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2 membres de Résadia relancent Synerway

publié le mercredi 17/07/2013

 Yann Rolland récidive. Après avoir repris Computerland il y a 14 mois, le patron du VAR RCB Informatique s’associe avec Noël Minard, président d’A2COM, pour reprendre à la barre Synerway, un éditeur parisien spécialisé dans la sauvegarde et la restauration des données. Ces deux membres du groupement Résadia prévoit de développer le réseau indirect de Synerway. Une fois n’est pas coutume, ce sont des VAR qui reprennent un éditeur.

 

 

Magazine CBP : Comment vous est venue l’idée à Noël Minard et à vous-même de racheter Synerway cet été ?

Yann Rolland, président de RCB Informatique et de Computerland, un VAR qu’il a repris mi-2012. Il est également directeur général de Synerway depuis juillet : Noël Minard, en sa qualité de président d’A2COM, travaillait de longue date avec Synerway, dont il est aujourd’hui l’un des principaux partenaires en France. De plus, nous nous connaissons bien car nos deux entreprises sont membres du comité de direction du groupement de revendeurs Resadia. Nous étions d’accord sur le fait que le rachat de Synerway était une occasion qu’il ne fallait pas laisser passer.

 

Quel montage avez-vous mis en place pour racheter Synerway ?

Nos deux holdings, celle de Noël Minard, A2Com, et la mienne, Lelites Participations, détiennent désormais chacune 50% du capital de Synerway, société qui était en redressement judiciaire. Nous n’excluons pas d’ouvrir son capital à des tiers dans le futur. Je précise que nous reprenons les trois quarts des effectifs de cet éditeur. Noël Minard assure la présidence de Synerway, et moi, sa direction générale.

 

Comment Synerway, un acteur important de la sauvegarde des données, secteur en pleine croissance, a-t-il pu se retrouver si rapidement en redressement judiciaire ?

Cet acteur de référence dans la sauvegarde et la restauration des données s’est surtout focalisé sur ses gros marchés depuis 10 ans. Et pour cause, ses appliances sont en services chez de nombreux grands comptes (Carrefour, Intermarché, FNAC, Ministère des Finances, des CPAM, Caisse d’Epargne, Vinci, des collectivités et des PME-PMI, etc.). Malheureusement, Synerway ne possédait pas le fond de roulement nécessaire pour gérer une croissance aussi soutenue en période plus calme. Ce n’est d’ailleurs pas le seul acteur de la sauvegarde à avoir connu des déboires de ce genre en France… Enfin, Synerway n’a pris assez rapidement le virage du Cloud et de l’indirect à mon avis.

 

Quel est le poids du direct chez Synerway ?

La part du direct est importante, de l’ordre d’au moins 50%, car Synerway a signé de très grosses affaires ces trois dernières années avec quelques grands comptes multisites.

 

Prévoyez-vous d’augmenter rapidement la part de l’indirect dans le chiffre d’affaires de Synerway ?

Nous investirons un million d’euros dans Synerway, notamment pour développer son canal de vente indirecte. Notre objectif à moyen terme est de porter la part de l’indirect à environ 80% de son chiffre d’affaires. Un objectif atteignable grâce à la sortie en début d’année de la Baby Appliance, un produit qui intéresse les revendeurs adressant les PME, car il les aide à générer des services managés récurrents, que Synerway peut administrer pour eux s’ils le souhaitent. La demande est forte chez les clients pour la mise en place de Plans de Reprise d’Activité (PRA) et de Continuité d’Activité (PCA).

 

Comment doperez-vous la part de l’indirect dans votre chiffre d’affaires ?

Notre objectif est de porter le réseau indirect de Synerway de 30 à environ 200 VAR et revendeurs actifs d’ici fin 2014. C’est un objectif ambitieux, mais raisonnable dans le même temps, car nous étendrons ses activités en Angleterre et en Allemagne.

 

Prévoyez-vous de mener d’autres actions en faveur de votre canal indirect dès fin 2013 ?

Oui. Synerway sortira à la rentrée un Guide des Services qui va permettre à ses partenaires de vendre des services additionnels autour de l’applicance physique et des services de PRA de Synerway. Grâce à cette offre clé-en-main, ils pourront vendre davantage de services managés (vérification des sauvegardes, etc.) et générer ainsi des revenus récurrents. Synerway proposait déjà ce type de services aux grands comptes

 

En rachetant Synerway, ne concurrencez-vous pas directement d’autres associés du groupement Resadia opérant sur le marché de la sauvegarde ?

Non. Cela serait se tirer une balle dans le pied que de les concurrencer. De toute façon, aucun associé de Resadia ne possède d’activité logicielle similaire dans ce domaine. Nous leur proposons même, dès maintenant, de revendre l’offre de sauvegarde de Synerway.

 

Comment RCB Informatique a-t-il financé ses deux dernières acquisitions ?

Sur fonds propres. RCB Informatique a racheté Computerland  il y a 14 mois, société qui a repris en février 2013 Equipe Ingefi, une société de financement que nous avons intégrée entre-temps.

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