, et qu’ils ne se contenteront pas de préconiser que des acteurs anglo-saxons.

 

Le nouveau président du Syntec Informatique déclare vouloir créer un grand « Syntec Numérique », en partenariat avec d’autres syndicats et associations proches de l’IT, dont l’Afdel, y-êtes vous favorable ?

Je suis favorable à dynamiser l’écosystème IT en n’oubliant pas que le logiciel est au cœur de cette dynamique. Les entreprises et organismes IT ont clairement envie de collaborer ensemble dans le cadre de la convergence numérique. C’est une bonne chose. Progressivement, les entreprises des secteurs connexes à celui de l’IT travailleront également mieux ensemble au niveau français et international. Toutefois, créer un nouvel organisme fédérant tous ces efforts n’oblige pas ses acteurs à le rebaptiser en réutilisant l’appellation Syntec. Ainsi, personne ne se posera la question de savoir qui a rejoint l’autre.

 

L’Afdel pourra-t-elle poursuivre sa mission au sein d’un organisme réunissant de nombreux autres secteurs de l’IT ?

Oui, car l’objectif de l’Afdel est avant tout industriel. Sa mission consiste à accompagner le développement de la filière édition de logiciels. Je précise que les éditeurs fondateurs de l’Afdel n’étaient pas, à l’époque de sa création, membres du Syntec Informatique. On ne peut donc pas dire que notre grande famille IT est désunie.

 

Tablez-vous sur une reprise des dépenses en logiciels et services IT dans les entreprises au second semestre 2010 ?

Chez Cegid, comme chez les adhérents de l’Afdel, je constate une assez bonne tenue des activités dans les comptes intermédiaires et les grandes entreprises, si le ROI présenté est au rendez-vous. A l’inverse, ces sociétés refusent de cautionner des projets « big bang » qui mettent par terre tous leurs systèmes d’information.

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