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2016 sera-t-elle une année aussi faste pour Hisi que 2015 ?

publié le jeudi 02/06/2016

Dès fin 2015, cet infogéreur et opérateur Cloud a investi près de 1.3 ME pour moderniser sa plateforme HPE existante, et pour s’offrir une infrastructure IBM afin de vendre aussi les offres SAP et SAP Hana, suite à l’entrée de l’infogéreur Endexar dans son capital. Il a acquis aussi Net Streams, un infogéreur et opérateur de Cloud privé qui réalise 2.8 ME. En 2016, le chiffre d’affaires de Hisi devrait bondir à 8 ME, grâce aux efforts de son réseau de partenaires notamment.

 

 

Magazine CBP (www.channelbp.com) : Pourquoi Hisi a-t-il procédé à une nouvelle acquisition en rachetant Net Streams durant l’été 2015, année où votre groupe a fêté son 6e anniversaire ?

Thierry Petit-Perrin, PDG de Hisi, un infogéreur et opérateur de Cloud parisien : Hisi a racheté Net Streams, car comme nous, ils sont des spécialistes de l’infogérance, mais aussi du Cloud privé. Cela dit, Hisi propose lui plutôt du Cloud hybride. Nous disposons désormais de la compétence nécessaire pour migrer des clients sur Microsoft Azure. Cette acquisition nous permet donc de gérer toute la chaine Cloud de bout en bout. Elle renforce aussi notre équipe projet, qui était trop petite pour gérer la montée en charge de nos projets de migration et d’intégration chez nos clients et prospects. L’équipe technique de Net Streams emploie 15 personnes des 17 salariés du groupe, lesquels sont tous certifiés sur plusieurs technologies IT majeures.

 

Le chiffre d’affaires Hisi va donc exploser en 2016, non ?

Effectivement, Hisi prévoit de réaliser environ 8 ME en 2016, sans croissance externe, car Oxinium connaît une belle progression depuis son rachat par Hisi. En 2015, notre groupe avait généré environ 7.4 ME suite aux acquisitions consolidées d’Oxinium et de Net Streams (2.8 ME). Hors acquisition, Hisi réalisait 3.5 ME en 2015 et 2.9 ME en 2014.

 

Avez-vous dû repousser les murs pour accueillir cette vingtaine de personnes supplémentaires ?

Presque, car Hisi compte 62 personnes depuis novembre suite à l’arrivée des équipes de Net Streams. Nous les avons donc regroupés dans de nouveaux locaux de 800 m² à Clichy, dont 400m² sont consacrés à notre seule l’équipe technique, laquelle se compose désormais de 40 salariés. Hisi accueille aussi son partenaire Endexar, un spécialiste SAP qui est un client depuis 4 ans et à qui Hisi a ouvert son capital à hauteur de 10%.

 

Endexar pourra-t-il monter dans le capital de Hisi ?

Endexar dispose de la possibilité de monter à 20% du capital de Hisi dès 2016 si nos objectifs mutuels sont atteints. Toutefois, ils ne pourront pas trop augmenter leur participation car Hisi ne veut pas être trop teinté SAP. En effet, nous proposons de l’hébergement et des services Cloud avec d’autres éditeurs d’ERP et de CRM. L’hébergement d’applications critiques est bel et bien notre fonds de commerce.

 

Donc, Hisi propose désormais les services Cloud de SAP ?

Hisi a annoncé en octobre 2015 une offre de Cloud hébergée en multi site pour nos offres SAP et SAP Hana à l’occasion de la convention USF à Lyon, avec le concours d’Endexar, qui a certifié 15 salariés sur Hana.

 

Hisi disposait-il des infrastructures Cloud nécessaire pour héberger cette nouvelle offre Cloud ?

Pas exactement, raison pour laquelle Hisi et ses partenaires ont investi près d’un demi-million d’euros, avec notre partenaire Endexar, dans une infrastructure HP 3Par en parallèle, afin de gérer nos machines virtuelles SAP Hana dans un environnement dédié. En outre, notre plateforme EMC n’était pas estampillée SAP.

 

Donc, Hisi ne mélange pas ces deux environnements IT et Cloud ?

Effectivement, Hisi ne mélange ces deux infrastructures haut de gamme, qui sont toutefois répliquées en temps réel. Je précise que nous avons aussi investi fin 2015 sur une offre Cloud sur AS400 à base d’infrastructures IBM Power 8. Cette offre Hisi Power est opérationnelle depuis mai 2016.

 

Quel est le montant de cet investissement ?

Au total, Hisi a investi en 2015 près de 1.3 ME d’euros pour moderniser nos deux plateformes Cloud. Nous avons également investi de manière conséquente dès fin 2015 pour décrocher cette année la certification ISO 27001 et l’agrément hébergeur de santé (HADS). Nous réfléchissons à la possibilité d’étendre dès 2016 nos offres d’hébergement à l’étranger afin d’accompagner l’internationalisation de nos clients.

 

Ces investissements importants permettront-ils à Hisi de lancer de nouvelles offres en 2016 ?

Hisi lance en 2016 de nouvelles offres de sécurité (solutions anti-DDos, etc.) pour enrichir nos offres d’infogérance en 24/7.

 

Prévoyez-vous de réaliser de nouvelles acquisitions en 2016 ?

2016 est une année de consolidation, mais nous comme nous sommes en phase avec nos objectifs, et que nos clients répondent bien à nos nouvelles offres, nous cherchons des cibles en région autour de 5 ME dans le secteur de l’infogérance. Je précise que nous ne cherchons pas d’entreprise à redresser, sauf à s’adosser à un acteur spécialisé dans ce secteur car nous ne disposons pas de ce savoir-faire.

 

Pensez-vous accroître votre réseau indirect, en région notamment, afin de diffuser vos nouvelles offres ?

Effectivement, Hisi vise en priorité des villes comme Lyon, Nantes et Lille. Au moins 80% de notre chiffre d’affaires est réalisé en indirect via un réseau de partenaires tels qu’E-Deal, Endexar, Neocles, Umanis, etc. Nous travaillons avec eux en marque blanche au niveau de l’hébergement et de l’infogérance pour bien les valoriser. Hisi rémunère très bien ces apporteurs d’affaires. Nous sommes ouverts à la signature d’autres partenariats avec des hébergeurs et intégrateurs IT en région.

 

Le Cloud rebat-il les cartes dans le secteur de l’infogérance IT ?

Le Cloud a changé la donne et le mode d’achat de l’IT par les clients. Selon moi, les spécialistes de l’infogérance ne doivent pas trop s’éloigner de leurs métiers d’origine, notamment parce qu’ils font le grand écart face à des géants du Cloud public comme Amazon ou Microsoft. Les grands intégrateurs qui vendaient aussi du matériel IT sont confrontés au fait que les clients ne renouvellent pas toujours leurs infrastructures car certains passent au Cloud, hybride ou privé. Chez Hisi, nous proposons donc aux clients de gérer leurs serveurs.

 

Que pensez-vous du naufrage en 2015 des deux opérateurs français de « Cloud souverain » ?

Le gaspillage d’argent sur Numergy et Cloudwatt m’écœure. Dommage que l’Etat n’ait pas donné davantage de crédits à des PME françaises innovantes dans le Cloud, au lieu de l’investir dans deux structures Cloud franco-françaises et concurrentes.

 

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